‹ Osteographie, ou, Description iconographique comparee du squelette et du systeme dentaire des mammiferes recents et fossiles pour servir de base a la zoologie et a la geologieChapitre 76 sur 171 · Du Cryptoprocta ferox · texte numérisé non relu

Du Cryptoprocta ferox

De la singulière espèce de Viverra Madécasse à longue queue cylindrique et à oreilles assez grandes, que M. Bennett a nommée Cryptoprocta , à cause d’une particularité de l’appareil crypteux de l’anus, je n’ai vu qu’un beau dessin de la tête osseuse, dessin que je dois comme plusieurs autres à la générosité de la Société zoologique de Londres, et dont je lui fais de nouveau mes sincères remercîments. Malheureusement le sujet n’était pas adulte, comme on le verra plus loin dans l’odontographie des Viverras , où son système dentaire sera décrit. On peut cependant reconnaître que cette tête, par la courbure de son chanfrein , a les plus grands rapports avec celle des Felis à museau un peu allongé, plus qu’avec celle des Viverras ordinaires , chez lesquels il est toujours assez long, plus même qu’avec celle des espèces de la division des Mangoustes qui l’ont plus court; la partie céphalique est assez large, arron-

Mètacarpe.

phalanges.

Fémur.

Tibia.

Péroné.

Pied.

Avec

le C. ferox.

Tète.

Comparéedans

céphalique,

16 CARNASSIERS; VI VERRAS ( Cryptoprocta ).

die, un peu déprimée, surtout au sinciput, avec un bourrelet occipital arrondi, indice que la crête de ce nom aurait été assez prononcée dans l’adulte , et n’offre qu’un rétrécissement post-orbitaire assez peu marqué, faciale La face est également assez large dans sa partie inter-orbitaire, mais courte et comme tronquée au museau , avec un trou sous-orbitaire médiocre; l’orbite rond et largement ouvert par la presque nullité de l’apophyse jugale et la petitesse de celle du frontal; le palais large, terminé en arrière par un canal palatin en arc comprimé, dont Je bord antérieur est assez au delà de la dernière molaire , et qui se prolonge entre des apophyses ptérygoïdes courtes et épaisses. Les trous incisifs sont du reste assez étroits et virguliformes.

Mandibuiaire. En portant l'examen sur l’appendice de la mâchoire inférieure, on pourra remarquer que la caisse, assez saillante , est moins arrondie que dans les Felis, et que sa forme ovalaire rappelle un peu celle des Civettes ; que l’arcade zygomatique est assez faible et presque horizontale ; et que la mandibule, légèrement courbée dans toute la longueur de sa branche horizontale , percée de deux trous mentonniers subégaux et distants, est pourvue à sa branche verticale d’une assez large apophyse coronoïde arrondie à son sommet, d’un condylefort peu saillant et d’une apophyse angulaire en crochet épais et arrondi.

Mais il faut avoir soin de se rappeler que cette tête osseuse provient d’un individu jeune, et même assez éloigné delage adulte, puisque le système dentaire dont elle est armée est un mélange des dents de lait et de deux molaires d’adulte.

conclusions. Cependant, en comparant cette tête et ce système dentaire avec ce qu’ils sont chez un Viverra des trois sections au même degré de développement, on ne peut s’empêcher de reconnaître que le Cryptoprocta s’en éloigne assez pour se rapprocher des Felis, ce que confirment tous les caractères extérieurs assignés à ce genre.

Art. 4- — Des Viverras plantigrades ou Paradoxures.

Après l’examen de ces deux espèces, dont l’une devra sans doute être Avec le» placée après les derniers Viverras digitigrades de la section des Genettes, Paradoxures> et l’autre avant la première , nous avons à faire porter la comparaison sur un petit groupe de Mammifères carnassiers de l’Inde qui se rapprochent plus ou moins de la Martre des palmiers de BufFon , et qui , en effet , cherchant et atteignant pour leur nourriture les oiseaux dans les arbres , ont éprouvé une modification remarquable dans la disposition des pieds devenus propres à marcher sur les branches.

C’est à ce groupe que M. F. Cuvier a donné le nom générique de Paradoxure , ti ré de la considération d’un degré fort exagéré de préhensibilité ou de volubilité dans la queue, et qu’un caractère bien plus important a fait désigner sous la dénomination de Viverras plantigrades.

Nous allons signaler les principales particularités du squelette dans et surtout l’animal qui a été considéré comme type de ce genre, et qui en a reçu le P' typusson nom, P. typus.

L’ensemble du squelette indique en effet un animal plus allongé , squelette plus vermiforme que la Civette, et surtout par la longueur de la enseneral queue; aussi le nombre total des vertèbres monte-t-il jusqu’à soixante- vertèbres, ee. six: quatre céphaliques, sept cervicales, treize dorsales, sept lombaires, trois sacrées et trente-deux coccygiennes.

Les vertèbres céphaliques , dans leur ensemble et presque dans toutes céphaliques, 4. leurs particularités, n’offrent réellement guère que des différences spécielles, si ce n’est peut-être un étranglement post-orbitaire plus prononcé, un front un peu plus large, des apophyses post-orbitaires plus saillantes, ce qui rend le cadre de l’orbite un peu moins incomplet et bien plus d’inégalité dans les deux branches de l’échancrure du bord antérieur des os du nez en général plus courts.

Dans les appendices , je ne trouve non plus à faire observer que la Leur» Appcnforme un peu plus en crochet de l’apophyse ptérygoide interne, plus d'c°5

G. VlVERRA.

Inféiieuremenl.

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