I. du Thonc
Dans ses particularités.
Série
vertébrale.
Vertèbres réphaliques.
En général.
Kn particulier.
Dans la Vertèbre occipitale.
pariétale.
frontale.
nasale.
réparties en quinze dorsales et cinq lombaires, trois sacrées et vingt-deux ou vingt-trois coccygiennes.
Les vertèbres céphaliques de l’Hyène offrent comme caractère commun d’être assez étroites dans leurs corps, mais surtout d’être fort élevées en toit presque aigu dans leur arc, et cela à cause de la grande saillie de leur apophyse épineuse formant une crête , ou une sorte de carène de navire renversé, dépassant en arrière lescondyles par la grande saillie de l’épine de l’occiput.
Cette particularité est surtout extrêmement prononcée pour la vertèbre occipitale dont l’arc formé des occipitaux latéraux et d’un occipital supérieur assez étroit, mais fort élevé, et comme caréné dans son milieu, se porte fortement en arrière, en une épine arrondie, trèsobliquement par rapport à l’os basilaire ; cet os est du reste assez large, quadrilatère et accompagné d’apophyses mastoïdiennes considérables, obtuses et souvent comme poussées en arrière par le développement des caisses qu’elles dépassent assez inférieurement (i).
La vertèbre sphéno-pariétale participe à cette élévation carénée de la tête , aussi bien dans les ailes de son corps , assez larges et assez remontantes dans la fosse temporale, que dans son arc pariétal qui est véritablement comme tranchant à la crête sagittale et se recourbant un peu en arrière pour se joindre à l’occipital supérieur.
Il n’en est pas tout à fait de même de la vertèbre sphéno-frontale dont le corps est encore plus étroit que dans la précédente ; mais son aile arrondie en dehors et surtout son arc formé par les frontaux est fort long et même assez large, un peu bombé entre les orbites, avec une apophyse orbitaire plus antérieure que chez les Canis et surtout plus saillante, subtriquètre, obtuse, s’écartant presque horizontalement et à angle droit.
Quant au voiner et aux nasaux qui forment la vertèbre céphalique
(1) Presque toute l’épine occipitale est formée par l’occipital supérieur, sans qu’il y ait d’interpariétal à quelque âge que ce soit.
antérieure, ils sont en général assez courts; surtout ceux-ci qui sont du reste larges, bombés, presque régulièrement triangulaires, assez aigus au sommet frontal, mais obliquement et très-faiblement excavés à la base formant leur bord libre.
Les appendices céphaliques de l’Hyène vulgaire sont remarquables par leur grande force et par leur brièveté, quoiqu’un peu moindre peut-être que dans les Felis , et sous ce rapport bien éloignés de ce qu’ils sont chez les Canis.
L apophyse ptérygoïde interne ou palatin postérieur qui sert de racine inférieure à la mâchoire supérieure , est assez distincte , quoique soudée de fort bonne heure , se prolongeant en arrière en une sorte de crochet assez long, notablement plus développé que chez les Canis, fortement recourbé et dirigé presque horizontalement en arrière ( i ).
Le palatin proprement dit est médiocre , peu élevé dans la cavité orbitaire, et même assez étroit dans sa partie palatine par suite de la largeur de la dernière molaire transversale, et ne s’avançant presque pas au delà de la carnassière.
Le lacrymal est également fort petit, sub-arrondi irrégulièrement dans sa périphérie, entièrement in tra-orbi taire , plus par conséquent que chez les Canis, avec l’orifice du canal assez loin d’être marginal comme dans ceux-ci.
Le jugal est surtout remarquable par son épaisseur et sa largeur, ce qui lui donne une forme presque régulièrement lozangique, par son arqure en dehors et un peu en haut , par l’étendue de la partie qui entre dans la composition du bord inférieur de l’orbite , de manière à toucher au lacrymal , moins largement cependant que dans le Loup , par la saillie de son apophyse orbitaire, un peu moindre pourtant que dans les Felis , et enfin par l’évasement du bord de l’orbite quelle ter-
(1) Je ne comprends pas ce qu’a dit M. G. Cuvier (IY, p. 276), que les apophyses ptérygoïdesexternes se réduisent à un petit tubercule ; car ces apophyses ne sont que la partie descendante des ailes du sphénoïde, et elles sont larges et assez élevées.
G. Hyène. 2
Les
Appendices.
En général.
Supérieur ou Maxillaire.
Ptérygoïde.
Palatin.
Lacrymal.
Jugal.
mine en arrière , évasement qui ne se trouve pas plus dans les Felis que chez les Canis.
Maxillaire.
Prèmaxillaire.
Inférieur ou Mandibule.
