‹ Osteographie, ou, Description iconographique comparee du squelette et du systeme dentaire des mammiferes recents et fossiles pour servir de base a la zoologie et a la geologieChapitre 160 sur 171 · M. POSTɬ RIEURS · texte numérisé non relu

M. POSTɬ RIEURS

Bassin.

Iléon .

Os

de la Jambe.

Tibia.

Péroné.

Os du Pied.

En général.

Calcanéum.

Métatarsiens.

Phalanges.

Différences

individuelles.

sexuelles.

rieure s’éteint obliquement et insensiblement dans la carène antérieure de l’os , au lieu de se tronquer brusquement comme dans tous les Canis. Le péroné est du reste comme dans ceux-ci , courbé et collé contre le tibia , dans sa moitié postérieure , et la cavité articulaire tarsienne est à peine un peu plus serrée entre les malléoles.

On peut faire sur les os du pied la même observation que pour ceux de la main , c’est-à-dire qu’ils sont généralement assez semblables à leurs analogues dans le Loup , et seulement avec de plus de force ; le calcanéum est cependant plus gros et plus court dans son apophyse; mais dans le reste le tarse s’alonge par l'épaisseur plus grande de ses os et surtout du scaphoïde et du cuboïde.

Les os du métatarse sont aussi comme dans le Loup ; mais un peu moins longs proportionnellement, ce qui les fait paraître encore plus gros.

Quant aux phalanges elles sont en général notablement plus grêles, plus étroites qu’à la main , ce qui est surtout fort sensible pour les dernières.

Les différences que les os du squelette de l’Hyène rayée peuvent offrir suivant les individus, sont sans doute restreintes entre des limites peu étendues, et de la nature de celles que nous avons eu l’occasion d’indiquer déjà dans les autres genres de Carnassiers; mais c’est ce qu’il est assez difficile de constater d’une manière un peu concluante, à cause du petit nombre de squelettes de cette espèce que possède notre collection , et encore proviennent-ils d’animaux élevés et morts dans les cages de notre ménagerie , et par conséquent plus ou moins arrêtés dans leur développement.

Le crâne le plus grand de tous ceux que nous avons vus est celui d’un vieil individu mâle, tué par M. Levaillant, en 1840, sur le charnier de Philippeville, en Algérie; il a om,2 70, et le plus petit est celui rapporté d’Egypte, par M. E. Geoffroy; il n’a que on’,225, c’est-àdire om,o45 ou un sixième de moins.

Les différences suivant les sexes sont sans nul doute encore plus

sensibles, plus évidentes, non-seulement dans la taille, mais encore dans la proportion des os; malheureusement nos squelettes et nos crânes ne sont presque jamais accompagnés de renseignements positifs à ce sujet.

Nous ne possédons aucun squelette de jeune âge; mais les particula- d'âserités différentielles doivent par analogie consister en moins de déve'oppement dans les crêtes et les apophyses d’insertion musculaire , ce qu’il est aisé de préjuger, surtout d’après les crânes de jeune âge de l’Hyène tachetée que nous possédons.

Quant aux autres espèces , une seule est véritable ( i ), et par conséquent d’espèces, offre des différences notables que nous allons faire connaître. En effet, pour l’Hyène brune ( H. fusca) (2), à en juger d’après une belle tête Dans l’Hyène osseuse d’un individu bien adulte , provenant du cap de Bonne-Espé- (h. fusca). rance , il nous a été impossible de pouvoir y reconnaître quelques particularités qui la distingueraient de l’Hyène vulgaire.

Mais il n’en est pas de même de l’Hyène tachetée, dont nous avons Dans l’Hyène pu étudier deux squelettes et au moins six têtes osseuses, dont une crocuta) d’Abyssinie et les autres du Cap; elle est aussi facile à distinguer par son squelette que par son système dentaire , aussi bien que par les caractères extérieurs.

Les différences consistent cependant davantage dans les proportions En générai, de chacun des os généralement plus robustes et plus grands, plutôt que dans le nombre et même dans la manière dont ils sont assemblés.

A la tête nous ferons remarquer d’abord plus de brièveté en général, A laTeteplus de largeur ou moins d’étroitesse, surtout au crâne, ce qui résulte en partie de ce que la crête occipitale , moins pincée , moins saillante , se porte un peu moins en arrière dans son épine, et surtout de ce que

(1) L 'H. picta de Al. Temminck et de plusieurs zoologistes, a été reconnue n’être qu’un vé ritable Canis , dont nous avons parlé dans notre Ostéographie de ce genre , sous le nom de C. pictus ou de Chien Hyénoïde.

(2) Cette espèce douteuse a été nommée quelquefois H. rousse, H rufa , par M. A. Desmarest, par exemple, et H. villosa, par M. Smith.

