‹ Osteographie, ou, Description iconographique comparee du squelette et du systeme dentaire des mammiferes recents et fossiles pour servir de base a la zoologie et a la geologie (volume 2)Chapitre 68 sur 130 · L. Tardigra · texte numérisé non relu

L. Tardigra

Tête.

En général.

En particulier.

Crâne.

Ses Appendices :

supérieur.

inférieur.

Mandibule.

Vertèbres en général.

Cervicale , 7.

et bifurquée en arrière ; celle des trois intermédiaires est subégale et plus petite qu’aux sixième et septième , où elle est presque égale et aussi élevée au moins que la plus haute dorsale.

Dorsales, io. Le dos est assez long et composé de seize vertèbres , presque égales et presque semblables, ayant toutes leur apophyse épineuse dirigée en arrière ; seulement celle des trois dernières est un peu plus large et plus courte.

Lombaires, s. Les lombes sont aussi fort longues , formées de huit vertèbres subégales ou croissant fort lentement de la première à la dernière , qui se soude même quelquefois avec le sacrum. Toutes ces vertèbres ont cela de remarquable, d’abord que leurs apophyses transverses sont extrêmement courtes et même presque nulles aux premières ; que les apophyses articulaires postérieures n’ont pas d’apophyses styloïdes , et enfin que l’apophyse épineuse, croissant un peu de la première à la dernière, est toujours inclinée en arrière comme chez les Gibbons.

Sacrées, 3. Le sacrum est encore assez particulier dans ce genre d’animaux ; il est fort étroit et très-long, caréné dans son milieu ; il comprend en effet, outre les trois vertèbres ordinaires et sans distinction , les trois coccygiennes antérieures , de manière à le faire un peu ressembler à celui des oiseaux , d’autant plus que la dernière lombaire semble aussi en faire partie. Une seule de ces vertèbres est cependant articulaire avec l’iléon.

coccygiennes Quant aux vertèbres coccygiennes, au nombre de sept à huit, elles 7a8' constituent un coccyx triangulaire assez pointu, un peu déprimé, sont sans arc supérieur ni inférieur, et les premières seules ont des apophyses transv erses sensibles.

sternèbres . La série de pièces sternales offre aussi d’assez importantes différences.

Hyoïde. L’hyoïde a son corps évidemment plus large et plus plat , et ses cornes antérieures n’ont que deux articles.

sternum, h. Le sternum est composé de onze sternèbres; toutes, sauf les terminales , courtes , un peu comprimées et presque égales ; le manubrium est lui - même assez court , et le xiphoïde au contraire médiocrement allongé.

Les côtes, au nombre de seize, dont onze sternales et cinq asternales , sont toutes assez fortes , assez épaisses , surtout la première , et sauf la dernière, qui est subitement grêle , et elles n’ont presque qu’une seule courbure dans un plan vertical.

Les appendices sternaux sont cartilagineux et forts, quoique assez comprimés : ils croissent en longueur d’une manière assez régulière du premier au dernier.

Les membres des Loris, comparés à ceux des Makis, offrent beaucoup moins de différence que la tête et le tronc : il y a pourtant plus d'égalité entre les deux paires.

Aux antérieurs, la clavicule est cependant proportionnellement plus longue , puisqu’elle égale presque la moitié de la longueur de l’humérus : l’omoplate, plus large, ressemble en cela davantage à celle des Ouistitis et en outre le tubercule de la racine de l’apophyse coracoïde est plus prononcé. L’humérus, égalant les douze premières vertèbres dorsales, est toujours percé d’un trou oblique au côté interne; les deux os de l’avantbras , égalant l’humérus en longueur, sont seulement un peu plus grêles. Le carpe n’a pas le semi-lunaire plus grand que chez le Vari ; mais l’intermédiaire est certainement plus considérable, se joignant carrément au scaphoïde et touchant aussi le semi-lunaire ; le pisiforme est très-petit ; le trapèze de la seconde rangée est assez scaphoïdien , et l’unciforme a son apophyse peu marquée. Quant aux doigts, la proportion relative est toute différente de ce qui a lieu chez le Vari. En effet, les métacarpiens sont encore plus courts, le quatrième un peu plus long que le médian, et le second égalant à peine le premier. Les phalanges conservent assez bien cette proportion , celles de l’indicateur étant à peine aussi longues que celles du pouce, qui sont toujours plus larges, et celles de l’annulaire étant les plus grandes de toutes; mais à tous les doigts, les phalanges onguéales sont remarquables par leur brièveté.

Les membres postérieurs sont encore moins dissemblables que les antérieurs. L’os des iles est très-étroit et presque cylindrique en arrière de son épatement antérieur, articulé avec le sacrum; le pubis est large,

Côtes, 16, dont 11 sternales et S asternales.

Cartilages.

Membres

antérieurs.

Clavicule-

Omoplate.

Humérus.

Carpe.

Os

intermédiaire.

Doigts.

Os

Métacarpiens.

Phalanges.

Onguéales.

postérieurs. Os des iles.

Pubis.

Iskion.

Fémur.

Tibia et Péroné.

Os du Pied.

Page 1