DES PETITS-OURS
(G. SUBURSUS).
Nous avons déjà eu l’occasion, dans nos généralités sur les Carnassiers et surtout dans notre Ostéographie des Ours proprement dits , de définir ce que nous entendons par les Mammifères qui vont faire le sujet de ce mémoire, sous le titre de Petits-ours. Ce sont en général des animaux de taille médiocre que Linné comprenait, pour la plupart du moins, dans son genre Ursus, parce qu’en effet ils ont également le poil hérissé, qu’ils sont palmi et plantigrades, pourvus de cinq doigts aux deux paires de membres, que les carpes comme les tarses sont entièrement nus, larges et appliqués complètement sur le sol. Aussi tous ces animaux ont-ils une démarche et une allure qui ne peuventêtre comparées à celles des Carnassiers, et surtout des Digitigrades, comme les Chiens, qui en terminent la série. Ce sont des animaux qui, comme les Ours, se nourrissent plus volontiers de substances végétales que d’animales, demi-nocturnes, dormeurs, quelquefois au point de s’engourdir complètement dans l’hiver, s’engraissant avec la plus grande facilité. Tous sont également dépourvus de clavicules, n’ayant pas même d’os claviculaires , de cæcum, le colon se continuant sans interruption avec le rectum. Mais ils en diffèrent parce que toutes les espèces de Petits-ours ont l’humérus percé au condyle interne, particularité qui n’existe peut-être que dans les deux dernières espèces d Ours , et surtout par le système dentaire qui , différant constamment de celui de ces derniers animaux, présente une composition particuhère , presque pour chaque espèce. C’est même ce qui a déterminé les zoologistes qui ont pris ce système comme base de l’établissement des genres , à en former un assez grand nombre , qu’ils ont confirmés pl us ou
G. Sdbürsüs. .
2 CARNASSIERS; SUBURSUS.
moins heureusement par quelques légères particularités , et entre autres par la considération de la queue, qui, presque nulle dans les premières espèces, s’allonge de plus en plus au point de devenir prenante dans les dernières , ce qui leur donne quelque chose de certaines espèces de Singes , au point que M. Fréd. Cuvier a proposé de ranger les Kinkajous parmi les Primatès.