II. Dans les Cavernes * d’Allemagne
A Gaylenreuth et à Muggendorf, principalement d’après M. Goldfuss (environs de Muggendorf); d’après des fragments :
(1) M. Buckland ( Reliquiæ diluvianœ, p. 96) cite, il est vrai , d’après M. Pentland, une tête d’Hyène fossile dans le muséum de Florence j je suis certain de n’y avoir rien vu de semblable , et personne n’en a parlé depuis.
Dans le val d'Arno.
D’après moi.
Dans les monts Sivaliens.
D’après MM. Baker et Dorand.
Dans
les cavernes d’Allemagne, Gaylenreuth.
Goidfuss. j 0 D’un crâne (Cuv., t. IV, pl. 3o, fig. 6 et 7), et surtout Soemme- Soemmering. .
ring , TV. A. Acad, natur. Cur. , vol. XIV, p. 1, tab. 1 et 2 (1). g. cuvier. 2° D’un autre crâne (le la collection d’Ebel (Cuv., ibid., pl. 3o, fig. 3 , 4 et 5 ).
3° D’un fragment de maxillaire portant la troisième molaire {id., ibid., pl. 29, fig. i3).
3) D’un troisième, partie occipitale ( id. , ibid. , pl. 29 , fig. 3).
4° D’une mâchoire du côté droit portant une seule troisième molaire , envoyé anciennement à Buffon , par le margrave d’Anspach ( id. , ibid. , fig, 1 3 ).
5° De six demi-mandibules, une de la collection d’Ebel (pl. 29, fig. 10), de Camper ( pl. 32 , fig. 7 ) , de Blumenbach ( pl. 3o , fig. 9 ), deux du Muséum, de celles-ci, l’une provenant de l’envoi fait à Buffon, par le margrave d’Anspach ( pl. 29, fig. 10), et l’autre de Muggendorf, donné par mon ancien et excellent ami, M. de Roissy (pl. 32 , fig. 10).
6° D’une vertèbre atlas ( Cuv., t. IV, pl. 29 , fig. 6 ).
7“ D’un humérus de la collection de Camper (Cuv. , ibid. , pl. 29 , %• 7 )•
8° D’un calcanéum {id. ibid. , fig. 2 5 ).
Avec des ossements d’Ours en prodigieuse quantité , de Tigre (2) , de Blaireau , de Glouton , de Loup , de Renard , de Martre et en beaucoup plus petit nombre de Chevaux , de Cerfs , de Chevreuils , de Moutons et de Bœufs.
De Baumann. a Baumann , dans le Hartz , duché de Brunswick.
(1) C’est ce fameux crâne que Soemmering a intitulé : H. fossilis ex antro Muggendorfiano , cujus crista terribili morsu lœsa et sanata , parce qu’il offre en effet une large et profonde altération pathologique vers le sinciput ; mais il est fort douteux , pour ne pas dire davantage , que ce soit bien l’effet d’une morsure. M. le prof. Erdl, qui a vu la pièce , m’a paru avoir les mêmes doutes que moi.
(2) M. le professeur Goidfuss dit , qu’en vingt ans de fouilles sur plusieurs centaines de crânes d’Ours , on n’en a retiré que quinze d’Hyènes et trois ou quatre de grand Felis. On doit donc être un peu étonné des expressions de M. Buckland ( Reliq. Diluv., p. 24 ), lorsqu’il dit que les os d’Hyènes ont été trouvés mêlés avec une énorme quantité d’os d’Ours et de Tigres.
RÉSUMÉ
D’après Kundmann , Rariora naturœ et artis ( p. 43 , 1737). D’après
i° La moitié d’une mandibule du côté droit avec la seconde molaire U man
( fig. tab. 2 , fig. 2 ).
Avec des os d’Ours, de Glouton, de Tigre, deCanis, de Cerf et de Bœuf.
A Scharzfels, également dans le Hartz, non loin de Gœttingue en Hanovre et fort proche de la caverne de Baumann.
D’après M. G. Cuvier ( Ossements foss. , t. 1Y , p. 29 ) et sans énumération de pièces.
Avec des os d’Ours , de grand Felis , et de Rhinocéros.
A Sundwig , en Westphalie.
D’après Noeggerath , dans les archives de Karsten , Goldfuss et Sack de Bonn ( Ostèolog . Beytrage , p. 480), G. Cuvier ( t. IV, p. 5i3), extrait de Goldfuss , en grand nombre ( sans énumération ) non arrondis.
D’après M. Goldfuss , loc. cit.
i° Un crâne.
2° Une portion de mandibule.
3° Un autre fragment du même os.
Avec un crâne de Glouton , des fragments d’Ours des cavernes , une dent canine de Felis cultridens , un fragment de mandibule de Cochon , des dents et un occiput de Rhinocéros, des os de plusieurs espèces de Cerfs de taille différente , quelquefois avec des traces d’érosion attribuées à des coups de dents.
