‹ Osteographie, ou, Description iconographique comparee du squelette et du systeme dentaire des mammiferes recents et fossiles pour servir de base a la zoologie et a la geologie (volume 2)Chapitre 90 sur 130 · DE DOS DU COEUR · texte numérisé non relu

DE DOS DU COEUR

Dan»

les Roussette*

Dans les Sténodermes.

Les

l’hyllostomes

Les

Rhinolophes.

R. Ferrand eginosus.

R. bifer.

Dans les Vespertilions.

Les Nodules.

Les Molosse*.

Les Taphiens.

Je ne pense pas que cet os existe dans aucun animal de la famille des Chauves-Souris; mais je ne puis l’affirmer de visu, n’ayant jamais examiné le cœur d’aucune espèce de ce groupe sous ce rapport.

En générai. Le système dentaire des Chauves-Souris est presque toujours normal, c’est-à-dire formé des quatre sortes de dents : d’incisives, de canines, d’avant-molaires et de molaires comprenant la principale, aussi distinctes par leur forme que par leur position relative ; en sorte que leur signification n’olfre jamais de difficultés un peu sérieuses.

Leur nombre est même assez constant pour chaque sorte , et ce nombre finit par se rapprocher beaucoup de ce qu’il est chez les Carnassiers proprement dits.

Pour en donner une idée complète , nous allons , suivant notre plan , l’étudier d’abord dans l’espèce que nous avons prise pour mesure dans la description des os; après quoi nous établirons la comparaison avec les espèces ascendantes, puis avec les espèces descendantes, celles qui nous semblent devoir terminer la série.

En particulier. Chez le Vampire , le système dentaire est parfaitement complet et Dans normal ; c’est-à-dire que les deux mâchoires sont pourvues de cinq sor-

ie vampire j dents, incisives, canines, avant-molaires, principale et arrière-

( V . spectrum, 7 7 1

c)- molaires en séries continues, même à la mâchoire supérieure, celles

Disposition, d’en bas croisant celles d’en haut de manière à ce que les inférieures se placent en avant de leurs correspondantes supérieures ; et dans cette espèce, cette disposition est si complète pour les canines et les incisives, que celles-là dépassent même les incisives d’en haut; ce qui fait que celles d’en bas portent complètement à vide , et que les avant-molaires des deux mâchoires ne se touchent pas , les postérieures seules s’engrenant comme à l’ordinaire par les pointes et les fossettes de leur couronne.

incisives. Les incisives sont au nombre de deux paires en haut comme en bas ;

les unes et les autres en ligne droite terminale, et comme entassées entre les canines.

supérieures. Des supérieures , la première, beaucoup plus forte que la seconde, est

DENTS

un peu en palette épaisse , à tranchant bilobé , le lobe interne aigu , bien plus prononcé que l’externe. La seconde paire, bien plus petite, gemmiforme, finit, dans l’animal adulte, par être tout à fait remontée entre la base de la première et celle de la canine.

Les incisives inférieures beaucoup plus petites que les supérieures , inférieures, sont subégales, en palette épaissie et coupées carrément par l’usure. La première est un peu plus forte et surtout bien plus rentrée que la seconde, par suite du développement de la base des deux canines qui diminue leur intervalle.

Les canines , aussi bien en haut qu’en bas , sont remarquables par leur canines, grande force, leur forme conique et leur direction tout à fait verticale; les inférieures croisant les supérieures sans se loger entre celles-ci et la seconde molaire , comme il a été dit plus haut , il en résulte une sorte d’usure à leur face interne , plus profonde cependant à l’inférieure qu’à la supérieure.

Les molaires, en général, ne sont qu’au nombre de cinq en haut et Molaires, de six en bas, savoir : deux avant-molaires, une principale et deux ar- ë rière-molaires en haut ; et trois avant-molaires , une principale et deux arrière-molaires en bas.

La première avant-molaire supérieure est assez forte, épaisse, pourvue supérieure d’une pointe très-courte , subtranchante , et d’un talon postérieur assez marqué.

La seconde , séparée de la précédente par un petit intervalle, et beau- seconde, coup plus forte quelle , présente à la couronne , de forme triquètre , une pointe longue , médiane , aiguë , avec un talon antérieur et un postérieur un peu plus large et plus interne.

