‹ Osteographie, ou, Description iconographique comparee du squelette et du systeme dentaire des mammiferes recents et fossiles pour servir de base a la zoologie et a la geologieChapitre 63 sur 171 · Des Loutres · texte numérisé non relu

Des Loutres

En générai. Les Loutres, chez lesquelles nous pourrions même indiquer des différences spécifiques dans quelques parties du squelette , s’éloignent des véritables Martres ou Fouines, non-seulement par les modifications que les pièces qui le constituent ont éprouvées pour une locomotion aquatique, mais encore par quelques points indiquant une véritable dégradation.

Un assez grand nombre d’auteurs se sont occupés de l’ostéographie de la Loutre commune, et entre autres Daubenton, qui, dans les tome Vil, page i5o de F Histoire naturelle de Buffon , a donné la description et la figure du squelette d’une jeune Loutre femelle.

M. G. Cuvier n’en a dit que quelques mots en passant, sans en rien figurer.

Steller, anciennement, et depuis Everard Home et M. Martin, ont décrit le squelette de la Loutre du Kamtschatka, dont les collections du Muséum ne possèdent pas même encore une peau bourrée complète.

Je n’ai eu à ma disposition que les squelettes de la Loutre commune , de la Saricovienne, de la Loutre sans ongles du Cap, de celle de la côte de Malabar et d’une petite espèce du Chili, ainsi que la tête os- En particulier, seuse de plusieurs autres espèces moins distinctes.

Dans la Loutre Le squelette de la Loutre de notre Europe, L. Vulgaris , considéré

commune, L 0

dans son ensemble , est remarquable par le grand allongement de la colonne vertébrale et surtout par la brièveté proportionnelle des membres en général et dans toutes leurs parties, vertèbres. Toutefois le nombre des vertèbres de cet animal est le même que dans les Fouines , quatre céphaliques, sept cervicales , quatorze dorsales ,

six lombaires, trois sacrées, et la différence ne porte que sur les coccygiennes au nombre de vingt-six , dans un squelette fait sous mes yeux pour cet ouvrage , et bien complet.

La tête osseuse de la Loutre se distingue aisément de celle des autres espèces de Mustelas par la largeur et la grande dépression de la boîte cérébrale , la minceur de ses os , et par l’extrême brièveté de la face séparée de celle-là par un étranglement post-orbitaire très-prononcé. On peut aussi remarquer la force de la crête occipitale , la nullité de la sagittale , le développement peu marqué des apophyses orbitaires, la grandeur du trou sous-orbitaire et son grand rapprochement du bord de l’orbite. Quant aux osselets de l’ouïe , que j’ai pu observer dans la Loutre commune et dans celle du Cap , je les ai trouvés semblables à ceux de la Fouine, à la grandeur près. L’apophyse articulaire avec l’enclume de l’étrier est seulement plus forte, et surtout proportionnellement avec l’autre réduite à l’état de mamelon.

Les vertèbres cervicales sont en général courtes , plus que dans la Fouine , et du reste assez semblables d’apophyses , si ce n’est que l’épineuse de l’axis est convexe , quoique surbaissée , et que la transverse de la septième est bien plus pointue.

Celles du dos n’offrent rien qui leur soit particulier que leur grande laxité , ce qu’indiquent aussi l’étroitesse et la distance de leurs apophyses épineuses, ainsi que la grande saillie du tubercule des apophyses transverses.

Les lombaires sont courtes dans leur corps et hérissées de larges apophyses , toutes dirigées en avant ; les transverses surtout croissant rapidement de la première à la dernière bien plus large que les autres.

Les trois sacrées sont distinctes dans leurs apophyses épineuses, qui sont également assez larges; mais la dernière n’est pas soudée aux autres et semble une première coccygienne.

Quant aux coccygiennes , elles sont en général courtes, plus que dans la Fouine, décroissant moins rapidement, beaucoup plus épaisses ou

Céphaliques.

Os de l'ouïe.

Cervicales, 7.

