Du Cynogale de Bennett
La colonne vertébrale n’est formée que de cinquante-deux vertèbres, distribuées absolument comme dans la Civette.
La tête ne diffère réellement de celle de cet animal que dans des particularités à peine exprimables.
On peut cependant aisément remarquer sa grande étroitesse dans toutes ses parties, et surtout dans l’espace inter-orbitaire, la presque nullité des apophyses orbitaires, la longueur du museau, la largeur du trou sous-orbitaire et celle de l’arcade zygomatique.
On pourra voir dans nos planches iconographiques qu’il en est à peu près de même pour les trois vertèbres cervicales caractéristiques.
Parmi les autres vertèbres , nous nous bornerons à faire remarquer lescoccygiennes, en général fort petites, et surtout très-déliées, et décroissant rapidement de manière à constituer une queue fort aiguë.
Les côtes sont grêles et fort comprimées, un peu comme dans les Martres , décroissantes de largeur de la première à la dernière.
L’omoplate présente des différences plus marquées dans la forme moins avancée, moins dilatée de son bord antérieur, qui est presque droit et plus brusquement auriculé à sa terminaison.
L’humérus, qui au premier aspect paraît moins dissemblable, quoiqu’il soit proportionnellement un peu plus court, diffère beaucoup de celui de toutes les espèces de Yiverras, en ce qu’étant percé au-dessus de la poulie, il ne l’est pas au condyle interne, double caractère qui le rapproche de celui des Canis et des Hyæna et même du Zibeth.
Des deux os de l’avant-bras , la tête seule du radius diffère assez sensiblement parce quelle est un peu plus transverse que dans la Civette. L’olécrane du cubitus est aussi plus cubique, plus épais, mais moins large.
La main est également dans toutes ses parties, et surtout dans les os du métacarpe , proportionnellement moins longue , mais un peu plus cependant que dans les Viverras plantigrades qui vont suivre; aussi les premières phalanges sont-elles moins courbées, un peu moins dilatées, et au contraire les secondes sont-elles un peu plus courtes et plus larges que dans ces derniers. Les phalanges onguéales sont aussi un peu moins hautes et moins arquées.
Le fémur est également un peu plus cylindrique ou moins déprimé , moins large dans son corps.
Le tibia et le péroné sont presque absolument comme dans les Paradoxures, et delà même longueur. Le tibia est cependant un peu plus large à son extrémité inférieure.
Les os des trois parties du pied sont dans le même cas : seulement ils sont en général moins grêles, plus larges, surtout pour les phalanges, dont les secondes sont tout à fait droites et non arquées, comme dans le Paradoxure type. Les phalanges onguéales sont aussi moins courbées.