La principale , fort grande , à couronne subcarrée , un peu oblique , Principale, avec le côté externe fortement incliné et à deux pointes , présente dans sa partie antérieure un groupe de trois pointes séparées par une fossette, l’interne beaucoup plus petite que les deux externes, et dans l’autre partie un large talon excavé.

G. Vespertilio. 3

34 CHÉIROPTÈRES; VESPERTIHO.

Arrière- La première arrière-molaire a tout à fait la même forme, seulement

Molaire pre- ,

mière elle est un peu plus étroite.

seconde. Enfin la seconde et dernière arrière - molaire est en forme de lame transverse et pourvue de trois pointes dans le même sens, l’interne produisant une sorte de talon.

inférieure A la mâchoire inférieure , la première avant-molaire ressemble beau- AV première. couP à sa correspondante d’en haut, seconde. La seconde est assez bien dans le même cas, mais elle est beaucoup plus petite.

Troisième. La troisième est plus forte , mais moins que la seconde d’en haut; elle montre une pointe mousse subantérieure et une sorte de talon en arrière, principale. La principale n’est pas tout à fait aussi grande que la première arrièremolaire , et la couronne formée de deux tranchants en W couchés en travers, le sommet en dehors, et réunis par l’extrémité dun de leurs bras , de manière à produire deux pointes en dehors et trois en dedans. Arrière- La première arrière-molaire est un peu plus forte et surtout plus première épaisse que la principale , et alors ses trois pointes antérieures sont

plus prononcées.

seconde. Enfin la seconde et dernière , bien plus petite , a aussi trois pointes antérieures, mais le talon n’en a qu’une sans excavation.

Différences En remontant la série des Chauves-Souris, et meme avant d arriver P" rr aux Roussettes, animaux complètement frugivores, on doit remarquer thyli.ostomks. quelques espèces de la même division des Phyllostomes , qui diffèrent du type par quelques particularités ; ce sont les Madalœus et Arhbœus de Leach. Je les regarde comme du même genre que le Stenoderma rufum (E. Geoff.), malgré le nombre des molaires. gi.ossophagks, Chez les Glossophages , au contraire , le nombre de ces mêmes dents « molaires est augmenté , puisqu’il est de six en haut comme en bas. On en compte même quelquefois sept en haut , mais je pense que la première est alors une dent conservée de la première dentition.

Quoi qu’il en soit , toutes les parties du système dentaire offrent quelques particularités différentielles.

DENTS

Les incisives, toujours au nombre de deux en haut comme en bas, sont très - petites , la paire externe plus grande que l’interne, mais supérieurement, et toutes les deux subégales et à peine sorties inférieurement.

Les canines triquètres, comprimées en couteau, fort aiguës, surtout les supérieures , croisent les inférieures en se plaçant dans une lacune antérieure à celles-là.

Les avant-molaires sont encore plus différentes, surtout à la mâchoire supérieure ou sur un individu qui en montre quatre; la première est en crochet collée contre la canine; la seconde encore fort petite, mais comprimée et triangulaire ; la troisième , plus grande , mais de même forme, a deux racines; et la quatrième, encore plus aiguë, est armée d’une pointe médiane et d’une petite basilaire en avant comme en arrière de celle-ci.

La principale et les deux arrière - molaires, subsemblables de grandeur et de forme , ont le bord externe bien moins oblique que dans le Vampire, plus tranchant, à pointes plus aiguës, et par suite le talon plus large.

A la mâchoire inférieure, les trois avant- molaires sont aussi espacées, distantes, mais presque égales; seulement l’antérieure n’a qu’une pointe basilaire en arrière de la principale , tandis que les deux autres en ont une en avant et en arrière.

Quant aux trois molaires vraies, elles sont aussi subégales, plus basses, plus comprimées , et leurs pointes plus en dents de scie.

Au-dessus des Glossophages, il faut placer les Sténodermes, qui offrent la particularité commune d’avoir la dernière molaire ronde et tuberculeuse, et dont le nombre total des molaires n’est au plus que de cinq, aussi bien en haut qu’en bas. Chez eux la principale est évidemment toujours la plus forte; mais encore trouve-t-on quelques différences dans chaque espèce.

Dans le V Cavernarum, chez lequel les canines sont courtes, comprimées, les supérieures mêmes pourvues d’un lobe basilaire bien distinct,

Incisives.

Canines.

Avant-

Molaires.

Première.

Seconde.

Troisième.

Principale et Arrière- Molaire.

Avant-

Molaires.

