L. JUilii
Dans
les espèces ascendantes.
Chez les Loris (Jiradylcmur).
12 PRIMATÈS ; LEMUR.
Les quatre autres doigts sont assez bien comme chez les Sajous , surtout pour les métacarpiens qui les soutiennent , aussi bien pour la longueur que pour la grosseur proportionnelles ; mais il n’en est pas tout à fait de même pour les phalanges : c’est , encore plus qu’à la main, le quatrième doigt, qui est le plus long en totalité et dans chacune de ses parties; mais en outre les trois phalanges onguéales externes sont peu dilatées à l’extrémité, et celle de l’indicateur est même presque aiguë.
Tout ce que j’ai vu du squelette des autres espèces de véritables Makis, tels que les définissent les zoologistes modernes, ne m’a offert, ostéographiquement parlant , que des différences assez peu importantes ; aussi sont-elles difficilement saisissables autrement que par l’iconographie.
Je trouve cependant digne detre noté que le Maki nain a une vertèbre lombaire de plus , sept au lieu de six , ce qui est peu important ; mais ce qui l’est davantage, c’est que le tarse est plus élevé que dans les autres espèces , par plus de longueur du calcanéum et du scaphoïde , qui ressemble à une petite vertèbre caudale. Le cuboïde est également notablement plus allongé , en sorte que cette espèce doit commencer les Makis, et être ainsi immédiatement en contact avec les Galagos, qui ont, en effet, comme elle et le Tarsier, trois paires de mamelles.
On peut en dire à peu près autant du Maki de Milius ; en effet , il a également sept vertèbres lombaires croissant de la première à la dernière , et les os du tarse sont aussi plus longs que chez les autres Makis ; mais ici, c’est l’astragale et non le scaphoïde seul qui suit l’allongement assez prononcé du calcanéum , ce qui donne à chaque os du tarse de ce petit animal quelque chose d’assez particulier.
En remontant du Maki proprement dit considéré comme point de départ jusqu’au petit groupe des Tarsiers, caractérisé ostéographiquement par la longueur du tarse, et en continuant par la petite division des Galagos, qui n’en diffèrent que par d’assez faibles caractères, nous trouvons d’abord les Loris, par lesquels nous croyons devoir commencer. Ces Lemurs ont tous les caractères ostéologiques du Maki, que nous
avons pris pour type, avec la différence principale que leur queue est fort courte, et que le museau est bien moins long.
La colonne vertébrale est en général moins allongée et plus brièvement ou subitement tronquée en avant aussi bien qu’en arrière.
La tête est en effet bien plus courte, aussi bien dans sa partie vertébrale que dans ses appendices , en sorte que le bord antérieur du canal auditif externe est à peu près au tiers de la longueur totale de la tête , tandis qu’il est au quart dans le Maki Vari. Le crâne est en outre plus large en arrière par la grandeur du mastoïdien et plus de développement de la crête occipitale ; le front est encore plus caché par l’élévation des crêtes orbitaires, et il y a presque une crête sagittale, tant les fosses temporales sont rapprochées. Enfin le sphénoïde antérieur et le vomer, étant encore plus carénés en dessous , se joignent aux palatins , de manière à partager en deux trous distincts la partie postérieure des fosses nasales. Du reste , les différences sont trop faibles pour être indiquées autrement que par l’iconographie.
11 en est à peu près de même pour les appendices , sauf la longueur, qui les rend bien moins grêles ; le trou malaire du zygomatique est beaucoup plus petit, au contraire de l’arcade, qui est fort large ; le trou sousorbitaire est aussi plus grand. Quant à l’appendice inférieur, je me bornerai à noter que le mastoïdien est bien plus grand que dans le Vari , et au contraire la caisse beaucoup moins , qu’il n’y a pas de trou veineux en arrière de 1 apophyse condyloïdienne ; enfin que la mandibule par sa forme rappelle beaucoup mieux celle des derniers Sapajous , non-seulement à cause de la brièveté de sa branche horizontale , mais aussi par la forme de son angle arrondi , mince et recourbé en dedans.
Les autres parties de la colonne vertébrale rappellent aussi davantage les Singes en général, et surtout les Singes sans queue, parce que les sept vertèbres cervicales sont bien plus larges, moins longues, et constituent un col très-court ; les apophyses épineuses et les transverses sont toutes bien plus développées ; celles-ci presque égales , très - imbriquées , la sixième sans lobe inférieur; l’épineuse de l’axis est un peu en toit élargie