Membres
M. antérieurs.
Omoplate.
21 CARNASSIERS; VIF ERRAS ( Mangusta ).
Les quatorze vertèbres dorsales ont aussi leur apophyse épineuse haute et assez fortement inclinée en arrière, du moins pour les dix antérieures, et comme coudée pour les sept premières.
Les six lombaires ont leurs apophyses transverses croissant assez peu rapidement de la première à la dernière, mais toutes fort développées, et leur apophyse épineuse étroite, médiocrement élevée et assez fortement an téro verse.
Les trois sacrées sont dans le même cas; mais il n’en est pas de même des premières coccy giennes, don! l'épineuse est fort petite, au contraire des transverses assez larges presque pour se toucher aux Lrois premières, et pourvues d’os en V très-complets à la 5*, 6e, f et 8e; quant aux autres, elles sont assez courtes, très-hérissées d’apophyses d’abord, et ensuite décroissant graduellement jusqu’à la dernière, de manière à constituer une queue très-longue et très-fine.
La série médio-infère n’offre guère de différences que de celles que l’iconographie seule peut rendre convenablement.
L’hyoïde est peut-être cependant plus robuste et plus raccourci dans son corps et dans ses grandes cornes antérieures, surtout dans la pièce terminale non dilatée à son extrémité. Les petites cornes semblent au contraire plus longues et plus costiformes.
Le sternum est toujours formé de huit sternèbres assez allongées, surtout les deux terminales , et à coupe tétragonale.
Les côtes, au nombre de quatorze paires, dont neuf sternales et cinq asternales, sont en général grêles, subégales, avec leurs cartilages fort longs, assez bien comme dans les Fouines.
Le thorax est cependant plus pyramidal que dans cet animal, et évidemment plus semblable à celui de la Civette.
Les membres ont assez bien la proportion de ceux des Mustelas, cependant avec une nuance de plus dans la disposition digitigrade.
L’omoplate est toutefois plus grande , plus large , surtout dans son bord antérieur, qui, au lieu d’être droit, se ddate dans sa moitié inférieure en une sorte de lobe arrondi, ce qui lui donne une forme parallélo-
grammique. La crête et son apophyse récurrente sont aussi fort prononcées.
Certainement cet animal n’a aucun rudiment de clavicule, même cartilagineuse (i).
L’humérus est plus court, plus robuste, plus arqué en S, même que dans la Civette ; aussi n’égale- t-il que les sept premières dorsales. La crête externe de son extrémité inférieure remonte plus haut, et outre un grand trou au condyle interne, il y en a un bien marqué au-dessus de la poulie ou trochlée, comme dans la Civette.
Les deux os de l’avant-bras sont assez fortement arqués, serrés et tourmentés. Le cubitus, de la longueur de l’humérus, présente un olécrâne carré, court, mais large et courbé en dedans.
La main égale le radius en longueur.
Le trapèze, ou le premier os de la première rangée , est plus petit que le second. Aussi le pouce, dans les trois os qui le composent , est-il bien plus petit que les autres doigts; son extrémité dépassant à peine la base de la première phalange du second. Les quatre autres os métacarpiens sont du reste assez peu grêles et dans la proportion ordinaire.
Quant aux phalanges des autres doigts que le pouce, elles sont en général, proportionnellement aux métacarpiens, un peu plus longues que dans la Civette ; mais c’est surtout pour les premières que cette observation est vraie : car les secondes sont au contraire plus courtes , plus même que les troisièmes, qui sont allongées, comprimées, assez aiguës, mais peu courbées.
Les membres postérieurs sont assez bien dans les mêmes proportions que dans la Martre, pourtant avec un peu plus de longueur dans le métatarse , et par suite un peu plus de digitigradie.
L’os innominé est un peu plus long et plus étroit que dans la Civette, et même que dans la Martre , il égale en effet le fémur en longueur :
(1) C’est donc à tort que M. de Hauch , page 164 , lui en accorde une rudimentaire parce qu’il grimpe aux arbres.
Clavicule.
Humérus.
Cubitus.
Carpe.
Trapèze.
Pouce.
Métatarsiens.
Phalanges.
premières.
secondes.
troisièmes.
M. postérieurs.
Os innominé.
G- Viverra.
26 CARNASSIERS; VI VERRAS ( Mangmta ).
Tibia.
Métatarse.
1’halanges.
Différences
selon
les Espèces.
Vansirk (A/. Galera) (G. Alhilax).
