‹ Osteographie, ou, Description iconographique comparee du squelette et du systeme dentaire des mammiferes recents et fossiles pour servir de base a la zoologie et a la geologieChapitre 36 sur 171 · V. céphaliques ou Tète · texte numérisé non relu

V. céphaliques ou Tète

Ses

Appendices, supérieur.

Palatin, maxillaire.

Prèmaxi llaire.

inférieur.

Caisse.

Osselets de l’ouïe.

26 CARNASSIERS; SUBURSUS.

turong) (i), quoique beaucoup plus grand que celui du Caudivolve américain , offre dans son ensemble , et même dans la proportion des parties qui le composent , les plus grands rapports avec lui.

Le nombre des vertèbres est presque le même, soixante-quatre en tout; quatre céphaliques, sept cervicales, treize dorsales, sept lombaires , deux sacrées et trente-deux coccygiennes.

La tête n’a cependant pas tout à fait la même forme que celle du Kinkajou, étant en général plus allongée, plus étroite dans sa partie vertébrale, et moins courte dans la partie faciale.

La boite cérébrale, assez longue et étroite, un peu étranglée au milieu des fosses temporales, et par conséquent bien en arrière des orbites, est large et bombée entre ceux-ci avec des apophyses fronto-orbitaires très-marquées comme dans le Kinkajou , sans crête sagittale. L’occipitale fort médiocre est tranchante, et ses apophyses occipitales, assez développées en se joignant aux mastoïdiennes presque nulles , constituent une sorte de lame repoussée en arrière par des caisses bulleuses, ovales, assez considérables. Le canal auditif externe est cependant petit , elliptique et presque caché.

L’apophyse ptérygoïde interne assez surbaissée se joint à un palatin fort grand , dont le bord postérieur presque transverse est toujours bien au delà de la dernière dent. Le maxillaire est cependant assez court; le trou sous-orbitaire rond et médiocre; le prémaxillaire petit, étroit, n’atteignant pas le frontal par sa branche montante, malgré sa finesse.

L’appendice maxillaire inférieur est surtout très-différent de ce qu’il est dans le Kinkajou; d’abord la caisse est bien plus renflée et plus bulleuse sans prolongement pour l’ouverture auditive externe qui est ainsi sessile. Les osselets de l’ouïe diffèrent aussi notablement pour ressembler davantage à ce qu’ils sont dans le Mydaus, et cela pour tous lesquatre,

(1 ) M. Temminck est le seul jusqu'ici , à ma connaissance du moins, qui ait dit quelque chose du squelette de cet animal, et montré ses rapports avec celui des Paradoxurcs , des Ratons et des Coatis ( Monogr . des Mamm., 1838).

OS DÜ SQUELETTE. 27

comme on pourra s’en convaincre clans l’iconographie. La mandibule offre aussi des différences considérables. En effet , dans l’Arctitis , elle reprend la forme allongée, un peu courbée en bateau, cjue nous avons signalée dans les Ratons. Seulement elle est plus forte, et les deux parties de l’apophyse angulaire sont plus marquées, surtout la supérieure en crochet. La fosse massétérienne est aussi fortement excavée.

Les vertèbres cervicales sont, comme toutes les autres, proportionnellement plus longues, plus étroites que dans le Kinkajou. L’atlas a ses apophyses transverses plus étendues et moins larges ; celles de l’axis sont longues et styliformes; l’épineuse bien plus prolongée en avant qu’en arrière. Quant à la sixième, elle est comme dans le Kinkajou.

Les vertèbres dorsales, qui ne sont certainement qu’au nombre de treize (i), ont, du moins les dix premières, l’apophyse épineuse médiocre, assez étroite, assez distante et inclinée également en arrière, au contraire des trois dernières qui l’ont en avant ; en sorte que la dixième et la onzième se touchent presque par leur extrémité.

Les sept vertèbres lombaires, assez longues et fortes, croissant de la première à la sixième, offrent aussi des apophyses généralement assez développées , surtout les styloïdes. Les transverses sont cependant médiocres.

Le sacrum n’est en apparence composé que de deux seules vertèbres, dont une seule articulée avec l’iléon ; aussi n’y a-t-il qu’une seule paire de trous sacrés ; mais une troisième doit être comptée dans la vertèbre suivante, dont les apophyses transverses sont bien plus étendues que dans celles de la queue.

Les vertèbres coccygiennes sont au nombre de trente-deux (2) ; les

Mandibule.

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