** d’Angleterre.
A Kirkdale.
D’après M. Buckland, qui nous apprend que M. Gibbson seul avait recueilli plus de trois cents canines d’Hyènes, et qui, faisant entrer en ligne de compte toutes les dents et ossements qui l’ont été par d’autres personnes , porte le nombre des individus dont les traces ont été trouvées dans cette caverne à deux ou trois cents.
Cependant je ne trouve énumérées par lui et par M. Cuvier que les pièces suivantes .
De Scharzfels.
D'après M. G. Cuvier.
De Sundwig.
D’après MM. Noeggerath , Goldfuss , Sack,
G. Cuvier.
En Angleterre.
De Kirkdale.
D’après M. Buckland.
G. Cuvier.
CARNASSIERS; HYÆN A
D’Oreston.
D'après M. Clift.
i° Un fragment de mâchoire supérieure, contenant toutes les dents molaires ( Buckland , Reliq. diluv. , pl. 3 , lig. 3 et 4 )•
2° Un autre fragment de mâchoire contenant les incisives ( Id. , ibid. , fig. 5 ).
3° Un fragment de mâchoire de jeune animal ( id. , ibid. , pl. 1 3 , lig. 3 et 4 ).
4° Un côté droit de mandibule contenant toutes ses dents parfaitement conservées ( Id. , ibid. , pl. 4 » fig- 2 et 3 ).
5° Un fragment de mandibule de jeune âge ( Id. , ibid).
6° Des vertèbres dont un atlas , un axis , une quatrième et une cinquième cervicales, une dernière dorsale et une lombaire.
Et d’après M. G. Cuvier ou les pièces envoyées aux collections du Muséum, par MM. Buckland et Gibbson .
7° Un humérus.
8" Un cubitus.
9° Un métacarpien (pl. 5, lig. 9 ).
10“ Trois phalanges, dont une onguéale ( pl. 5, fig. 10, 11 et 12 ).
1 1 0 Une rotule.
1 2" Parmi les os du pied , un astragale , un calcanéum , un scaphoïde , un cunéiforme, un métatarsien ( pl. 5, lig. 5).
Avec des os d’Ours et de Tigres, en très-petit nombre , de Loups, de Renards , de Belettes , de Rats d’eau , en quantité prodigieuse , de Lièvres, de Lapins, d’Eléphants, de Rhinocéros, d’Hippopotames , de Cheval , de Cerfs , de Bœufs et d’Oiseaux d’espèces diverses , aquatiques et terrestres.
A Oreslon, près de Plymouth.
D’après M. Clift ( Trans. phil. , part. 1, p. 78 , pour 1 823 ) , des dents et des ossements provenant, d’après son estimation, de cinq ou six individus d’Hyènes , ne parlant cependant que des pièces suivantes :
r Un fragment d’occiput (pl. 1 1 , lig. 8 ).
20 Une mandibule de très-grande taille ( pl. 12 , fig. 9 ).
3° Un fragment de mandibule de jeune âge(pl. 10, fig. 7).
RESUME
4° Un côté de mandibule adulte, non figuré.
5° Des dents détachées, canines et molaires, non figurées.
Avec des ossements de Loups , de Renards , de Cheval , surtout de Cerf et de Bœuf, et même d’Éléphant, selon M. de Serres; j’ignore d’après qui.
A Kent , près de Torquay.
D’après M. le révérend Mac-Enry :
i° Deux branches horizontales de mandibule complètes avec leurs dents extrêmement usées , l’une du côté droit , l’autre du côté gauche.
2° Un fragment de mandibule du même côté , et portant ses trois dernières dents molaires , évidemment très-fruste.
3° Une troisième dent molaire supérieure du côté droit.
4° Très - petit fragment de mandibule du côté droit portant la troisième molaire bien entière , et les deux alvéoles antérieures de la quatrième.
5° Petit fragment de mandibule du côté droit portant la troisième molaire avec l’alvéole de la suivante , enveloppé comme les précédents d’une sorte de pâte rouge.
6° Deux canines supérieures , l’une du côté droit , l’autre du côté gauche.
Avec des ossements d’Ours , de Tigres , de Renards , de Chauves- Souris , de F élis cultridens, de Campagnol, de Lièvre, de Lapin, d’Éléphant , de Rhinocéros , de Chevaux , Cerfs , Bœufs , Oiseaux.
On cite encore , mais sans les désigner , des ossements d’Hyènes dans les cavernes de Bleatdon, de Boughton, de Cefa , de Crawley- Rocks, ( deux canines très-usées ) de Hutton , d’au moins deux espèces , suivant M. Marcel de Serres, Cav., p. 128. D’après qui? je l’ignore : de Nicholaston , de Pavilland, partie inférieure de l’humérus.
En Belgique.
Dans les cavernes des environs de Liège , d’après Schmerling ( Recherches sur les ossements fossiles trouvés dans les cavernes de la province
G. Hyène. 9
De Kent.
