‹ Osteographie, ou, Description iconographique comparee du squelette et du systeme dentaire des mammiferes recents et fossiles pour servir de base a la zoologie et a la geologieChapitre 74 sur 171 · III. Des Membres · texte numérisé non relu

III. Des Membres

En général.

En particulier,

A. Antérieurs.

Omoplate.

Clavicule.

Humérus.

En général.

En particulier.

Supérieure-

Inférieurement.

Radius.

(1) Ainsi il ne faut pas prendre d’une manière trop rigoureuse l’assertion de M. Cuvier, page 284 , que ce trou , qui existe dans toutes les espèces de Canis et d’Hyæna , ne se retrouve ensuite que dans certains Rongeurs , comme les Lièvres ; nous verrons en effet d’autres Carnassiers qui l’offrent encore.

Cubitus.

Carpe.

Métacarpiens.

Phalanges :

du Pouce.

Onguéales.

B. Membres postérieurs.

En général.

En particulier.

Os innominé.

Iléon.

lskion.

Pubis.

Fémur.

En général.

En particulier.

12 CARNASSIERS; VIVERRAS (Civetta).

plus arqué, un peu plus large , surtout à ses deux extrémités , l’inférieure

offrant en outre ses gouttières de coulisse plus profondes. Le cubitus est

aussi plus arqué, plus rapproché, plus parallèle au radius. Son olécrâne

est court, quadrilatère, recourbé et plus accentué dans ses apophyses.

Du reste il est plus grêle, et son apophyse odontoïde dépasse à peine le

radius.

Le carpe de la Civette est encore plus semblable à celui de la Martre que l’avant-bras; étant formé du même nombre d’os, trois à la première rangée et quatre à la seconde; le grand os étant plus grand que le trapèze.

Les os du métacarpe, et même ceux des premières et secondes phalanges , sont aussi dans les mêmes proportions. Le premier doigt ou pouce en totalité et dans chacune de ses parties est cependant notablement plus petit, plus grêle et plus court.

Quant aux phalanges onguéales, elles sont toutes plus petites, moins comprimées, plus droites et moins aiguës à leur pointe.

Les membres postérieurs de la Civette sont, comme les antérieurs, plus voisins de ce qu’ils sont chez les Canis , aussi bien dans leur forme générale que dans la proportion des parties , que de ceux des Mustelas.

Le bassin , ou mieux l’os innominé , considéré en totalité , paraît cependant plus court, puisqu’en effet sa longueur totale, de l’épine antérieure et supérieure à l’extrémité de la tubérosité iskiatique, dépasse à peine celle de l’omoplate, tandis que dans la Fouine elle la surpasse d’un tiers; la partie antérieure ou iliaque étant un peu plus longue que la postérieure. La fosse iliaque externe est du reste assez large , assez excavée ; la branche iskiatique supérieure est fortement échancrée pour le passage du tendon de l’obturateur interne; la tubérosité iskiatique est épaisse et triquètre; le trou sous-pubien, presque rond, est fort étendu, ainsique la symphyse pubienne.

Le fémur, d’un quart plus long que l’humérus, et d’un sixième plus que l’os innominé, est tout à fait droit et presque cylindrique dans son corps, assez peu élargi supérieurement par un grand trochanter moins prononcé que son analogue à l’humérus, quoique le petit soit assez

saillant; il s’épaissit notablement sans s’élargir dans la même proportion inférieurement ; aussi la gouttière rotulienne assez étroite et profonde olfre-t-elle une étendue considérable.

Le tibia et le péroné ressemblent davantage à ce qu’ils sont dans les Mustelas; ils sont cependant à peine plus longs que le fémur; mais l’un et l’autre sont parfaitement droits; le tibia un peu comprimé dans sa partie supérieure et le péroné fort grêle , plus mince proportionnellement que dans la Martre. Les malléoles sont encore assez peu saillantes.

Mais c’est surtout dans la proportion des os du pied que la dégradation devient plus susceptible d’être mieux démontrée. En effet, le tarse est aussi long que le métatarse , et celui-ci l’est bien plus que les phalanges , de manière à ressembler assez bien à ce qu’il est dans les derniers Carnassiers.

L’astragale a du reste sa poulie fort relevée, assez profonde et plus que semi-circulaire; le calcanéum a son apophyse très-comprimée et plus prolongée en arrière; le cuboïde et les trois os cunéiformes sont plus étroits et plus allongés, et le premier de ces derniers est surtout notablement amoindri, quoiqu’il soit encore plus gros que le second.

Les os métatarsiens se distinguent encore mieux par une longueur proportionnelle plus grande, par plus d’arqûre, plus de compression latérale, et surtout parce que le premier, et les deux phalanges qu’il porte , est bien plus grêle et bien plus court que les autres, ce doigt dépassant à peine l’articulation du second avec son métatarsien.

Quant aux phalanges en général , elles sont un peu plus courtes que dans les Mustelas, les premières plus longues que les secondes, et celles-ci plus que les troisièmes, un peu moins comprimées encore qu’aux membres antérieurs, et toujours un peu plus grêles et plus droites.

En remontant maintenant de la Civette, considérée comme type des Viverras, aux espèces qui nous semblent devoir la précéder immédiatement dans la série, nous en trouvons d’abord quelques-unes semi-

Tibia.

Péroné.

Du Pied.

En général.

Astragale.

Calcanéum.

Cubo'^e.

Cunéiformes.

Métatarsiens.

Phalanges.

Comparé avec les Espèces ascendantes.

digitigrades, et que les zoologistes modernes ont regardées comme formant autant de genres, sous les noms de Cynogale et de Cryptoprocta.

Avec

leC.Bennetlii

Vertèbres en généra! , 82.

Cervicales.

Cowaiennes.

Cotes.

Omoplate.

Humérus.

Radius.

Cubitus.

U CARNASSIERS; VI VERRAS ( Cynogale ).

Malheureusement je ne connais le squelette complet que de la première, le Cynogale de Bennett, animal de Malacca , de Sumatra et de Bornéo.

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