‹ Osteographie, ou, Description iconographique comparee du squelette et du systeme dentaire des mammiferes recents et fossiles pour servir de base a la zoologie et a la geologieChapitre 35 sur 171 · V . coccj gicnnes · texte numérisé non relu

V . coccj gicnnes

petite , aussi bien dans son corps que dans ses bras peu inégaux ; enfin , le marteau, médiocre dans sa tête, est surtout fort étroit dans le col de son manche.

Le squammeux , fort bas , et très-étendu en longueur , a sa cavité glénoïde assez peu transversale. La mandibule , fort courte et large dans sa branche horizontale , dont la symphyse est haute et oblique , est coudée à angle droit dans sa branche verticale , de manière à ressembler un peu à celle des Primatès ; seulement l’apophyse coronoïde est plus élevée, plus arquée; le condyle est plus large et plus transverse; et enfin , outre l’apophyse angulaire arrondie , il y en a une autre supérieure plus petite , presque contiguë au condyle.

Les vertèbres cervicales du Kinkajou sont encore plus courtes que celles de tous les autres Petits-ours. L’apophyse épineuse de l’axis plus courte, plus arrondie et moins versante en avant , et les apophyses transverses peu dilatées, même celle delà sixième.

Les dorsales sont aussi assez peu allongées dans leur corps ; mais leur apophyse épineuse est assez élevée et assez large , et surbaissée ; et cela , presque également aux dix premières vertèbres ; car , aux quatre dernières , elle est bien plus courte , dépassant à peine les tubercules des apophyses articulaires antérieures , et un peu antéroverse.

Les vertèbres lombaires s’allongent dans leur corps; leur apophyse épineuse est médiocre; la styloïde des articulaires est considérable, et les transverses élargies sont fortement dirigées en avant.

Les vertèbres sacrées ne sont presque et réellement qu’au nombre de deux , dont la première seule est articulée avec l’iléon ; encore sontelles libres par l’apophyse épineuse; aussi n’y a-t-il qu’un trou sacré. La vertèbre qui suit pourrait cependant aussi être considérée comme sacrée , au moins d’un côté , où elle est jointe à la seconde du sacrum par son apophyse transverse.

Les vingt-six ou vingt-sept suivantes sont coccygiennes , les cinq ou six premières complètes avec os en V, les suivantes s’allongeant peu à peu pour décroître ensuite, mais peu rapidement, et pourvues comme à

l’ordinaire de six épines ou apophyses en avant, deux en haut, deux latéralement et deux en bas; et de trois seulement en arrière , une médiosupérieure et deux latérale s.

Dans la série médio-infère ,

L’hyoïde diffère plus de celui du Blaireau que dans les Petits-ours de l’Amérique méridionale. Le corps est d’abord plus court , et il est pourvu d’une paire d’apophyses inférieures très-prononcées ; l’article basilaire des grandes cornes, encore plus court, n’est libre que dans son bord antérieur, et les deux autres articles sont au contraire bien plus grêles; mais une autre différence , c’est que les cornes postérieures sont coudées , comme si elles étaient formées de deux articles, et quelles s’articulent largement avec tout le bord postérieur du premier article des grandes.

Le sternum est certainement composé de dix sternèbres bien plus étroites que dans les espèces précédentes; le manubrium ayant une pointe assez obtuse en avant de son point fort élargi d’articulation avec la première corne ; les intermédiaires assez courtes et comprimées, sauf les deux dernières subtétraèdres; le xiphoïde étroit et assez long.

Les côtes, au nombre de quatorze , dont neuf et peut-être dix vraies, et cinq ou quatre fausses, sont remarquables par leur longueur, leur peu d’arqure en dehors , et leur presque égalité de grosseur , sauf la dernière bien plus petite; les cornes sont au contraire fort courtes, d’où il résulte un thorax comprimé, fort étroit, surtout en avant.

Les membres ont assez bien entre eux la proportion de ceux des Blaireaux , c’est-à-dire qu’ils sont moins disproportionnés et moins allongés que ceux des autres Petits-ours.

L’omoplate est en effet large et courte, fort arrondie dans ses deux bords antérieur et supérieur , n’en fermant qu’un , avec l’appendice angulaire plus prononcé que dans aucune autre espèce de ces animaux. Sa crête est du reste simple à sa terminaison acromiale, obliquement portée en avant.

2“ Dans la série sternèbrale.

Hyoïde.

Son corps.

Ses cornes antérieures.

postérieures.