CARNASSIERS j HYÆNA.

Aux

Mâchoires.

Dans

les Vertèbres.

Par le nombre.

Dans

le Sternum.

Les Membres.

F.n général.

antérieurs.

Omoplate.

Humérus.

postérieurs.

Os des îles.

Fémur.

Tibia.

les bosses temporales sont plus marquées. Le front est aussi plus large , quoique les apophyses frontales soient moins saillantes et plus aiguës; les os du nez sont au contraire un peu plus arrondis au sommet.

On peut aussi noter à la mâchoire supérieure : les apophyses ptérygoides, plus grêles et plus aiguës; l’arcade zygomatique moins arquée dans les deux sens et moins large surtout dans l’apophyse jugale ; la branche montante du maxillaire moins largement arrondie; et à la mandibule , le coude plus prononcé et par conséquent l’os plus haut , plus élevé sous la dent principale , et au contraire plus rétréci vers la symphyse; enfin l’apophyse angulaire plus large et plus épaisse.

La série vertébrale me paraît peu différer de ce quelle est dans l’Hyène ordinaire, si ce n’est c- pendant peut-être quelle est un peu moins rapidement décroissante d’une extrémité à l’autre.

Le nombre des vertèbres, en général plus fortes et plus épaisses, est le même , si ce n’est au sacrum qui en offre quatre ou une de plus , et à la queue formée seulement de dix-huit, c’est-à dire cinq de moins.

Les vertèbres lombaires ont leurs apophyses épineuses moins longues, surtout la première et la quatrième plus dilatée en fer de hache.

La série sternale est absolument comme dans l’Hyène vulgaire, seulement plus robuste.

Les membres offrent aussi dans tous les os qui les forment, outre une supériorité de taille , une épaisseur proportionnelle évidemment plus grande.

Aux membres antérieurs on peut en outre noter plus detroitesse dans l’omoplate , et plus d’épaisseur dans sa tête articulaire. L’humérus a sa partie supérieure plus large, ainsi que sa crête deltoïdienne, qui est aussi plus descendante. Le reste des os de l’avant-bras et de la main ne peuvent guère être distingués que par la grosseur supérieure de leurs analogues dans l’Hyène rayée.

L’os des îles est dans le même cas : mais le fémur est un peu plus long, au contraire du tibia qui est plus gros, et cependant d’un cinquième plus court que lui. Le péroné offre la même différence proportionnelle ,

OS PÉNIEN. 23

et se montre coudé environ vers son milieu. Quant aux os du pied ils reprennent leur disposition habituelle , c’est-à-dire une grosseur proportionnelle plus grande et du reste une forme absolument semblable.

DES OS SÉSAMOÏDES.

Je n’ai rencontré à la main qu’un seul os sésamoïde pisiforme bien plus petit que chez les Felis , articulé avec l’apophyse interne du scaphoïde, outre ceux de l’articulation métacarpo-phalangienne qui sont assez bien comme dans les Ganis . quoiqu’un peu plus courts.

J’ai aussi trouvé dans l’Hyène femelle, que j’ai disséquée, des sésamoïdes lentilliformes très-minces dans les tendons des muscles extenseurs des doigts vers l’articulation des premières et secondes phalanges.

Aux membres postérieurs la rotule de l’Hyène rayée est remarquable par une forme large et assez arrondie , plus mince que dans les Chiens, et un peu moins cependant que dans l’Ours. Celle de l’Hyène tachetée est non-seulement plus grande , mais surtout bien plus également épaisse aux deux extrémités.

J’ai observé les sésamoïdes des gastrocnémiens , ils sont assez gros , surtout l’externe, et globuleux; celui du tendon du muscle poplité est également presque sphérique , mais bien plus petit.

Au pied , je n’ai trouvé que ceux des articulations tarso-phalangiennes, aussi bien que ceux des extenseurs des doigts, ayant la même forme qu’à la main.

DE LOS PÉNIEN

Je nen ai observé aucune trace dans une seule Hyène mâle dont j ai eu 1 occasion de disséquer les organes génitaux faisant partie de nos collections. Daubenton, en général si soigneux sous ce rapport, nen mentionne pas davantage dans la description détaillée qu’il a

Pied.

A la Main.

Des

Fléchissenrs.

Des

Extenseurs.

Des Membres postérieurs.

Rotule.

Des Gastrocnémiens.

Du Poplité.

Des

Fléchisseurs.

Des

Extenseurs.

Nul

suivant Moi.

Daubenton.

ik

donnée des organes de la génération et de la poche de l’anus de cet animal ; en sorte qu’il est plus que probable qu’il n’y en a pas ; quoique par analogie il fût difficile de l’assurer , puisqu’il en existe dans toutes les espèces de Felis mâles que j’ai pu étudier.

Page 1