D’après M. Mac Enry.
En Belgique.
D’après
Schmerling.
En France.
D’Échenotz
de Liège; par le docteur P. C. Schmerling. Liège, 1 833 ( i ) ) , des fragments :
i° De trois têtes, de celle de Goffontaine( pl. io et 1 1 , fig. 21).
20 De douze mandibules au moins de diverses cavernes , dont deux entières (pl. 1 1 et 12 , fig. 1 ).
3° De cinq atlas ( pl. 1 3 , fig. 10).
4 De deux axis ( pl. 1 3 , fig. 1 1 ).
5° De trois au très vertèbres cervicales ( pl. 1 3, fig. 12, i3 et i4), et peut-être de quelques dorsales.
6° De côtes.
70 D’une omoplate (pl. 12 , fig. 3, AB).
8° De cinq humérus , tous de la caverne de Goffontaine ( pl. 12, fig. 2 , AB ).
90 De quatre radius très-incomplets. Le plus entier ( pl. 12, fig. 5, AB )
I o° De quatre cubitus, dont le plus complet ( pl. 12 , fig. 4, AB ).
I I D’un scaphoïde ou deux ( pl. 1 3 , fig. 2 ).
12 D’os du métacarpe.
i3° D’un fémur et d’un tibia (p. 1 3 , fig. 1 , AB).
i4° De plusieurs astragales et calcanéum ( pl. i3, fig. 5) , d’un scaphoïde , de deux métatarsiens et de plusieurs phalanges ( pl. 1 3, fig. 9).
1 5° Et enfin , le plus communément et le mieux conservées , des dents incisives , canines et molaires de toutes sortes, même de lait , à l’exception de la tuberculeuse.
Avec des ossements d’Ours , de Tigres, de Loups, de divers Felis , de Canis, de Rongeurs de différents genres, d’Éléphants , Rhinocéros, Cheval, Cochon, Cerfs, Bœufs, même de l’Homme et du Chien domestique.
En France.
A Echenotz , au sud de Vesoul , en Franche-Comté.
(I) Il est à observer que Schmerling paraît n’avoir pas connu ni le mémoire de MM. de Serres, Dubreuil et Jean-Jean, indiqué comme publié en 1829, ni même l’ouvrage de MM. Croizet et Jobert, indiqué comme de 1828.
D’après M. Thirria , ingénieur des mines , Mèm. de la Soc. d’hist. nat. de Strasbourg , t. I, p. 146, an. 1828.
Avec des os d’Ours les plus abondants, de grands Felis, d’ÉIéphants, de Sangliers , de Cerfs et de Bœufs :
1 0 Une dent principale ou troisième supérieure du côté gauche.
20 Une carnassière supérieure du même côté, venant indubitablement du même individu.
A Fouvent , département de la Haute-Saône.
D’après M Thirria , cité par M. G. Cuvier ( Ossem.fos . , t. IV , p. 3q4 ), des fragments :
i° D’une mandibule du côté droit ( Id. , ibid. , pl. 29, fig. 14).
20 D’une autre du même côté, indiquant un assez jeune animal de taille médiocre , et portant les deux dernières molaires , la carnassière avec indice du petit tubercule interne.
3° D’une autre du côté gauche , évidemment roulé , portant les trois premières molaires très-épointées.
4° Cinq dents molaires séparées , dont une carnassière supérieure , assez jeune, et probablement du même individu que le n° 2 ; les quatre autres du n° 3; deux secondes et deux troisièmes inférieures du côté gauche.
5° D’un humérus ( fig. 8 et 9 ).
6° D’un cubitus du côté droit.
70 Une canine non figurée.
8° Enfin , une carnassière supérieure du côté gauche.
Avec des fragments de dents d’Ours , des os de Rhinocéros et de Cheval , de Cerfs , de Bœufs.
A Saint-Macaire, grotte de l’A vison, département de la Gironde, sur les bords de la Garonne :
D’après M. Billaudel, ingénieur des ponts et chaussées ( 1828. Soc. Lin. de Bordeaux , 1. 1, p. 60) :
i° Une extrémité antérieure de maxillaire avec ses dents canines et molaires , la troisième comprise , montrant très-bien la largeur et la
D’après M. Thirria.
De Fouvent.
D’après M. G. Cuvier.
De Saint- Macaire.
brièveté du palais , ainsi que la petitesse proportionnelle de la première avant-molaire.
2° Une canine inférieure du côté droit.
3° La moitié inférieure d’un humérus du côté opposé.
4° Un métacarpien du doigt indicateur du côté droit.
5° Un très-petit fragment de bassin , comprenant la cavité cotyloïde du côté gauche.
Plus ceux figurés par M. Billaudel , savoir :
6° Une partie de crâne d’une jeune Hyène ( pl. 2 , fig. i et 2).
7° Des dents canines et molaires d’adultes ou non, tronquées (pl. 1).