Dorsales, 14.

Lombaires, 6.

Sacrées, 3.

Coccygiennes ,

Sternèbres.

Os hyoïde.

Sternum, 10.

Côtes, 14.

Membres :

antérieurs.

Clavicule.

Humérus,

Radius.

Cubitus.

28 CARNASSIERS; MUS TEL A (Luira).

robustes, avec les apophyses et les crêtes d’insertion musculaire mieux

marquées, surtout les transverses des premières.

Los hyoïde par lequel commence la série sternale a son corps large et plat, ses cornes antérieures formées de trois articles également comprimés et croissant en longueur du premier au dernier, et en sens inverse en largeur, avec ses cornes postérieures presque droites.

Le sternum n’est formé que de dix sternèbres , dont la dernière est longtemps cartilagineuse et les intermédiaires courtes, subégales ; le manubrium médiocrement prolongé en avant.

Les côtes , au nombre de dix sternales et de quatre asternales , sont grêles, très-espacées, presque contournées en S fort allongées , ou mieux comme tordues, très- plates inférieurement, et pourvues, surtout les dernières , de cartilages fort longs et larges,. ce qui donne à la poitrine, et surtout aux hypocliondres , une étendue considérable.

Les membres sont courts et distants , encore plus que ceux du Putois, avec lesquels ils ont une certaine ressemblance , et les os longs qui entrent dans leur composition ont une cavité médullaire aussi développée que ceux des Martres.

Les antérieurs sont pourvus d’un os claviculaire très-grêle, presque aciculaire, très-court , à peine un peu courbé, mais bien osseux; d’une omoplate courte, large, flabelliforme , comme celle du Putois, lort étendue dans son bord supérieur , mais avec l’apophyse récurrente de la crête moins prononcée , quoique plus large; d’un humérus robuste, court, égalant à peine les six premières vertèbres dorsales, fortement courbé en deux sens contraires , avec l’empreinte deltoïdienne descendant en crête aiguë jusqu’au delà de la moitié de sa longueur , un trou au condyle interne, et l’externe élargi par une forte crête ; d’un radius et d’un cubitus également fort courts , robustes, tourmentés, accentués par des crêtes d’insertion musculaire très-prononcées, le dernier surtout remarquable par l’épaisseur et la largeur en cuiller de l’olécrane , et le premier par son arqure et par une presque égalité dans la largeur de ses deux têtes ; d’une main égale en longueur à l’humérus et dans la-

quelle on doit remarquer la brièveté du carpe, déterminée par la petitesse de ses os, et surtout celle du pisiforme ou calcanéum antérieur; le peu de longueur même des métacarpiens et des phalanges moindre que dans les Martres et même que dans les Putois , à l’exception des onguéales plus petites que les secondes, et surtout bien moins hautes dans la griffe.

Les membres postérieurs, plus longs que les antérieurs, du moins dans les deux dernières parties , sont aussi assez robustes. L’os innorniné est cependant médiocre, et ses deux parties presque égales; le fémur, à peine un peu plus long que l’humérus , est à la fois court et large à ses deux extrémités , l’inférieure beaucoup plus épaisse ; le tibia est notablement plus long , très-épais , triquètre et comme un peu tordu ; le péroné est au contraire grêle , et terminé en spatule presque également à ses deux extrémités, l’inférieure cependant bien plus épaisse; enfin le pied , plus long d’un quart que la main , est large et épais , surtout le tarse. Du reste , il ressemble assez bien à ce qu’il est dans le Putois , si ce n’est cependant que ses différents os sont plus gros proportionnellement à leur longueur, ce qui les rend plus courts, et que les phalanges onguéales sont beaucoup plus petites et bien moins hautes dans la partie terminale.

Parmi les autres espèces de Loutres dont j’ai pu étudier le squelette en tout ou en partie, je n’ai guère remarqué que les différences suivantes.