Rocher .
Mais ce qu’il offre de plus caractéristique, c’est que dans la partie interne de l’orbite, à l’endroit de l’os planum dans l’Homme, le maxillaire se glisse entre le palatin et le lacrymal de manière à atteindre jusqu’au frontal , en laissant un petit espace non rempli , ce qui n’a lieu ni dans les Canis , ni dans les Felis.
Le maxillaire formant, comme dans tous les mammifères, la partie principale de la mâchoire, de forme assez bien prismatique, est large et court, presque aussi long dans sa branche verticale, large et arrondie à sa terminaison, que dans la partie horizontale.
Le prémaxillaire est au contraire au plus de médiocre grandeur , quoique son bord antérieur sub-arrondi soit assez avancé , la branche montante un peu grêle et fort aiguë , étant presque assez longue pour atteindre une pointe presque semblable descendante du frontal , de manière à ce que le nasal ne touche le maxillaire en aucun point.
L’appendice mandibulaire est nécessairement comme le maxillaire , assez peu allongé.
Le rocher qui constitue le bulbe-auditif est petit, court , irrégulièrement arrondi , s’ouvrant dans la cavité cérébrale par un canal auditifin terne, très-étroit, biforé, et dans la caisse par deux fenêtres subégales.
Celle-ci est moins renflée que dans les Felis , et même peut-être que dans les Canis, un peu comprimée et poussant contre l’apophyse mastoïdienne de 1 occipital, qui 1 enveloppe dans sa moitié postérieure , comprenant entre elles un mastoïdien triangulaire , intercalé , sans être libre à son extrémité inférieure.
osselets Les osselets de l’ouïe sont assez bien, comme chez tous les carnassiers de l'Ouïe. ,, , . , .
Étrier. 1 etner a platine ovale un peu allongée et convexe, le lenticulaire comme l enticulaire, soudé et formant le crochet du plus grand des deux bras de l’enclume
Enclume. ,
Marteau. * un 1 autre assez courts; enfin le marteau assez courbé dans sa longueur , le manche court ainsi que les apophyses et surtout celles-ci.
OS DU SQUELETTE. 1t
L os squammeux est également assez bien comme dans les Canis , du moins dans sa partie verticale qui est assez peu élevée et évidemment comme dans les Felis, plus arrondie; mais son apophyse zygomatique est bien plus large, bien plus épaisse, s écartant directement en dehors, plus même que dans plusieurs Felîs , de manière à former presque un angle droit, à l’endroit où elle se coude en s’arrondissant pour contribuer à la formation de l’arcade zygomatique. La cavité glénoïde tout à fait transverse, profonde est aussi limitée en arrière par un rebord apophysaire , plus large et bien plus saillant que dans les Felis.
La mandibule elle-même est au moins aussi robuste , et certainement plus épaisse que dans ceux-ci , quoiqu’elle ne soit qu’un peu plus longue (i) dans sa branche horizontale. Celle-ci est en outre plus courbée, plus en bateau , surtout à son bord inférieur , et à l’endroit que nous avons nommé le coude dans certaines espèces de Canis. Quant à la branche montante , ou mieux terminale , elle est fort large ; les trois apophyses étant sur la même ligne verticale , comme dans le loup ; le condyle également fort court, à peine au-dessus du niveau du bord dentaire (2), mais très-large transversalement ; la coronoïde très-haute , plus étroite et sensiblement recourbée sur ses deux bords; l’angulaire assez bien comme dans les Canis, un peu plus étroite, plus oblique, épaisse, assez recourbée et comme carénée sur ses deux faces, un peu comme dans la Panthère.
La brièveté de la face et la déclivité très-rapide du chanfrein frontonasal, font que l’angle facial de l’Hyène est un peu plus ouvert que dans le Loup, et que la proportion des deux aires est bien plus en faveur dé la cavité cérébrale. Celle-ci est cependant fort rétrécie dans son dia-
Temporal
ou
Squammeux.
Arcade
zygomatique.
Cavité
glénoïde.
Mandibule.
Branche
horizontale.
verticale.
Condyle.
Coronoïde.
Angulaire.
Angle facial.
Aire
crânienne.
(1) M. G. Cuvier, IV, p. 397, dit que la mandibule des Hyènes est plus courte même que celle des Felis , mais à tort ; car sur une Panthère et une Hyène de même grandeur que j’ai devant les yeux , l’avantage est d’un septième en faveur de celle-ci. Elle est seulement plus robuste ou moins grêle , et surtout bien moins droite à son bord inférieur.
(2) M. F . Cuvier me semble avoir, à tort , dit que le condyle chez la Hyène est fort au-dessus de la ligne des dents.