Tous ces fragments provenant probablement de trois individus.
Avec des ossements de Blaireau , de Loup , de Taupe , de Campagnol , de Sanglier , de Cerfs , de Bœufs , d’Oiseaux en très-grand nombre et d’Hélices.
De Lunel-V \el , à quelques lieues de Montpellier en Languedoc.
D’après MM. Marcel de Serres, Dubreuil et Jean-Jean ( Mém. du Mus. d’hist. nat. de Paris , t. XVII, p. 269, ann. 1828, et Recherches sur les ossements humatiles des cavernes de Lunel-J^iel , p. 80, ann. 1 83g , et la collection paléontologique du Muséum) :
1 0 Cinq têtes entières ou presque entières , deux de Y H. vulgaris prisca , deux de Y H. crocuta spelœa , une de Y H. intermedia.
20 Neuf demi - mandibules , dont trois rapportées à Y H. crocuta spelœa.
3° Un certain nombre d’incisives dont nous possédons une externe supérieure, et de canines isolées. Nous en avons une de jeune âge.
4° Un certain nombre de molaires également isolées. Nous en possédons une carnassière d’un millimètre plus grande que son analogue provenant d’une H. fusca.
5° Sept vertèbres atlas de différentes grandeurs.
6° Des côtes en fragments.
70 Cinq portions d’omoplates, toutes du côté gauche.
8° Treize fragments d’humérus, dont quatre de jeunes individus
RÉSUMÉ
Nous en possédons un quatrième du côté gauche, ayant tous les caractères de celui de XH. spelœa , mais d’un cinquième plus petit que celui de Fouvent , cité plus haut.
9° Quatre morceaux de radius, dont un seul d’un jeune individu.
i o° Six de cubitus , trois de droite et trois de gauche , couverts de fissures et de marques attribuées à des coups de dents ; un septième existe dans la collection du Muséum , bien entier , du même côté que l’humérus dont il vienttletre parlé, et provenant sans doute du même animal.
1 1° Quatre métacarpiens entiers, trois de droite et un de gauche.
12° Deux fémurs.
1 3° Un seul fragment inférieur du tibia.
i4° Un calcanéum du côté gauche de notre collection, et que nous avions à tort considéré comme d’un Amphicyon d’Auvergne ; il indique un animal voisin de l’Hyène du Cap , mais plus fort.
1 5° Trois métatarsiens du côté droit.
1 6° Une portion de maxillaire droit d’une jeune Hyène.
Ainsi d’après le nombre des vertèbres atlas seules , il faudrait admettre que celui des individus des deux espèces dont on a trouvé des traces dans les cavernes de Lunel-Viel , serait environ de sept , c’est-à-dire , quoique l’emportant peut-être sur les autres Carnassiers, étant peu considérable proportionnellement à la quantité des herbivores , suivant M. Marcel de Serres lui-même.
Avec des ossements d’Ours , de Blaireau , de Martre , de Tigre , de Panthère, de Lynx, de Chat, de Renard, de Loup , de Chien, parmi les Carnassiers ; de Mulot , de Rat d’eau , de Castor ( i ) , de Lapin , de Lièvre, de l’ordre des Rongeurs ; d’Éléphaiit (2) , de Rhinocéros , de Cheval , en grande quantité , de Cochon ou Sanglier ; de différentes espèces de Cerfs en grand nombre , et de Bœufs , d’Oiseaux terrestres
(1) Un seul fragment.
(2) Deux fragments seulement.
et aquatiques, de Tortue terrestre, de Grenouille, des Coquilles terrestres du genre Hélix.
On cite encore comme contenant des os d’Hyène , en France , mais sans désignation d’aucun d’eux , les cavernes de Caunes ou de l’Aude , de Fauzan près de Bize, du Gard, de Mialet, d’Oselles, de Meyrucis , de Sallèles et de Villefranche, département des Pyrénées-Orientales.
Dans le diluvium à découvert.
En Allemagne. En ALLEMAGNE.
Acanstadt. A Canstadt , vallée du Nccker, dans le Wurtemberg.
D’après Kielmeyer , Autenrieth , Joeger , cités par M. G. Cuvier ( Ossem.fos., t. IV, p. 3g3 ) :
T Une partie postérieure d’occipital (pi. 29, fig. 3 et 4).
20 La moitié gauche d’un autre crâne.
3° Un os temporal supposé d’un troisième.
4° Onze dents molaires , dont une carnassière supérieure du côté droit ( pl. 29 , fig. 1 1).
5° Une dent molaire carnassière inférieure du côté gauche.
6° Quatre canines.
70 Une douzaine d’os des doigts.
Avec un grand nombre d’ossements d’Éléphants, de Rhinocéros et de Chevaux.
a Eichstadt. A Eichstadt , au milieu du sable et vers la surface d’une de ces montagnes qui forment la vallée de l’Altmuhl , où est située cette ville , à trois lieues de là entre les villages de Khaldorf et de Raittembuch.