D’abord à la tète , dont la forme générale est assez bien la même , si ce n’est que le crâne est plus déprimé , plus large , plus longuement étranglé dans la Loutre à petits ongles et dans celle de mer , ce qui le fai t ressembler davantage à celui des Phoques, la face présente quelquefois encore plus de brièveté que dans la Loutre commune , par exemple dans la L. lataxina, et, en outre, une sorte d’augmentation graduelle dans les apophyses orbitaires. En effet, presque nulles dans la Loutre sans ongles, elles s’accroissent peu à peu dans les Loutres commune , Enhydre, de la Guyane , de Bahia, du Pérou , de Rio-Grande , et deviennent assez grandes dans la Loutre nommée Lataxine par M. Fréd. Cuvier.

Carpe.

Pisiforme.

Phalanges

onguéales.

Membres postérieurs.

Os innorniné.

Tibia.

Pied .

Différences

chez

les espèces de Loutres.

Dans la tète.

CARNASSIERS; MUSTELA [Luira).

Le nombre «les vertèbres.

Loutre de mer.

Loutre «lu Brésil.

Le trou rond du fémur.

Dans le nombre des vertèbres dorsales et dans celui des côtes , on peut aussi noter quelques différences importantes. Aussi , suivant M. Martin , qui relève à ce sujet une erreur de Home , les vertèbres dorsales ne seraient qu’au nombre de treize dans la Loutre marine, et non de quatorze comme celui-ci l’a dit ; dès lors le nombre des côtes n’est que de treize , dont douze seraient sternales , puisque M. Martin dit que la dernière étant fausse , est attachée par un très-long cartilage à ceux des côtes vraies; et cependant les vertèbres lombaires ne sont qu’au nombre de six , comme dans la Loutre commune ; d’où il résulterait que celle de mer n’aurait que dix-neuf vertèbres troncales.

Deux autres espèces en ont vingt , comme la Loutre d’Europe ; mais elles sont autrement distribuées , quinze au dos , cinq aux lombes. Ce sont les Loutres sans ongles et du Brésil , qui ont par conséquent quinze paires de côtes.

Je dois ajouter que dans celte dernière espèce surtout, les vertèbres en général , et principalement celles de la queue , sont bien plus courtes et bien plus larges dans leur corps et leurs apophyses transverses; ce qui doit sans doute être encore plus marqué chez la Loutre marine , dont la queue n’est que de io pouces sur une longueur totale de 3 pieds 2 pouces anglais; et enfin que les os longs qui entrent dans la composition des membres, et principalement l’humérus et le fémur, sont quelquefois remarquablement courts, larges et déprimés, surtout dans les Loutres du Brésil et du Kamtschatka; mais aussi dans la Loutre sans ongles du Cap.

Un autre fait que j’emprunte à M. Martin , c’est que chez la Loutre de mer, la tête du fémur est, comme dans celui des Phoques, dépourvue de la fossette d’insertion du ligament rond , et que la main est remarquable par sa petitesse; au contraire du pied (i) , dont les doigts vont en croissant assez rapidement du premier, ou pouce , au cinquième , le plus long de tous.

(1) C’est sans doute par erreur que M. G. Cuvier a dit, dans les deux éditions de son Règne animal, que les pieds de derrière sont très-courts ; ce sont plutôt les antérieurs.

Enfin le Bassaris, par lequel nous terminons la petite famille des Bassaris. Mustelas, comme nous aurions pu commencer par lui celle des Yiverras , offre en effet dans l’examen de son squelette des particularités qui indiquent une sorte d’intermédiaire à ces deux genres.

M. Lichtenstein est, à ma connaissance, le seul auteur qui ait dit quelque chose du squelette de cet animal, dont il a même fait figurer la tête osseuse dans la Pl. 43 de ses Saugethiere. Depuis lors nous l’avons fait représenter en entier dans la partie zoologique du Voyage de circumnavigation de La Bonite , d’après un exemplaire monté et retiré sous nos yeux d’un animal rapporté dans l’esprit de vin par M. Eydoux, chirurgien de l’expédition. C’est celui qui va encore nous servir ici.

