‹ Osteographie, ou, Description iconographique comparee du squelette et du systeme dentaire des mammiferes recents et fossiles pour servir de base a la zoologie et a la geologieChapitre 80 sur 171 · II. Des Mem · texte numérisé non relu

II. Des Mem

M. antérieurs.

Humérus.

30 CARNASSIERS; FI VE RR AS ( Mangusta ).

et de ceux de la main, et même des phalanges onguéales, quoique le

pouce soit encore assez long.

postérieurs. Quant aux membres postérieurs, l’os innominé, le fémur, le tibia et le péroné sont assez bien comme dans flchneumon d’Égypte, seulement avec des proportions un peu plus élevées; mais pour le pied, les os qui le composent, et surtout les phalanges onguéales, presque aussi grandes quà la main, lui donnent un peu plus de longueur totale. Le pouce est cependant complet, et même assez long, puisqu’il dépasse un peu le second os métatarsien.

^Cynictu En**n’ une autre esPèce de ce genre qui se distingue du type en sens ou cynopus). inverse Mangouste des marais, c’est-à-dire parce quelle a une vertèbre dorsale et une paire de côtes de moins, treize au lieu de quatorze,

Tête.

Sternèbres, 8.

Omoplate.

Humérus.

Métacarpiens.

et par conséquent une lombaire de plus, sept au lieu de six, est la M. pénicillée, dont on a formé le genre Cynictis ou Cynopus.

La tête est du reste encore assez voisine, pour la forme générale, de celle du Surikate , quoiqu’un peu plus allongée dans la partie céphalique; mais les vertèbres lombaires sont remarquables par la longueur de leurs apophyses transverses; les trois sacrées, parce que la première est seule articulaire avec l’iléon, et surtout parce que la dernière est si petite qu elle est assez difficile à distinguer nettement ; et les vingthuit ou vingt-neuf coccygiennes, par leur gracilité.

Les sternèbres, au nombre de huit, comme à l’ordinaire, sont plus courtes et plus larges que dans le type , et cependant les côtes sont plus grêles.

L omoplate rappelle assez la forme de celle de flchneumon d’Égypte, la crête étant fort élevée dans son milieu , et pourvue d’une apophyse récurrente considérable.

L humérus est assez grêle, et surtout les deux os de favant-bras qui sont comme dans le Surikate.

La main est aussi un peu comme dans cet animal , mais plus longue, plus grêle dans les quatre os métacarpiens externes ; mais la première phalange bien plus longue que la seconde, au contraire de ce qui a

lieu dans le Surikate, où elles sont subégales: ici , cependant, le pouce existe, mais petit , comme dans la plupart des Mangoustes.

Les membres postérieurs du Cynictis sont grêles et allongés, au moins ? autant que dans le Surikate.

Los innominé, assez long, s’étale en se tordant vers sa terminaison iskiatique, d’une manière singulière que je n’ai remarquée jusqu’ici chez aucun autre mammifère.

Le fémur est de longueur médiocre, mais assez grêle; et le tibia paraît au contraire être assez robuste proportionnellement avec la gracilité remarquable du péroné.

Enfin le pied, bien plus long que la main dans une disproportion encore plus grande que dans le Surikate, et quoiqu’il ne soit aussi terminé que par quatre doigts, présente cependant aussi un premier cunéiforme assez développé, et portant un métatarsien réduit à un tubercule.

Les quatre métatarsiens sont d’une longueur et d’une gracilité remarquables; ce qui est également vrai pour les phalanges, dont les premières sont bien plus longues que les secondes.

C’est aussi à ce groupe des Mangoustes que nous croyons devoir rapporter le singulier petit animal de Madagascar que M. Doyèreanommé Euplère, et dont nous avons déjà dit quelques mots dans notre Ostéographie des Insectivores. En ayant égard à des considérations d’une autre nature que celles qui nous guident, les zoologistes avaient en effet regardé ce petit Carnassier comme devant être placé dans la famille que nous venons de citer ; nous pensons que c’était à tort , c'est le moment de le démontrer: malheureusement les parties du squelette que nous possédons et que nous devons à la complaisance éclairée de M. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire , proviennent d’un individu qui n’était pas adulte , et encore se bornent-elles à une tête complète et aux membres antérieurs et postérieurs.

La tète osseuse de l’Euplèie est remarquable par sa forme ovale, et même allongée, arrondie et un peu renflée en arrière au crâne, atté-

l. postérieurs.

Os innominé.

Fémur.

Tibia.

Cunéiforme.

Métatarsiens,

Eüplère.

En particuiie

Sa Tète.

Appendices

maxillaires

Supérieur.

Lacrymal.

Palatin.

Maxillaire.

Prèmaxillaire.

Inférieur.

Squammeux.

Mandibule.

Des Membres.

Antérieurs.

32 CARNASSIERS; VI F ERRAS ( Mangusta ).

nuée et presque pointue en avant , sans rétrécissement post-orbitaire fortement indiqué, surtout par l’absence presque complète d’apophyse de ce nom au frontal comme au jugal; du reste le chanfrein de cette tête est assez fortement arqué, sans traces d’aucune crête, sans doute à cause de l’âge, mais avec une saillie vermiforme considérable, au milieu de l’occipital postérieur.