Arrière - Molaires.

Dans les Sténodermes.

St- des Cavernes.

SI de

la Jamaïque.

Dans les Roussettes.

R. à crinière.

Nombre total ,

Incisives,

Molaires ,

Avant -Molaire première.

Seconde.

l’arrière-molaire postérieure est encore assez épaisse; et en outre, la première avant-molaire est hors de rang en dehors.

Mais dans le Sténoderme de la Jamaïque , où c’est toujours le même nombre de dents, des deux dernières avant - molaires supérieures, qui ont la même forme que la canine , la postérieure est presque aussi haute quelle. Par contre, la dernière arrière-molaire est tout à fait ronde et presque gemmiforme, tant elle est petite; ce qui a également lieu à la mâchoire inférieure.

En remontant encore davantage, on arrive à la division des Roussettes ou des grandes Chauves-Souris frugivores, chez lesquelles, par conséquent, le système dentaire dilfère beaucoup , surtout dans la forme des molaires. On y remarque, en outre, quelques différences dans le nombre des incisives et même dans celui des molaires les moins importantes ; ce qui nécessite la description absolue du système dentaire de la Roussette à crinière , P. jubatus.

Dans cette espèce, le nombre total des dents est , de chaque côté , de huit en haut et de neuf en bas, savoir : deux incisives et une canine en haut comme en bas; deux avant-molaires en haut et trois en bas ; une principale et deux arrière-molaires à chaque mâchoire.

Les incisives — sont terminales; les supérieures en cercle, les inférieures en ligne droite; celles-là subégales, épaisses, en crochet obtus, celles-ci tronquées.

Les canines 7, bien moins fortes proportionnellement que dans le Vampire , bien plus en crochet obtus , s’usent peu par le frottement de l’une contre l’autre; ce qui n’empêche pas que même l’inférieure et la supérieure n’olfrent souvent trois cannelures prononcées, ce qui les rend comme tétragonales.

Les molaires £ sont assez distantes pour s’engrener presque les unes entre les autres.

A la mâchoire supérieure, la première fausse molaire est excessivement petite, cylindrique et caduque, collée contre la canine. La seconde, beaucoup plus grande que celle-ci, et même plus haute que les autres,

DENTS

est formée, à sa partie antérieure, de trois tubercules, deux internes extrêmement petits, surtout l’antérieur, et un externe fort long en crochet triquètre et subcaniniforme , et à la postérieure d’un talon peu marqué.

La principale a la même forme , mais les deux tubercules internes de la partie antérieure sont plus marqués; l’externe moins long et le talon un peu plus large.

La première arrière-molaire a aussi la même forme ; mais les trois tubercules antérieurs sont moins prononcés et le talon est plus large.

Enfin, la dernière, beaucoup plus petite, est devenue presque ronde, tant la partie antérieure est presque effacée, et le talon est proportionnellement plus grand.

A la mâchoire inférieure :

La première avant-molaire est fort basse , petite et ronde à la couronne. La seconde , la plus élevée de toutes dans sa partie antérieure , est bilobée inégalement dans la longueur de la couronne avec un assez petit talon postérieur.

La principale a la même forme ; seulement la partie antérieure est moins soulevée et plus également bilobée par la gouttière longitudinale.

La première arrière-molaire a aussi la même forme , mais encore moins soulevée dans la partie antérieure , ce qui est encore plus marqué dans la seconde, ou pénultième, devenant aisément ovale par un peu d’usure. Enfin, la troisième, de beaucoup plus petite, a sa couronne entièrement ronde et légèrement excavée , en sorte quelle ressemble beaucoup à la première avant-molaire.

Les différences que présente le système dentaire des Roussettes ne sont pas considérables, quoique fort sensibles dans les bonnes espèces, et ne portent même que sur le nombre, soit des incisives, soit des molaires; et ces différences ne sont pas toujours en rapport avec quelques particularités extérieures.

La Roussette céphalote est celle où il en manque le plus en totalité, puisqu’en effet elle n’a pas d’incisives à la mâchoire inférieure, n’en a

Principale.

Arrière-

Molaire

première.

Seconde.

Inférieurement.

Avant-Molaire

première.

Seconde.

Principale.

Arrière-

Molaire

première.

Seconde.

Troisième.

Différences

chez

les Roussettes.

R. CÉPHALOTE.

CHÉIROPTÈRES: FESPERTILIO.

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