‹ Osteographie, ou, Description iconographique comparee du squelette et du systeme dentaire des mammiferes recents et fossiles pour servir de base a la zoologie et a la geologieChapitre 165 sur 171 · OBSERVATION · texte numérisé non relu

OBSERVATION

Au moment où j’envoie l’explication des planches de ce Mémoire sur les Hyènes à l’impression , le texte étant imprimé depuis près de quinze jours, j’apprends par une lettre que M. Jules de Christol m’a fait l’honneur de m’écrire de Dijon , en date du 8 octobre 1 843, que c’est bien à lui , comme je l’avais déjà reconnu , que sont dus la découverte et le signalement de l’Hyène rayée fossile dont personne avant lui n’avait soupçonné l’existence à cet état, ainsi que l’indication du rapprochement qu’il était possible de faire entre une dent carnassière inférieure provenant également de la caverne de Lunel-Viel , et l’Hyène brune de M. Cuvier. Le premier point a en effet été parfaitement reconnu par tous les paléontologistes, et, avant tous, par M. le professeur Buckland, dans un article inséré dans les Proceedings of Geological Soc. of London pour l’année 1827, p. 4(0, et de plus, ainsi que le second,

(1) « Mr. Marcel de Serres has publislied a list of the animais’ remains contained in tins cavern ( Lunel-Viel ) winch differ but little from tliose of Kirkdale : the most remarkable addition is that of the Beaver and the Badger, together with the smallest striped or Abyssinian Hyæna. For these discoveries we are indebted to the exertions of Mr. de Christol , a young naturalist of Montpellier, whose observations on the geology of that district the author found in perfect accordance with his own. »

complètement établi dans le mémoire sur les espèces d’Hyènes fossiles que M. de Christol a inséré dans le tome IV des Mémoires de la Société d Histoire naturelle de Paris pour 1828; mémoire où, après avoir décrit ces deux dents, il ajoute qu’il a vu, parmi les ossements d’Hyènes retirés de la caverne de Lunel-Viel, des têtes qui proviennent de différentes espèces, et, page 377, qu’il avait examiné plusieurs dents semblables à celles qu’il avait décrites.

Il est donc fâcheux que par inadvertance, sans doute, MM. Marcel de Serres , Dubreuil et Jean-Jean , dans la première et même dans la seconde édition de leur Description des ossements fossiles de la caverne de Lunel-Viel , l’une en 1828, et l’autre en 1839, n’aient fait aucune mention du mémoire de M. de Christol , comme au reste j’ai montré que Schmerling , en 1 833 , avait fait à leur égard.

J’apprends également , par la lettre de M. de Christol , que c’est par une sorte de malentendu que le nom de M. Bravard se trouve joint au sien dans le mémoire du premier que nous venons de citer. C’est ce que M. Bravard s’était en effet empressé de reconnaître lui-même, page g5 de sa Monographie de la montagne de Perrier, publiée en 1828, en citant en ces termes : « (Jn mémoire sur les nouvelles espèces d’Hyènes fossiles qui appartient tout entier à M. de Christol , quoique mon nom y figure avec le sien. »

D après cela il me semble de toute équité, ce qui ne diminuera en rien la valeur du travail de MM. Marcel de Serres, Dubreuil et Jean- Jean, de donner comme antérieur le nom d’Hyœna Monspessulana au lieu de celui d Iiyœna prisca à l’Hyène rayée fossile dont on a trouvé des restes dans la caverne de Lunel-Viel; si tant est qu’on veuille en faire une espèce distincte.

Il faut également supprimer le nom de M. Bravard partout où je l’ai cité à côté de celui de M. de Christol, pages 49 et 5o.

EXPLICATION DES PLANCHES

EXPLICATION DES PLANCHES

PL

PI

— Squelette de l'Hyène vulgaire {H. vulgaris).

De profil rigoureux , dans l'acte de marcher.

Réduit aux deux cinquièmes de la grandeur naturelle.

D’après celui d'un individu femelle, mort à la ménagerie en seplembre 184-2, et qui y était entré le 9 novembre 1833, venant d'Afrique, sans autre indication.

— Crâne de I’Hyéne vulgaire ou rayée (H. vulgaris) , vu sous toutes ses faces.

Réduits au tiers de sa grandeur naturelle.

D'après celui d’un individu mâle des environs d’Oran, donné au Muséum par M. le docteur Guyon, chirurgien en chef de l’armée d’Afrique.

— Crânes.

Réduits au tiers.

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