CHAPITRE PREMIER
Quoiqu’en général le squelette des Petits-ours offre un assez grand nombre de points de ressemblance dans ses parties essentielles , toutefois, comme la dégradation est assez manifeste des premières espèces les plus rapprochées des Ours, jusqu’aux dernières qui rappellent bien davantage les genres suivants , nous allons envisager à part chacun des petits groupes qui composent ce grand genre , en commençant par le Blaireau que nous prendrons pour type; surtout parce que cet animal est le plus commun, le plus facile à se procurer, se trouvant dans les parties septentrionales des quatre parties du Monde.
i° Du Blaireau (G. Meles).
L’ensemble du squelette du Blaireau aussi bien dans la nature que dans le nombre et la forme des os qui le composent; aussi bien dans les courbures que dans les proportions des régions de la colonne vertébrale et des parties des membres qui le soutiennent, explique fort bien comment Linné, et beaucoup d’autres zoologistes, ont pu comprendre cet animal dans le genre Ursus, sous le nom d'U. Meles.
F.n générai. Le Blaireau a généralement les os de son squelette plus courts proportionnellement à leur longueur , et par conséquent plus robustes que les autres Petits- ours, et même que tous les autres Carnassiers, à l’exception de la Loutre.
La série vertébrale est également plus courte que dans aucune autre En particulier, espèce à cause de la brièveté de la queue ; aussi n’est-elle formée que de quarante-neuf vertèbres, quatre céphaliques, sept cervicales, quinze dorsales, cinq lombaires, trois sacrées et quinze ou seize coccygiennes , dont trois iskiatiques.
La partie crânienne de la tête est épaisse , robuste , arrondie , assez A la lête peu déprimée, encore assez large cependant , dans sa partie basilaire, V céphal,que et même dans son arc pariétal , mais notablement étranglée au milieu de la vertèbre sphéno-frontale.
La partie appendiculaire est généralement courte; ainsi la mâchoire Et dans ses ap supérieure dont la racine ptérygoïdienne est fort reculée, le lacrymal ovalaire, assez grand, tout à fait orbitaire, le palatin fort allongé dans sa lame horizontale, est constituée par un maxillaire très-court, percé d’un énorme trou sous-orbitaire presque marginal, et terminée par un prémaxillaire médiocre , mais dont la branche supérieure ne remonte pas jusqu’au frontal comme dans les Ours.
La mâchoire inférieure commence par un rocher assez petit , subar- inférieur, rondi, contre lequel s’appliquent, en arrière un mastoïdien comprimé. Mastoïdien, mais fort saillant , plus que l’apophyse mastoïdienne de l’occipital , antéroverse, comme dans les Ours, et en avant une caisse large, assez renflée, caisse, quoique un peu déprimée ou enfoncée en dessous. Des quatre osselets osselets de de l’ouïe quelle contient,
L’étrier est petit, sa platine elliptique, allongée; ses branches larges, Étrier, et par conséquent leur intervalle petit, circulaire.
Le lenticulaire est évident, ovale et très-aplati. Lenticulaire.
L’enclume est médiocre; l’apophyse lenticulaire bien plus longue que Enclume, l’autre.
Et enfin, le marteau est considérable , surtout dans son corps ou tête, Marteau, assez comprimée, car le manche est médiocre, un peu en cuiller à son extrémité; les deux apophyses de sa base sont cependant bien marquées.
Comme dans les Ours, et peut-être même encore plus que dans ces squammeux. animaux , le squammeux fort peu élevé dans sa partie écailleuse , a son
Cavité
glénoïiie.
Mandibule.
Branche
horizontale.
verticale.
Dans ses cavités, orifices.
Ouverture palatine.
Fosse
temporale.
Canal auditif.
Orbite.
Trous desortie des nerfs, optique, sous-orbitaire.
Au tronc.