Tête.
du reste l’iléon est aussi étroit que clans la Martre ; mais son articulation avec le sacrum est bien plus oblique.
Le fémur ressemble beaucoup à celui de la Civette, cependant il est plus court et plus comprimé dans son corps , presque tranchant au bord externe. Son extrémité inférieure est du reste peu large, mais très-épaisse, ce qui produit une poulie rotulienne étroite et haute.
Le tibia et le péroné sont aussi comme dans la Civette, ils égalent le fémur en longueur; le tibia, large et comprimé dans sa partie supérieure , et le péroné très-grêle et très-écarté, surtout en haut.
Le pied est d’un cinquième plus long que Je tibia.
Les os du tarse ne diffèrent cependant guère que par des nuances que l’iconographie peut seule exprimer. Le premier cunéiforme devient tout à fait latéral.
Les os du métatarse sont plus longs, plus grêles, plus serrés; celui du pouce, avec ses deux phalanges , étant assez loin d’atteindre l’extrémité du second métatarsien.
Du reste, les phalanges sont assez bien comme à la main pour les proportions ; seulement elles sont en général plus fortes , sauf pour les onguéales, peut-être même un peu plus petites, moins comprimées et plus droites.
Autour de la Mangouste d’Égypte se groupent un certain nombre d’espèces qui s’en éloignent plus ou moins sous le double rapport du système dentaire et du système digital, en sorte que la plus éloignée aura à la fois le minimum de doigts et le minimum de dents molaires; quatre doigts en avant comme en arrière, et quatre molaires en haut et cinq en bas.
Le Vansire de Buffon (M. Galera) m’a offert ie même nombre d’os dans la composition de son squelette que l’ichneumon : seulement il n’y a que vingt-cinq vertèbres à la queue , au lieu de vingt-huit.
La tête est peut-être un peu plus robuste, moins allongée dans sa partie cérébrale; les crêtes, les fosses plus marquées; le front plus plat, plus large; l’orbite plus ovale et un peu moins complet dans son cadre;
l’arcade zygomatique moins large, aussi bien que l’apophyse coronoïde , mais du reste parfaitement semblable
Les vertèbres offrent quelques différences un peu plus marquées, qui ne portent cependant pas sur la forme ni sur les proportions de leurs corps, mais seulement sur celles de chaque apophyse, en général plus larges, surtout l’épineuse des dorsales , ou proportionnellement moins longues que dans l khneumon.
Les sternèbres sont aussi généralement un peu plus épaisses proportionnellement; il en est de même des côtes, qui sont un peu plus robustes à leur, racine.
Je n’ai pu remarquer dans les os des membres d’autres différences que des particularités spécifiques; ainsi l’omoplate a son bord antérieur moins sinueux ; mais elle est toujours fort large et quadrilatère. L’humérus est percé au condyle interne et au-dessus de la poulie; et le pouce est dans les mêmes proportions que dans la Mangouste d’Égypte.
Aux membres postérieurs, je ne puis guère signaler d’autres différences que plus de force et plus d’épaisseur proportionnelles, ce qui tient à ce que l’animal dont ils proviennent était bien adulte. Le pouce est cependant un peu moins grêle et un peu plus long, aussi bien que le métatarse, en général plus étroit.
L’espèce (M. Obscura) que M. F. Cuvier a nommée la Mangue, et dont il a fait un genre sous la dénomination de Crossarc/ius , n’offre dans son squelette rien qui puisse le moins du monde Je distinguer de celui des deux espèces précédentes. C’est toujours à peu près le même nombre d’os au tronc comme aux membres, sauf à la queue, où il n’y a que vingt-deux vertèbres. Seulement chacun de ces os est en général plus ramassé ou plus court proportionnellement, même que dans le Vansire, ce qui rend les apophyses épineuses des vertèbres plus serrées. Les pouces sont peut-être aussi un peu plus développés , et surtout les phalanges onguéales, aux deux pieds; les autres différences ne peuvent guère être rendues que par l’iconographie.
Le Surikate ou la Mangouste tétradactyle présente encore , dans la
Vertèbre**.
Sternèbres.
Membres
antérieurs.
postérieurs.
Mangue ( M. obscura ) (G. Crossarchus).