Par sa forme générale , il ressemble davantage au squelette d’un Vi- En générai, verra qu a celui d’un Mustela , et cela à cause de la longueur de la tête et de la queue.

Le nombre total des vertèbres n’est cependant que de cinquante- En particulier, (juatre : quatre céphaliques, sept cervicales, treize dorsales, six lombaires, trois sacrées, et vingt-deux coccygiennes , combinaison que nous n’avions pas encore remarquée dans ce genre.

Les quatre vertèbres céphaliques et leurs appendices constituent une céphaliques, tête assez longue, assez étroite, moins large dans la partie cérébrotemporale, et au contraire plus étroite, plus effilée, moins obtuse dans la partie faciale que dans les Martres ordinaires. Du reste, l’orbite est assez grand et pourvu d’une apophyse orbitaire bien marquée. La caisse est plus étroite; le canal auditif plus court, mais plus ouvert; le palais plus étroit, moins prolongé, dépassant à peine la dernière molaire; la mandibule est surtout plus longue, plus étroite, plus courbée avec son apophyse angulaire plus prononcée, plus en crochet, et il n’y a qu’un seul trou mentonnier à l’aplomb de la seconde avant-molaire.

Les vertèbres cervicales, plus allongées, et constituant par conséquent cervicales, un cou plus long, ont en général leurs apophyses plus étroites; l'épineuse de l’axis est tout à fait arrondie à son bord supérieur; et les transverses des intermédiaires sont longues et imbriquées.

dorsales, 13.

lombaires, 6.

sacrées, 3.

coccygiennes ,

Sternèbres.

Hyoïde.

Sternum.

Côles.

Thorax.

Membres:

antérieurs.

Omoplate.

32 CARNASSIERS; MUSTELA (Luira).

Les vertèbres dorsales, au nombre de treize seulement, constituent en effet un dos court; l’apophyse épineuse des dix premières est dirigée en arrière, et celle des deux dernières seulement l’est en avant.

Les six vertèbres lombaires sont au contraire assez longues, ce qui donne aux lombes une étendue considérable; elles sont en outre hérissées d’apophyses très-prononcées et fortement inclinées en avant ; les transverses, et surtout la dernière, remarquables par leur largeur.

Les trois sacrées sont courtes et étroites , fort distinctes par leur apophyse épineuse, assez grêle du reste, et antéroverses.

Quant aux vertèbres coccygiennes , après les cinq ou six premières , les autres sont longues et effilées, décroissant graduellement de manière à constituer une queue longue, grêle et fort pointue.

La série des os médians inférieurs commence par un hyoïde dont le corps et les cornes sont assez bien comme dans les autres espèces de ce genre, seulement le corps courtest proportionnellement large et les grandes cornes ont les deux derniers articles longs et fort grêles.

Elle se continue en un sternum court, composé de neuf sternèbres , dont le manubrium est en forme de poignard , et le xiphoïde assez long et spatulé; les intermédiaires étant assez courtes et plates en dessus.

Les côtes, au nombre de treize, dont neuf sternales, sont au moins aussi grêles, aussi étroites que dans la Fouine, peut-être même encore plus courtes, proportionnellement aux cartilages; la dernière est surtout remarquable par sa grande brièveté et son peu de courbure.

Le thorax , qui résulte de ces treize vertèbres , de ces sternèbres et de ces côtes, se distingue de celui des Mustelas par moins de longueur et par sa forme conique.

Les membres sont assez bien dans les proportions ordinaires.