D’après Collini. Zoolithes du cabin. d’hist. nat. de Manheim. Jeta Academ. Theodorœ Palatin. V , pars physica , p. 71 , ann. 1784, et beaucoup mieux de grandeur naturelle, Sœmmering, N. A. Acad. , Cur. Nat. t. X1Y , p. 1 , tab. III.
i° Un crâne tout entier avec toutes ses dents ( tab. 2 , fig. 1 , 2 , 3 et 4).
20 Une grande partie de la mandibule du côté gauche portant toutes
RÉSUMÉ. 71
ses dents molaires ( Ibid. , fig. 5 , 6 et 7 ) , provenant évidemment du même animal que le crâne , comme le suppose Gollini.
Avec d’autres ossements fossiles d’une grandeur considérable qu’il ne désigne pas , mais que M. G. Cuvier dit être d’Éléphants et de Cerfs , et même de Loup suivant Esper.
A Koëstriz, à quelque distance de Leipsick, en Saxe. AKoëstriz.
D après M. de Schlottheim, cité par M. Buckland , mais sans énumération des pièces (1).
Avec des os de Tigre, de Loup, de Rhinocéros, de Cheval et de Bœuf , et de Cerfs suivant M. Buckland , et ce qui serait plus étonnant de Mastodonte et même de Mégathérium , suivant M. de Serres, Cav., p. i75.
A Dorste ou à Osterode , près de Scharfels. a Dorste
D’après Blumenbach , Specim. Archœolog. telluris alterum. (Jet. et0sterodesoc. reg. Gœtting , t. IV, p. 12 , ann. 1016).
Un grand nombre d’os d’Hyènes, et entre autres trois fragments de trois demi-mandibules dont parle M. Georges Cuvier, n’en figurant qu’une seule ( Ossem.Joss. , t. IV, pl. 3o, fig. 8 ).
Avec des os d’Éléphants et de Rhinocéros.
A Polit z , au-dessus de Géra sur l’Esler. a Poiitz.
D’après M. Georges Cuvier (t. III, p. 48).
Avec des os de Tigres, de Rhinocéros, de Cerfs et de Bœufs; mais sans dire quels ossements d’Hyènes.
En Angleterre. en
Angleterre.
A Lawfort , auprès de Rughby . A Lawfort
D’après M. Andrew Bloxham , cité par M. Buckland ( Reliq. diluv. , p. 26):
1 0 Une tête bien entière, d’une taille au moins égale à celle donnée par M. Schmerling( t. II , pl. 1 1 ), comme d’une grandeur inconnue jusqu’à
(1) Schlottheim ne fait cependant mention d’aucun os d’Hyène de Koëstriz dans son Catalogue.
lui; figurée dans deux planches spéciales publiées, sans texte, à Londres, en 1825, et dont je dois un exemplaire à feu M. Underwood.
20 Une mandibule complète avec toutes ses dents extrêmement usées (Buckland, loc.cit., pl. 12).
3" Un radius entier ( Ibid. , pl. i3 , fig. 1).
4° Un cubitus également complet («/., ibid., fig. 2).
5° De petits os du pied.
Le tout dans un état parfait de conservation , et provenant évidemment d’un seul et même individu mort fort âgé.
Avec des os d’Éléphant et de Rhinocéros, et même un humérus d’oiseau.
En France.
Aux environs de Paris.
Dans la forêt de Bondy, d’après M. Walfredin, membre de la Société géologique de France.
Un fragment de mandibule du côté droit, contenant une dent carnassière de véritable Hyène des Cavernes, avec un indice bien marqué de tubercule interne.
Auprès de Fontainebleau.
D’après mademoiselle L. Breguet :
i° Les deux côtés d’une même mâchoire, tous deux armés de leurs dents molaires, et même de la tuberculeuse en place sur le côté droit ;
20 Un autre fragment de mâchoire du côté gauche portant seulement la carnassière.
Avec des os d’ Aurochs et de Cheval.
Aux environs d’Issoire , dans la montagne de Perrier ou de Boulade, en Auvergne.
D’après MM. Devèze de Chabriol et Bouillet , d’abord , et surtout MM. l’abbé Croizet et Jobert, ensuite:
De l’Hyène de Perrier (H. Perrieri ) .-
i° Une dent carnassière du côté droit, non usée, contenue dans la
RESUME
gangue. (Devèze et Bouillet, Montagne de Boulade, pl.i 4, fig. 3-4, 1817, et probablement une seconde incisive supérieure , fig. 17);
20 Une mandibule du côté droit , presque entière , portant toutes ses dents (Croizet et Jobert, pl. 2, fig. 3);
3° Une autre de jeune âge, jointe à une partie de crâne ( iid . ibid., pl. 2, fig. 1 et 2 , et pl. 4, fig. 5);
4° Un autre fragment portant les incisives et les canines d’adulte
(pl. 4, fig. 6);
5° Une portion inférieure d’humérus (pl. 2, fig. 6);
6° Deux os de l’avant-bras, radius et cubitus (pl. 2, fig. 7);
