CARNASSIERS; G. MU ST EL A , L
ou comme le type d’un genre distinct, par Ray, en 1693, ou comme une espèce du genre Mustela , ainsi que Linné l’a fait dans les dernières éditions du S. N. Seulement sa place a varié quand on l’a considérée comme genre distinct , suivant le système mammologique adopté.
Quoi qu’il en soit, le nombre des espèces s’est successivement accru, d’abord de la grande Loutre si commune au Brésil , par Ray , puis de l’espèce marine dont nous devons la connaissance à Steller; après lesquelles sont venues les L. de l’Amérique méridionale ou septentrionale, savoir : les Z. lataxina , Canadensis , insularis , enudris (Fréd. Cuvier, i82 3 ), auxquelles on a ajouté depuis les Z. Californiœ (Gray, 1827), Z. Chilensis ( Bennett , i 832 ), Z. Paroensis (Rangger, i 832 ),Z. Sanbacchii , de M. Gray, 1 83 8 , puis celles de l’Inde insulaire ou continentale, savoir : les L. Barang et Leptonyx de Rallies, L. nair de Fréd. Cuvier, et depuis les Z. indien , chinensis ( Cray , 1837, et enfin les deux seules qui soient connues en Afrique, Z. inermis (Fréd. Cuvier, i823), Z. Poënsis ( Water-House, 183g), de Fernando Po.
M. Ogilby paraît même en avoir trouvé une espèce nouvelle en Irlande, Z. Roënsis , en i 832 .
Cet accroissement successif des espèces plus ou moins distinctes de Loutres a été nécessairement suivi de quelques essais de leur distribution en genres d’après la considération de certains caractères plus ou moins importants; ainsi, la Z. Marina a été considérée comme genre par MM. Oken , Fleming et Goger, sous les noms de P usa , d 'Enhydîis et de Latax , d’après la considération du nombre des incisives qui n’est que de
La Z. inunguis , par M. Lesson, en 1827, sous celui d ' Aonyx, à cause de la petitesse presque rudimentaire des ongles aux pieds de devant.
La Z. Sandbachii, par M. Gray, sous la dénomination de Pteronurus , à cause de la forme de la queue.
Toutes les autres ont été conservées sous le nom de Luira , sans qu’on ait cherché à leur donner un ordre véritablement systématique , ce qui était cependant facile par la considération de la dernière molaire, dont
HISTOIRE ZOOCLASSIQUE, 25
la grosseur s’accroît d’une manière graduelle, de la longueur proportionnelle du museau comparée à celle du crâne, et enfin, comme la fait M. E. Gray, de la nudité plus ou moins étendue du tarse.
Art. 5. — Des Carnassiers du G. Fiverra , L
Sous ce nom Linné avait réuni, mais sans peut-être la caractériser d’une manière suffisante , une partie de la série des carnassiers intermédiaires aux Mustèles , aux Chats et aux Chiens, c’est-à-dire à ceux qui nous sont le mieux connus. Ce groupe des Viverrci comprenait les animaux que Buffon avait désignés sous les noms de Mangoustes , de Civettes et de Genettes , que plusieurs zoologistes modernes ont encore trouvé à subdiviser en plusieurs sections génériques, d’après la considération du système dentaire , et de quelques autres particularités.
Ce nom de Viverra a été tiré de Pline , qui s’en est servi pour traduire d’abord le mot Gale employé par Aristote pour désigner un animal qui , comme Ylctis , le Loup et le Renard, ont un os dans la verge, et ensuite celui de Gale agria de Strabon , qui indique évidemment le Furet, etc. Nous ignorons son étymologie. Linné, sans considérer que les naturalistes de la renaissance l’avaient généralement employé pour désigner ce dernier animal , l’appliquant aux trois divisions des Ichneumons ou Mangoustes , des Civettes et des Genettes : nous allons passer en revue chacune de ces subdivisions.
G. VlVKRRA, L.
En général.
Chez
les Anciens,
Chez Linné.
En particulier.