Les antérieurs sont dépourvus de clavicules, du moins osseuses; l’omoplate triangulaire , médiocrement large , et cependant assez arrondi à son bord antérieur, n’a qu’un rudiment de l’apophyse récurrente de la crête , et ce rudiment est tout près de la terminaison de

OS SÉSAMOÏDES.

l'apophyse acromion ; l’humérus , assez long , puisqu’il égale les huit premières vertèbres dorsales, médiocrement courbé, est percé au condyle interne par un trou ou canal très-oblique et très-étroit ; le radius et le cubitus sont faibles, peu arqués, serrés et assez longs, l’olécrane de celui-ci étant court et fortement recourbé ; la main est plus courte que le radius , et surtout par la brièveté de la seconde rangée des os du carpe et celle des métacarpiens , dont le troisième et le quatrième sont subégaux; car les phalanges , et surtout les premières, sont proportionnellement plus longues; les onguéales sont cependant petites et remarquables par leur forme amincie , courte , à peine arquée, et presque dépourvue de gaines à la base (\).

Aux membres postérieurs , l’os innominé ressemble presque complètement à celui de la Fouine; le fémur est dans le même cas, quoique proportionnellement aussi plus court , étant à peine plus long que 1 humérus. Les deux os de la jambe sont un peu plus arqués que dans la Fouine ; le pied est, comme la main, un peu plus court que dans cet animal, n’excédant que de peu la longueur du tibia; il est du reste assez étroit et le moins de longueur ne s’observe guère que dans le tarse et le métatarse ; car les phalanges sont, comme à la main , assez longues , sauf les dernières qui sont encore plus courtes et plus droites.

DES OS SÉSAMOÏDES.

Dans le genre des Mustelas , les os sésamoïdes sont en même nombre que dans la plupart des autres Carnassiers ; mais comme la plupart des espèces sont de petite taille et fort légères , on conçoit qu’ils sont souvent restés cartilagineux ou trop petits pour avoir été conservés dans nos squelettes.

Aux membres antérieurs, nous n’avons jamais rencontré au carpe que

(1) Dans le squelette des Bassaris, représenté dans l’Atlas du voyage de la Bonite , on a figuré les phalanges onguéales tout à fait de fantaisie.

G. Müstelà. S

Humérus.

Radius.

Cubitus.

Carpe.

Postérieurs :

Os innominé.

Fémur.

Pied.

Phalanges.

En particulier, Aux membres antérieurs.

Postérieurs :

Rotule

chez la Fouine et la Martre.

LeTaïra.

le sésamoïde du long adducteur du pouce, ou mieux du ligament annulaire tlu carpe , placé comme de coutume entre l’apophyse inférieure du scaphoïde et le trapèze. De forme arrondie chez les Fouines, les Martres et le Mélogale ; médiocre dans celles-là , et fort petit dans celui ci , il est singulièrement allongé dans le Glouton et dans le Ratel, de manière à ressembler à un stylet rentré en dedans.

Les sésamoïdes de l’articulation des métacarpiens avec les phalanges ne me sont pas connus.

Aux membres postérieurs, la rotule, qui est toujours le principal des os sésamoïdes, est en général assez mince et assez étroite dans les espèces de Mustelas; dans la Fouine et la Martre, cet os est de forme ovalaire - arrondie , assez mince, mais plus épaisse supérieurement, convexe et presque unie en dehors, et comme à l’ordinaire, lisse en dedans avec la ligne médiane fort peu saillante.

Dans le Putois, elle est plus étroite et plus allongée, un peu plus oblique, et du reste de même forme.

Chez le Taira, la rotule est plus large proportionnellement, et plus courte, plutôt mince qu’épaisse, subparallélogramique , légèrement excavée sur les bords latéraux ; le supérieur droit et oblique.

Dans le Ratel, elle est ovale, arrondie, raccourcie , convexe en dehors, fort épaisse dans toute son étendue, un peu plus cependant supérieurement, et assez arquée à sa base articulaire.

Dans la Loutre ordinaire, cet os a assez bien la forme de celui de la Fouine, seulement plus rectangulaire par le parallélisme des bords latéraux; mais dans la Loutre sans ongles, sa forme est plus étroite, pins longue , plus étranglée au milieu de ces deux bords , et en forme de coin par la grande épaisseur de l’extrémité supérieure.

Dans le Bassaris , la rotule est ovale , mince , courbée et presque symétrique.

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