V. dorsales
base de la tente du cervelet, est moins large que dans le Loup, mais également bien distincte.
Les vertèbres cervicales de l’Hyène vulgaire sont en général bien plus fortes, plus larges, plus épaisses et plus longues que dans les Canis, que dans les Felis et même que dans aucun autre carnassier.
L atlas qui ressemble beaucoup à celui du Loup , a cependant ses apophyses transverses proportionnellement plus étendues , plus aliformes ; mais du reste avec le trou d’entrée de l’artère vertébrale tout à fait marginal et ceux de sortie , simples , mais fort larges en dessus comme en dessous.
L axis offre aussi dans la forme allongée , mais surbaissée et rectiligne à son bord supérieur, une grande ressemblance avec celui du Loup.
Les cinq intermédiaires ont toutes leurs apophyses bien marquées , surtout les tubercules des articulaires, et même les lames inférieures transverses qui sont aux deux dernières presque aussi développées qu’à la sixième.
Celle-ci en effet ne diffère de la cinquième que par plus d’étendue de cette lame formant lobe à peine légèrement excavé à son bord.
Enfin la septième par son apophyse épineuse élevée ressemble beaucoup à celle du Loup.
Les vertèbres dorsales en plus grand nombre que dans la plupart des carnassiers (i), sont encore assez fortes, mais évidemment plus étroites
{1) Les vertebres dorsales sont certainement, sur deux beaux squelettes de la collection , au nombre de quinze seulement , du moins portant côtes ; mais la seizième a une forme d’apophyse transverse tout à fait droite , ou même un peu inclinée en arrière , au contraire de la lombaire suivante, ce qui, sans doute , l’a fait considérer comme une côte, et la vertèbre qui la porte comme dorsale. •
A ce sujet , faisons 1 observation que Daubenton , qui , dans sa description , dit positivement seize vertèbres dorsales et seize côtes de chaque côté , ajoute à l’art. 878 du catalogue, p. 372, qu il n y avait réellement du côté droit qu’une apophyse transverse , et non une fausse côte ; mais sous le n» 879 il assure que le squelette qui en était l’objet , avait seize côtes de chaque côté, et par conséquent seize vertèbres dorsales.
et plus courtes que les cervicales, surtout dans leur corps remarquablement petit. Leur apophyse épineuse est cependant au moins aussi forte, aussi élevée , plus large même que dans le Loup , quoique moins que dans les Ours. Elles décroissent du reste assez rapidement de la première à la douzième , les trois ou quatre dernières restant sub-égales , plus larges et faiblement antéroverses. C’est même à cette décroissance rapide de l’apophyse épineuse des vertèbres dorsales qu’est due en partie la déclivité du dos de l’Hyène vivante.
Les vertèbres lombaires au nombre de cinq (i) seulement sont encore courtes , bien plus que dans les Felis , mais bien moins larges que dans les Ours et même peut-être que dans le Loup ; étroites , subégales , ou mieux décroissantes un peu et presque insensiblement de la première à la dernière. Leur apophyse épineuse est large, peu élevée, presque droite, ce qui indique la faiblesse de la queue, et les transverses également assez larges d’abord, deviennent ensuite plus étroites, la plus longue étant l’avant-dernière.
Le sacrum , formé comme à l’ordinaire de trois vertèbres (2) , mais fort petites, décroissant rapidement, de la première à la troisième, d’où résulte qu’il est fort court , et que ses bords, assez loin d’être parallèles comme dans le sacrum des Canis, sont convergents un peu comme chez les Ours. L’apophyse épineuse de chacune est du reste bien distincte et assez forte.
Les vertèbres coccygiennes sont assez bien dans le même cas que les sacrées, c’est-à-dire qu’au nombre de vingt-trois (3), elles constituent
(1) Ou de quatre en comptant la dernière dorsale sans côte et à apophyse transverse, longue et presque droite.
Daubenton , et depuis lui MM. G. Cuvier, Pander et d’Alton n’en comptent que quatre.
(2) Daubenton avait donné le même nombre; mais MM. Cuvier, Pander et d’Alton n’en comptent que deux.
(3) Daubenton n’a compté que huit vertèbres coccygiennes au squelette qu’il décrivait, parce que les autres étaient sans doute restées dans la peau ; mais le squelette figuré en donne réellement vingt-trois.
MM. Pander et d’Alton , qui n’en accusent non plus que huit , en montrent cependant treize dans la figure qu’ils donnent du squelette de cet animal.