70 Fragment de radius (pl. 2, fig. 8).
De l’H. d’Auvergne {H. Arvernensis) :
i° Un côté gauche de mandibule, portant toutes ses dents (pl. 9, fig. 1 et 2);
20 Une dent principale ou avant-dernière d’en bas (pl. 1, fig. 4-5);
3° Un fragment de mâchoire gauche, portant les trois dernières molaires, et même la tuberculeuse en place (pl. 4 , fig. 1-2-4);
4° Des coprolithes, avec un grand nombre de fragments d’os d’Ours, de Felis, de Canis, de Loutre, de Rat d’eau, de Castor, de Lièvre, d Eléphant, de Mastodonte, de Rhinocéros, d’Hippopotame, de Tapir, de Cheval , de Sanglier , de Cerfs et de Bœufs surtout , en prodigieuse quantité.
M. Bertrand de Doué cite aussi l’Hyène au nombre des animaux, Rhinocéros, Cerfs, dont on trouve des ossements dans le dépôt de Privas en Yelay, mais sans dire en quoi ils consistent.
M. Desnoyers a aussi émis le soupçon que la dent carnassière trouvée dans le dépôt de Chevilly, et que M. G. Cuvier pensait être d’un Canis gigantesque , pourrait bien être d’Hyène ; mais nous avons vu quelle provenait d’un genre distinct du genre Subursus, nommé Amphicyon par M. Lartet.
Des deux espèces évidemment distinctes d’Hyènes fossiles , l’H. dite des Cavernes ( H ’. Spelœa ), quoiqu’on ait trouvé de ses ossements
G. Hyène. 10
De Privas en Velay.
De Chevilly.
Plus communément deY H. spelœa.
que de
VH. vulgaris.
Toujours brisés, comme ceux avec lesquels ils se trouvent.
D'Ours.
DeP.uminants,
etc.
Rarement réunis en squelette.
dans le diluvium découvert et peut-être même dans l’alluvium , est certainement celle qui paraît être le plus généralement répandue , et même la seule en Allemagne, en Angleterre, en Belgique, et dans toute la France, au nord, à l’est, au sud-ouest, mais associée à une autre espèce au midi.
L’Hyène rayée ancienne semble être au contraire limitée au midi de la France, dans l’Auvergne, le Languedoc et l’Italie; en sorte qu’en Europe, comme aujourd’hui en Afrique, il a existé deux espèces d’Hyènes : l’une plus abondante au nord, analogue à celle qui l’est davantage aujourd’hui au sud de l’Afrique; l’autre plus fréquente au midi, analogue et peut-être même semblable à celle qui se trouve aujourd’hui plus abondamment au nord de l’Afrique qu’au sud.
Dans toutes les localités où l’on trouve des ossements d’Hyènes, ils y sont pèle mêle, et souvent fragmentés, brisés, plutôt les os longs que les os courts, plutôt la mandibule qu’une autre partie, avec ceux de toutes sortes d’animaux terrestres, mammifères, oiseaux et reptiles, et même dans quelques localités, avec des ossements d’homme, comme s’en sont assurés bien positivement Schmerling en Belgique, et M. Marcel de Serres, dans les cavernes du midi.
Les os que l’on rencontre le plus souvent accompagnant les os fossiles d’Hyènes, paraissent être ceux d’Ours, de grands Felis, de Loup, d’Éléphant, de Rhinocéros, de Cochon, et surtout de Ruminants à bois et à cornes, ainsi que de Cheval; et quelquefois ces os semblent avoir éprouvé l’action des dents d’animaux carnassiers.
M. G. Cuvier dit même que les dents de ce dernier animal se trouvent toujours dans le diluvium où existent des ossements d’Hyène fossile; ce que confirme Schmerling pour les cavernes de Liège; et ce qui est également vrai pour celle de Lunel-Viel.
On ne peut guère citer comme ayant appartenu à des squelettes entiers que les os d’Hyène trouvés à Lawfort en Angleterre , quelquesuns de ceux d’Auvergne et peut-être de la caverne de Lunel-Viel. Partout ailleurs ils sont épars et indistinctement mêlés avec les autres os
RÉSUMÉ
du dépôt , et même avec ceux de l’espèce humaine , ce dont il n’est pas permis de douter, d’après les précautions prises par Schmerling surtout, dans la caverne d’Engis, pour s’assurer de ce fait, contesté pour Canstadt et autres localités.
