De Ratel
Le Ratel, M. Mellivora , que Daubenton n’a connu sous aucun rapport, et sur quelques os duquel M. Cuvier n’a dit que fort peu de chose, sans en rien figurer, ne m’est connu que d’après deux squelettes, l’un adulte, l’autre fort jeune, de l’espèce du Cap de Bonne-Espérance, et quatre têtes de celle de l’Inde.
Humérus.
Radius.
Cubitus.
Carpe.
Métacarpiens.
Phalanges.
Membres postérieurs.
Os innominé.
Tibia.
Péroné.
Pied.
Phalanges
onguéales.
Os
etVerlèbres.
En général.
céphaliques.
Os de l'Ouïe.
Colonne
vertébrale.
Sternèbres.
Côtes , 15.
Membres
antérieurs.
Clavicule.
Omoplate.
Humérus.
Radius.
Cubitus.
n CARNASSIERS; MUS T EL A ( Mellivora ).
Les os sont encore plus forts, plus robustes, que ceux du Glouton, et par conséquent plus rapprochés de ceux des Ours et des Petits-ours. Le nombre des vertèbres est cependant presque rigoureusement le même, à une déplus au dos, une de moins aux lombes, et à une ou deux terminales de plus dans la queue.
La tête est du reste assez semblable à celle du Putois , sauf la différence de taille; la face est cependant un peu plus longue; les apophyses postorbitaires moins marquées, effacées comme dans la Loutre commune.
Dans les osselets de l’ouïe , je dois noter que le marteau , fort coudé dans son manche , est terminé en cure-oreille, et que sa tête est fortement excavée à sa face non articulaire.
Dans le reste de la colonne vertébrale , on peut remarquer plus de brièveté et de force dans le corps des vertèbres , principalement au cou , plus de saillie et surtout de largeur dans leurs apophyses.
Le sternum est composé de neuf sternèbres, en général courtes et subégales, du moins les intermédiaires; le manubrium s’avançant fort peu sous le cou et le xiphoïde assez petit et cartilagineux.
Les côtes, au nombre de quinze, dont dix sternales, sont encore plus épaisses , plus larges et plus arrondies que celles du Glouton.
Les membres antérieurs, évidemment plus robustes que les postérieurs, quoique assez bien de la même longueur, sont dépourvus de clavicules ; l’omoplate, autant et peut-être plus large que celle de l’Ours, en a du reste assez bien la forme ; elle a pourtant un indice de l’apophyse récurrente vers la terminaison de sa crête très-épaisse dans sa moitié supérieure. L’humérus est non -seulement plus grand, mais encore plus robuste que dans aucune espèce de Muslelas , et son empreinte deltoïdienne descend un peu au delà de la moitié de l’os ; il est du reste toujours percé au condyle interne, et de plus au-dessus de la poulie, comme dans les Canis. Les deux os de l’avant-bras ont encore quelque ressemblance avec ce qu’ils sont dans l’Ours , le radius s’élargissant fortement inférieurement, et le cubitus presque droit, épais et arrondi
dans son bord postérieur, subcanaliculé à sa face externe, ayant un olécrane assez allongé et fortement recourbé en dedans, avec une profonde gouttière en dehors. Les mains sont courtes et larges : aussi les métacarpiens et les phalanges se rapprochent-ils, pour leur forme générale, de ce qu’ils sont dans le Blaireau, le cinquième métacarpien étant le plus large de tous, quoiqua peine plus long que le premier; les phalanges onguéales sont aussi bien plus longues que les deux autres, pourvues d’un fourreau basilaire fort large et presque droites dans leur pointe.
Les membres postérieurs offrent un os innominé de forme triangulaire, la base en arrière fort large, percée d’un très-grand trou souspubien presque rond , compris entre une tubérosité iskiatique peu épaisse et une symphyse pubienne très-reculée , et le sommet tronqué à la hanche en avant formée par un iléon peu dilaté; un fémur assez long, droit, comprimé avec un grand trochanter médiocre ne dépassant pas la tete de l’os; un tibia court et droit assez fort, surtout comparativement avec le péroné, droit et grêle; un pied dépassant à peine la longueur de la main, large et épais, comprenant un calcanéum assez court dans sa tubérosité, un peu recourbé en bas, et surtout en dedans, un astragale également court, large et surbaissé, un premier cunéiforme trapézoïde et sensiblement plus fort que le second ; des os métatarsiens un peu plus longs et plus grêles que les métacarpiens et assez bien dans la même proportion , le cinquième étant presque aussi gros que les autres ; enfin des phalanges également plus grêles ; et surtout les onguéales bien plus courtes que les antérieures, et en effet à peine aussi longues que les premières phalanges.
Après le Ratel, qui, sous le rapport du squelette, constitue parmi les Mustelas le degré le plus élevé , et par conséquent le plus rapproché des Petits -ours, nous avons à décrire le squelette des espèces descendantes, c’est-à-dire de celles qui, de notre type, la Fouine, vont au contraire vers les Viverras. Ici les différences sont bien plus grandes, parce que, de ces espèces , les unes ont été modifiées pour chercher leur nour- G. Mustela. 4
Métacarpiens.
Phalanges.
Membres postérieurs.
Os innominé.
Fémur.
Tibia.
Péroné.
Calcanéum.
Astragale.
Cunéiforme.
Métatarsiens.
Phalanges.
26 CARNASSIERS; MUSTELA {Luira).
riture dans l’eau , ce sont les Loutres, et les autres constituent véritablement une sorte de genre intermédiaire aux Mustelas et aux Viverras , ce sont les Bassaris.