Les appendices maxillaires sont surtout remarquables à cause de leur étroitesse et de leur forme pointue, atténuée en avant. Le supérieur commence par un ptérygoïdien très-surbaissé; par un lacrymal petit, mais entrant un peu dans la face, avec une apophyse lacrymale proportionnellement assez saillante; et par un jugal assez grand formant les deux tiers au moins de l’arcade zygomatique, assez faible du reste. Le palatin, fort peu élevé, s’avance assez dans le palais, et le maxillaire qui le prolonge s’avance en se rétrécissant rapidement : ce qui est continué par un prémaxillaire à branches assez grêles, formant un trou incisif long et étroit, et un orifice nasal subovale et fort petit.

L’appendice maxillaire inférieur commence par une caisse médiocre et comprimée, se joignant à un cadre du tympan assez distinct, et formant un canal auditif externe ovale, grand et sessile. Le squammeux, extrêmement petit, fournit une apophyse jugale très-courte , faible, un peu arquée , mais se portant presque en dedans et ne formant à sa base qu’une très-petite et peu profonde fosse glénoïdale ; c’est avec elle que s’articule une mandibule longue, étroite, sinueuse dans sa branche horizontale, convergente à une symphyse presque linéaire en avant, et se dilatant en arrière dans les trois apophyses de sa branche verticale ; une coronoïde assez inclinée et arrondie au sommet, un condyle ovaleglobuleux, assez élevé, et un crochet angulaire assez marqué et dépassant le condyle en arrière.

Des membres antérieurs je ne possède pas même l’omoplate, qui, par sa forme, aurait été si importante à connaître, non-seulement en ellemême, mais pour décider si elle était ou non accompagnée d’une cia-

vicule ; car dans ce cas il n’y aurait pas eu de doute sur la place de l’Euplère dans la série.

Toutefois l’humérus , par sa brièveté et sa grosseur proportionnelle , Humérus, me semble avoir des rapports avec celui des Mangoustes à jambes courtes, et particulièrement avec la Mangue. Aussi est-il percé nonseulement au condyle interne, mais encore au-dessus de la poulie, comme dans la plupart des Viverras ; et quoique ce double caractère se retrouve jusqu a un certain point dans l’humérus du Tupaya, il est évident que la forme et les proportions sont toutes différentes.

Les deux os de l’avant-bras sont également courts , un peu plus même os de 1 avant que l’humérus , ce qui est encore assez bien comme dans la Mangue; et, ras' de plus , le radius , placé complètement en avant du cubitus , a sa tête Radius,

assez élargie transversalement pour occuper presque toute la largeur de l’articulation humérale ; d’où il résulte qu’il est collé dans toute son étendue et serré fortement contre le cubitus , dont l’olécrâne est court et épais, autant qu’on en peut juger du moins à l’état d’épiphyse. Du reste , cubitus, ces deux os me semblent avoir encore assez de rapports avec ceux de la Mangue. Dans le Tupaya ils sont bien plus grêles et proportionnellement plus longs.

On peut en dire à peu près autant des os de la main, quoique le os de la main, premier doigt et les os qui le composent soient proportionnellement un peu plus forts, et qu’en général il en soit de même des autres os du métacarpe , et même des phalanges , ce qu’on peut cependant attribuer en partie à l’état de jeune âge; quant aux phalanges onguéales, elles sont également minces, tranchantes , assez arquées et fort pointues.

Les os qui composent la main des Tupayas sont bien plus grêles et proportionnellement plus longs.

Les proportions entre les parties des membres postérieurs de l’Euplère 11. m. postéet celles de ceux de la Mangue se conservent assez bien les memes qu aux membres antérieurs, et elles indiquent également un animal bas sur pattes et fouisseur. Le fémur, court et gros, est cependant un peu moins Fémur, élargi à son bord externe, peut-être par défaut dage; mais il n offre

G. VlVERRA.

Tibia.

Péroné.

Astragale.

Pouce.

Du Zibelh.

Sa Tète.

Le reste du Squelette.

34 CARNASSIERS; FIFERRAS ( Genetta ).

aucun indice de l’espèce de troisième trochanter qui caractérise le fémur du Tupaya , d’ailleurs bien plus long. Le tibia et le péroné sont , par la même raison sans doute , moins anguleux. Quant au pied , l’astragale a sa poulie large , quoique assez profonde , et le calcanéum peu prolongé dans son apophyse. Le reste du pied, c’est-à-dire le métatarse et les phalanges rappellent assez ce que leurs analogues sont à la main , avec un peu plus de longueur. Le pouce est cependant un peu plus grêle proportionnellement. Or toutes ces formes et proportions ne peuvent guère se retrouver dans les membres postérieurs des Glisorex ou Tupayas, qui sont des espèces de Musaraignes d’arbres, et dont tous les os sont fort longs et fort grêles.

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