Ils sont à différents degrés de détérioration, suivant quelque circonstance de localités et de leur nature propre; il paraît cependant qu’en général ils sont moins altérés, ils ont un aspect plus frais, plus récent, moins friable que ceux des autres animaux avec lesquels ils se trouvent , comme le disent M. Goldfuss de ceux de Gaylenreuth, dans le limon et non dans la brèche ; M. Noggerath , de ceux de Sundwig , dans une terre très-meuble , au-dessous d’une couche de stalagmite de vingt à quarante pouces d’épaisseur, et M. Buckland de ceux de Kirkdale.
Ces os sont toujours fortement fragmentés de l’aveu de tous les paléontologistes; mais suivant les uns, ils sont anguleux et offrent même des traces d’érosion; et suivant M. Schmerling, au contraire, la plupart sont évidemment roulés.
Dans les excavations, ils sont dans des relations différentes par rapport au sol ; quelquefois tout à fait libres et à la surface ; d’autres fois à découvert, et même collés au plafond de la caverne; le plus souvent ils sont enfouis ou dans la terre argileuse, ou dans une sorte de brèche, formée par la stalagmite, celle-ci couvrant le sol argileux ; particularités signalées surtout par Schmerling dans les cavernes des environs de Liège.
Mais de ces faits incontestables peut-on en conclure d’une manière un peu plausible, que l’espèce d’IIyène fossile la plus commune dans la partie tempérée de l’Europe , a non-seulement vécu dans les pays où l’on rencontre des fragments de son squelette , mais qu’elle se retirait dans les cavernes où on les trouve, et que c’est elle qui y a apporté les ossements des autres animaux qu’on y rencontre avec les siens , c’est tout autre chose. On a pu en effet opposer à cette manière de voir, proposée surtout par M. Buckland, et adoptée par M. G. Cuvier, reposant sur les faits d’un assez petit nombre d’os de Ruminants qui paraissent avoir
Inégalement
détériorés.
Anguleux ou roulés.
ou empâtés.
Conclusions.
Contre l'opinion de M Buckland.
éprouvé l’effet de la dent d’animaux carnassiers, delà présence de fèces ou de coprolithes trouvés avec eux ; et enfin , sur un certain nombre dos d Hyènes usés, polis d’un côté seulement, ce qu’on attribue au passage des Hyènes rentrant et sortant de leurs retraites, que ces ossements d Hyène sont bien fragmentés, bien dispersés, bien peu nombreux même, pour provenir d’animaux qui auraient vécu dans les cavernes, et contre ceiiesie seraient morts de leur mort naturelle, en admettant même que ces os üng. ne soient pas roulés, ce que nie positivement M. Schmerling, pour ceux des cavernes de la province de Liège. Celui-ci conclut même, p. 69 de ses Recherches , que les os de ces animaux y ont été amenés de loin , ce que confirme, suivant lui, leur petit nombre, et que ce ne sont pas les plus résistants qui sont les mieux conservés, observations Sans doute les Hyènes se retirent , se réfugient dans les cavernes , pro-
et objections , . t u r
contre tune et bamement pour s y cacher , et même y élever, y allaiter leurs petits; lautre. mais M. Knox a fait la juste observation que ces animaux qui se nourris- !te voir® sent de cadavres> les mangent sur place , au lieu de les emporter en topar m. Knox. talité ou en partie dans leur retraite, comme il faudrait qu’ils eussent fait, si les ossements des animaux que l’on trouve avec les leurs, étaient réellement les restes de leurs repas. Ce sont ces difficultés qui ont porté M. Schmerling à dire que les ossements fossiles d’Hyène ne proviennent pas d animaux qui auraient vécu aux lieux où on les trouve, et qu’ils ont été entraînés par une grande inondation. Mais pour admettre cette hypothèse, il faut passer sous silence les masses d 'album grœcum, que Ion trouve dans ces cavernes, et que M. Buckland regarde comme des excréments d Hyènes, et suivant lui entièrement semblables à ceux d’une Hyène du Cap, vivante , qu’il a pu se procurer et examiner comparativement. Il reconnaît cependant que les coprolithes de Kirkdale, de forme sphérique, irrégulièrement comprimée, variant d’un demi-pouce à un pouce de diamètre, de couleur d’un blanc jaunâtre, à cassure terreuse, contiennent des petits fragments non digérés d’émail de dents. rarMoi. Or, je ne connais encore aucun animal qui se nourrisse de dents et puisse même les digérer; en sorte que cette particularité pourrait être
RÉSUMÉ