28 CARNASSIERS; VIFERRAS ( Mangmta ).
surikatk partie troncale de son squelette, le même nombre d’os que la Man- (M. tetradac- . 1
(yiu$ ). gouste ichneumon , sauf peut-être à la queue , dont les vertèbres ne sont ,
(G. surikata). comme dans la Mangue, qu’au nombre de vingt-deux; mais aux deux i 0sdd1iio>c. paires membres le pouce manque presque complètement. Un autre caractère du squelette de ce petit animal, c’est que ses membres, bien plus grêles, deviennent aussi bien plus digitigrades.
Tête. La tête osseuse du Surikate diffère aussi évidemment, non pas de
celle de toutes les espèces de ce genre, mais surtout de celle que nous avons prise pour type, et cela par une sorte de brièveté générale qui rappelle ce qui a lieu chez les Felis, et parce que le cadre de l’orbite orbite. est complet ( i ).
ii. membres Aux membres antérieurs l’omoplate , bien moins élargie dans son bord Antérieurs. , . . ,
Humérus anteneur> ressemble davantage à celle de la Fouine; l’humérus, à peu près dans les mêmes proportions que celui de cet animal , n’est terminé inférieurement que par une poulie simple avec un seul trou au condyle interne. Les deux os de l’avant-bras sont bien plus longs, bien plus serrés et plus grêles que dans les Vi ver ras , et même que dans les Radius. Mustelas; la tête supérieure du radius est transverse, occupant toute cubitus. la largeur de l’articulation humérale, le cubitus étant complètement rejeté en arrière et offrant ainsi tout à fait en avant sa facette sigmoïde fort large transversalement.
carpe. Quant à la main , les os carpiens de la première rangée sont assez bien comme dans l’Ichneumon ; mais à ceux de la seconde , où l’absence de Trapèze. pouce pourrait faire supposer celle du trapèze , on trouve au contraire que
cet os est assez gros , un peu calcanéiforme et tout à fait rentré en dedans du poignet, pour donner sans doute attache au ligament annulaire du carpe.
(1) Il ne faut cependant pas croire qu’il y ait là rien de comparable à ce qui a lieu dans les Quadrumanes, comme le dit à tort M. Cuvier. En effet, dans le Surikate, c’est par la réunion des deux apophyses qui se sont avancées presque également l’une vers l’autre , tandis que dans les Quadrumanes c’est la branche montante du jugal qui seule va chercher le frontal.
Il n’y a cependant que quatre os métacarpiens médiocrement allongés Métacarpiens, et dans les proportions ordinaires.
Les phalanges sont aussi assez courtes , sauf les dernières , qui sont les Phalanges, plus longues, aiguës, subarquées et fort comprimées.
Les membres postérieurs ne m’ont présenté de remarquable que la m- membres. , . , r , . Postérieurs,
brièveté et la grosseur proportionnelle du lémur , a peine plus long que Fémur.
l’humérus, au contraire du tibia et du péroné, qui sont au moins d’un Tibia, huitième plus longs.
Le pied est aussi long que le tibia; l’allongement portant essentiellement sur les métatarsiens, qui ne sont qu’au nombre de quatre etsub- Métatarsiens, égaux. Les phalanges qui suivent sont assez bien comme à la main , seu- Phalanges, lement plus comprimées, plus grêles, et l’onguéale plus courte et plus étroite.
Quant au pouce ou premier doigt, quoique le premier cunéiforme Pouce, existe bien complet et même encore assez fort , il ne porte qu’un rudiment sésamoïde du premier métatarsien , mais sans trace de phalange.
La Mangouste des marais ( Mangusta urinatrix ou paludinosa) rentre M. urinatrix. bien plus que le Surikate , et même que la Mangue et le Vansire, dans la forme générale du squelette, et même dans la proportion des os qui i.Os do Tronc. le constituent , que nous avons observées dans la Mangouste d’Égypte ; mais le nombre des vertèbres dorsales et des côtes est de quinze au lieu de quatorze , ce qui réduit les vertèbres lombaires à cinq , celui des sacrées restant à trois et les caudales montant à vingt-cinq ou vingt-six seulement.
Du reste la tête ressemble beaucoup à celle de la Mangouste d’Égypte par sa forme allongée , comme l’iconographie le montre aisément ; seulement l’orbite est plus ovale verticalement et moins fermé dans son cadre , et l’apophyse coronoïde est plus élevée , plus étroite et un peu plus arquée.
Il en est de même de l’omoplate, de l’humérus également percé audessus de la poulie, ainsi qu’au condyle interne, des os de l’avant-bras
Tète.