‹ Osteographie, ou, Description iconographique comparee du squelette et du systeme dentaire des mammiferes recents et fossiles pour servir de base a la zoologie et a la geologieChapitre 158 sur 171 · V. coccygiennes · texte numérisé non relu

V. coccygiennes

cependant une queue courte et tombante , parce quelles sont toutes fort courtes dans leur corps et décroissant rapidement de la première à la dernière , mais plus épaisses surtout à la base que dans le Loup, os hyoïde. L’os hyoïde, par lequel commence la série des pièces medio- infères du squelette , est composé des mêmes pièces que dans les autres carnascorps. siers; mais son corps est plus large, plus épais, et subtriquètre ; ses Cornes cornes antérieures sont aussi plus courtes que dans le Loup, les trois

antérieures. 1 r

articles décroissant assez rapidement d’épaisseur et croissant en loupostèrieuaes. gUeur. Les postérieures sont aussi plus larges et plus minces que dans le Loup.

sternèbres, 8. xMalgré le plus grand nombre de vertèbres dorsales, le sternum n’est toujours formé que de huit os, y compris le septième intervallaire et les deux terminaux. Tous sont en général plus courts et plus épais , plus quadrilatères dans leur coupe que chez les Canis, le sixième étant Manubrium, presque cubique. Le manubrium est du reste assez bien comme chez ceux-ci, peu saillant en avant de la première côte, mais moins xiphoïde. en pointe et plus en crête. La partie osseuse du xiphoïde est longue, épaisse et à bords parallèles.

côtes, 15. Les côtes vertébrales sont au nombre de quinze ( i ), dont neuf, comme à l’ordinaire se joignent à autant de cornes sternales et six sont libres à leur extrémité; elles sont du reste assez bien intermédiaires pour la forme et la force, à celle des Felis et des Canis, bien moins grêles que dans ceux-là , moins larges inférieurement que chez ceux-ci ; mais en général plus fortes, plus arrondies, plus arquées même que dans le Loup, plus même que chez les Ours.

Thorax. DU plus grand nombre de côtes et de leur plus grande arqûre il résulte que la poitrine est non-seulement plus longue, mais moins comprimée que dans les Felis , et même que dans les Canis.

(1) Sur deux squelettes de notre collection , le nombre des côtes et des vertèbres dorsales n’est certainement que de quinze seulement ; mais sur un troisième il est de seize , la dernière subitement courte et presque droite.

Nous avons déjà fait remarquer la disproportion de force entre les deux paires de membres , nous devons aussi faire noter leur rapprochement qui semble encore plus grand par la longueur du thorax et la brièveté de la région lombaire.

Les membres antérieurs en général plus robustes que les postérieurs présentent :

Une omoplate assez étroite, un peu comme dans le Loup, sans élargissement inférieur de son bord antérieur , qui est au contraire un peu plus large anguleusement vers son milieu, pourvue d’une crête peu élevée, dans la direction d’un angle du bord spinal , un peu bilobée à sa terminaison acromiale, fortement courbée en arrière dans son plan, et sans autre apophyse coracoïde qu’un tubercule, seulement plus large et plus épais que dans les Canis.

La clavicule est encore plus rudimentaire que dans quelques espèces de ce genre. Aucun des deux squelettes de l’ancienne collection ne m’en a offert, mais j’ai pu très-bien la trouver dans l’Hyène rayée , la seule que j’ai disséquée. Meckel , An. comp. , III, Y. part. , p. 22 , la décrit aussi dans l’Hyène rayée comme n’ayant que quatre lignes de long sur à peine une demi-ligne de hauteur et d’épaisseur ; elle est en effet très-mince, en forme de graine de courge, c’est-à-dire ovale, un peu plus large à l’extrémité acromiale qu’à l’autre (1).

L'humérus, surpassant à peine en longueur l’omoplate, est presqu’en tout semblable à celui du Loup, d’abord par l’absence du canal nerveux du condyle interne et de crête à l’externe ; puis par l’existence presque constante (2) d’un trou de non-ossification au-dessus de la surface articulaire et enfin par la forme générale courte , assez robuste , un peu courbée en On peut cependant l’en distinguer par plus d’éléva-

(1) M. de Hauch, p. 166, dit aussi que les Hyènes sont pourvues d’une clavicule imparfaite comme animal fouisseur ; mais je suppose que c’est sur un à priori que repose cette assertion.

(2) Je dis presque constante; car notre collection possède un squelette d’Hyène vulgaire, où les deux humérus ne sont nullement percés ; et un autre où celui d’un côté seulement l’est , comme de coutume.

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