une objection de plus à exposer contre l’opinion de M. Buckland, que les os de mammifères trouvés en grande quantité dans la caverne de Kirkdale, avec ceux d’Hyènes, y ont été apportés par elles, et nullement par des inondations. En effet, en faisant observer que les Hyènes, plus que les autres carnassiers, vivent solitairement chacune dans leur tanière, quelles n’emportent pas nécessairement tous les cadavres d’animaux qu elles rencontrent ; mais quelles les dévorent souvent sur place ; que dans le cas contraire , c’est au plus à l’entrée de leur tanière quelles le font, et non dans cette tanière elle-même; qu’il n’est nullement démontré, ni même probable, que des Hyènes sauvages se mangent les unes les autres, au moins hors le cas d’absolue nécessité; et que toutes les Cavernes à ossements sont fort loin de contenir des Hyènes ; que dans aucune même , elles n’y sont en nombre proportionnel aux os d’animaux herbivores qui se trouvent avec elles; que pour des animaux si avides d’os qu’on le dit , bien peu de ceux-ci offrent réellement des traces d’avoir été rongés, brisés, mangés par elles; qu’il est bien difficile d’expliquer comment des animaux venant mourir de vieillesse ou de maladies dans ces cavernes, pendant une suite si longue de générations , n’ont laissé eux-mêmes que des os brisés, fracturés, mêlés avec ceux de leurs victimes; on est presque forcé de conclure, avec la plupart des géologues qui ont écrit sur les cavernes ossifères, depuis M. Buckland , que les ossements d’Hyènes, et même leurs excréments devenus coprolithes , qu’on trouve dans ces cavernes, y ont été apportés, ainsi que ceux qui sont dans le diluvium ordinaire, et comme l’ont été les parties dures de tant d’animaux mammifères, ou d’autres classes de vertébrés ou d’invertébrés, avec lesquels on les trouve, pêlemêle, brisés, fracturés, sans aucune espèce d’ordre, ce qui ne peut faire soupçonner une distinction de victimaireet de victime; qu’ils y ont été apportés, déjà en fragments, des pays environnants, où les animaux dont ils proviennent vivaient sans doute, par une inondation générale, ou par des inondations partielles et répétées à des intervalles plus ou moins éloignés; mais non pas assez étendues pour avoir ramassé, accumulé
Conclusions
définitives.
Les Os
d'Hyènes et les coprolithes apportés
des environs,
comme les autres os,
retrouvés avec ceux-ci ,
et même ceux de l’homme,
à une époque
par abondance de Ruminants,
successivement des ossements d’animaux de pays éloignés, avec ceux des lieux où elles se sont arrêtées, comme l’a surtout pensé Schmerling; qu’en supposant même que les ossements d’Hyènes ne se trouvent pas mêlés avec ceux de l’espèce humaine, ce qui ne peut être mis en doute aujourd’hui, depuis l’examen approfondi des cavernes des environs de Liège et de Montpellier, confirmant ce qui avait été déjà constaté pour le célèbre dépôt de Canstadt , à lepoque de sa découverte, il ne faudrait pas regarder cette absence, avec M. G. Cuvier, comme une preuve que l’espèce humaine n’existait pas à l’époque du dépôt des ossements dans les cavernes ; car, s’il est vrai qu’aujourd’hui les Hyènes, comme les Loups, comme les Chiens même, s’attaquent quelquefois aux cadavres d’hommes dans certaines circonstances de nécessité absolue, ce n’est pas une raison pour quelles l’aient fait à des époques où nos pays, beaucoup moins peuplés d’abord, étaient de plus couverts de forêts, et où les ruminants , leur pâture harmonique, étaient si abondants en individus et même peut-être en espèces.* Ces races nombreuses de Cerfs, de Bœufs et de Chevaux, ont disparu en très-grande partie, parce que les hommes ont abattu les forêts, anéanti, ou au moins grandement diminué les pâturages libres et se sont prodigieusement multipliés , et dès lors l’une des deux espèces d’Hyènes qui habitaient notre Europe , s’est retirée et s’est concentrée uniquement dans les deux autres parties de l’ancien monde; l’autre a complètement disparu , si même elles n’ont pas disparu toutes les deux , comme le pensent plusieurs paléontologistes qui en font des espèces distinctes.
Ainsi, nous retrouvons pour ce genre de mammifères carnassiers, ce que nous avions reconnu pour la plupart des autres , et surtout pour les Felis et les Canis; c’est-à-dire qu’avec le grand nombre d’animaux herbivores qui peuplaient si abondamment nos antiques forêts, et qui ont disparu en grande partie, vivaient pour ainsi dire proportionnellement, non-seulement des espèces de carnassiers sanguinaires, hardis, agissant courageusement corps à corps comme les premiers, ou plus habilement, et en s’associant, dans leur chasse, comme les seconds,
RÉSUMÉ
pour les attaquer de vive force, et qui les dévoraient vivants; mais encore des espèces moins courageuses ou moins féroces, moins franchement carnassières, et par conséquent plus hideuses, auxquelles étaient réservés leurs cadavres; les Hyènes étaient ici ce que chez les oiseaux de l'harmonie je proie les Vautours sont à l’égard des Faucons. Ainsi , l’harmonie des étau plus
principales espèces animales était alors en Europe, au moins aussi évidente
parfaite quelle l’est aujourd’hui ; si même elle ne l’était réellement da- ur K vantage comme plus voisine de l’époque où elle était sortie de la conception créatrice, et nécessairement alors moins dérangée par le développement fatal de l’espèce humaine.