Fosses
occipitales
postérieures.
ptéry-
goïdiennes.
Cavités
sensoriales.
nasale.
Cornets.
mètre transversal, non-seulement derrière les orbites, mais même audessus des oreilles, bien plus que dans le Loup, ce qui est encore rendu plus sensible par le grand écartement en dehors de la racine postérieure de 1 arcade zygomatique, produisant ainsi des fosses temporales presque aussi étendues et plus profondes que dans les Felis.
Les fosses occipitales postérieures sont également agrandies, surtout en hauteur, par la saillie considérable des crêtes , en les limitant , en leur donnant une forme régulière en toit aigu. Il en est certainement de même des fosses ptérygoïdiennes, et peut-être même pour les massétériennes de la mandibule , qui sont hautes et profondes.
Les cavités sensoriales sont au contraire, en général, plus petites que dans les Canis.
La brièveté du museau a nécessairement diminué l'étendue des cavités nasales proprement dites; aussi les cornets supérieurs, moyens et inférieurs, sont-ils plus courts, quoique à peu près aussi compliqués; mais il n en est pas de même des sinus frontaux , qui par suite de l’âge même assez peu avancé, soulèvent considérablement le front et parviennent, après avoir traversé le frontal, puis le pariétal tout entier, jusque dans l’occipital latéral, occupant ainsi toute la base de la crête sagittale.
Par contre, les orbites sont certainement plus petits que dans les Loups , un peu moins obliques en dehors, moins ouverts au bord postérieur, par suite de plus de saillie des apophyses orbitaires, comme versant au rebord inférieur externe, et presque droits à l’interne. Quant à leur position, ils sont plus avancés que dans le Loup, et moins que dans les Felis, ce qui dépend évidemment de la longueur du museau (i),
La cavité auditive est également moins étendue que dans les Felis , autant par moins de grandeur du rocher, que par diminution de la caisse, aussi le canal auditif externe est-il plus petit, presque horizontal et un peu infundibuliforme.
(1) Je ne comprends donc pas comment M. G. Cuvier a pu dire autrefois que les orbites sont plus en avant que dans les Chats.
La cavité palatine ou linguale a suivi nécessairement l’élargissement postérieur de la face ; en effet , le palais est presque comme dans les Feüs, cependant de forme un peu plus triangulaire, tronquée en avant ou trapézoïdale , et moins prolongé en arrière. Les côtés de la mandibule se joignent sous un angle assez aigu , un peu moins cependant que dans les Felis, et par une symphyse ovale peu allongée.
Quant aux trous d’entrée des artères, ou de sortie des veines et des nerfs, on peut dire que généralement ils sont notablement plus petits que dans les Felis, et même que dans le Loup ; c’est ce qui est fort sensible pour le trou optique , les ouvertures du canal sous-orbitaire , du canal dentaire de la mandibule , dont les trous mentonniers sont assez dissemblables en diamètre; des deux orifices de sortie des nerfs de la cinquième paire , l’antérieur est bien plus grand que le postérieur. L’orifice du naso-palatin est médiocre, les trous palatins postérieurs au nombre de deux, sont fort avancés, et les antérieurs ou incisifs, plus allongés et plus étroits, même que chez le Loup.
Des trois grands orifices de la tête chez les Hyènes, l’antérieur ou nasal externe est médiocre et moins arrondi que dans la Panthère. Le médian ou nasal postérieur, assez peu reculé, bien moins que dans les Felis, mais plus que dans les Canis , est étroit et en ogive arrondie , sans pointe médiane; enfin , l’occipital est certainement plus petit que chez les Chiens, plus arrondi, entre des condyles plus saillants et plus rapprochés.
Quant à la cavité cérébrale dans laquelle il conduit , elle est aussi notablement plus petite que dans les Canis , de forme assez arrondie , rendue très-anfractueuse par les particularités cérébrales, assez élargie encore sur les côtés, mais fort étroite dans sa partie basilaire, et surtout à la selle turcique , dont les apophyses clinoïdes ne sont bien marquées que dans la barre de leur origine. La place du Chiasma sur le corps du sphénoïde antérieur est aussi fort petite; mais ses angles externes se développent quelquefois en une assez longue apophyse prolongée en arrière, et couvrant ainsi les trous ovales. La lame osseuse qui fait la
Linguale.
Palatine.
lnter-
raandibulaire.
Trous
en général.
optique.
mentonnier.
rond.
Palatins et Incisifs.
Orifices.
antérieur.
postérieur.
vertébral.
Cavité
cérébrale.
Selle turcique.
Lame
du Cervelet.
Des Vertèbres cervicales.
Inter¬
médiaires.