Sternum ,10.

Côtes , U dont 9 + 5.

3“ Dans les Membres antérieurs.

Omoplate.

Clavicule, 0.

Humérus.

Radius.

Cubitus.

Scaphoïde.

Trapèze.

Os du Métacarpe.

Des Doigts ou Phalanges

■2i CARNASSIERS; SUBURSUS.

11 n’y a pas plus de clavicule que dans aucune espèce de ce genre ( i ). L’humérus, déformé ordinaire chez les Petits-ours , est court, robuste, courbé en S, un peu plus même que dans le Blaireau , et presque comme dans le Mydaus, n égalant en longueur que les neuf premières dorsales, la tubérosité interne plus saillante que l’externe qui l’est fort peu, l’empreinte deltoïdienne ne descendant pas au-dessous de la moitié ; il est du reste percé au-dessus du condyle interne, comme à l’ordinaire.

Le radius, d’un cinquième au moins plus court que l’humérus, ce qui est encore comme dans le Mydaus et le Blaireau, a sa tête également plus ronde, et n’occupant qu’un peu plus de la moitié de l’articulation huméro-radio-cubitale.

Le cubitus ressemble aussi davantage à celui du Mydaus qu’à cet os dans aucune autre espèce de Petit-ours ; en effet , il est très-comprimé , comme canaliculé dans sa longueur, pourvu en haut d’un olécrane court, recourbé en dedans, et en bas d’une apophyse styloïde fort courte.

La main , en totalité , égale à peine le radius en longueur.

Le scaphoïde a toujours une apophyse inférieure considérable ; le triquètre s’articule largement avec le cubitus qu’il semble continuer , et le pisiforme est médiocre.

A la seconde rangée , le trapèze est petit et triangulaire ; le trapézoïde est plus grand, méritant mieux son nom, et le grand os est le plus petit , du moins à son extrémité supérieure.

Les métacarpiens sont courts, comme dans les Blaireaux ; le cinquième étant même le plus gros, au moins proportionnellement, car il est de la même longueur et égale à peu près le second. Celui du pouce est le plus court et le plus grêle; le quatrième égalant le plus grand.

Les phalanges cependant sont bien plus grêles que dans les premières espèces de Petits-ours, et ressemblent davantage à celles des Coatis; ce qui a même lieu pour les onguéale minces et arquées.

(1) Je n’ai pu encore trouver sur quoi repose l’assertion de Fischer et de F. Cuvier, que cet animal est pourvu de clavicules.

OS DU SQUELETTE. 2g

Les membres postérieurs, avons-nous déjà fait remarquer plus haut, sont assez peu plus longs que les antérieurs.

Los innommé, à peine aussi long que le fémur et fortement excavé os innommé, à la face externe de l’iléon , est remarquable par le peu d’étendue de son symphyse. articulation avec le sacrum, et surtout par sa direction bien moins sacrée, parallèle à la colonne vertébrale que dans les autres Petits-ours. La sym- pubienne, physe pubienne est toujours fort large.

Le fémur offre assez bien la forme et les proportions de celui du Fémur. Blaireau, étant à peine plus long que l’humérus. Il est du reste à peu près droit, assez fortement élargi, surtout inférieurement.

La jambe, qui ne surpasse la longueur de la cuisse que d’un dixième environ, est composée d’un tibia et d’un péroné, qui sont cependant Tibia, plus grêles que dans le Blaireau. Péronè-

Le pied conserve aussi à peu près les mêmes proportions; seulement il est un peu plus étroit.

Le tarse est surtout évidemment plus long , par plus de prolongement en avant de l’apophyse scaphoïdienne de l’astragale; mais l’apo- Astragale, physe postérieure du calcanéum n’est pas plus longue ni plus relevée Calcanéum, que dans le Blaireau.

Les quatre os de la seconde rangée contribuent aussi à augmenter la longueur du tarse , par leur forme plus étroite et plus allongée ; du reste le second cunéiforme est bien plus petit que le troisième et même cunéiformes, que le premier.

Les métatarsiens sont surtout plus grêles et plus longs proportion- Osdu nellement que dans le Blaireau. Le cinquième est pourvu d’une forte Meta,arseapophyse à sa base externe.

Quant aux phalanges , elles sont assez bien comme à la main.

5° Du Bintlrong (G. Arctitis).

Le squelette du Caudivolve asiatique ou du Binturong (. Arctitis Bin-

G. Subürsu$.

En général.

En particulier.

1" Dans la série vertébrale.

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