‹ Osteographie, ou, Description iconographique comparee du squelette et du systeme dentaire des mammiferes recents et fossiles pour servir de base a la zoologie et a la geologieChapitre 83 sur 171 · HI. M. POSTE¬ RIEURS · texte numérisé non relu

HI. M. POSTE¬ RIEURS

Iléon.

Fémur

Tibia.

Péroné.

Os

métatarsiens.

Comparés aussi avec les squelettes :

de la G. commune des Pyrénées, du Sénégal.

du Cap.

arrondi, mais avec une échancrure inférieure plus circonscrite, surtout dans la Genette de l’Inde.

Dans les Genettes il y a une clavicule osseuse, et qui, quoique petite est plus évidente que dans les espèces précédentes, puisqu’elle a om,oi6 de ïong.

L’humérus évidemment plus long et plus grêle , mais toujours percé au condyle interne et au-dessus de la poulie.

Le radius et le cubitus sont également assez longs, puisque celui-ci égale l’humérus. Quant à leur forme et à celle des os de la main , chacun d’eux a la plus grande ressemblance avec son correspondant chez la Civette, à la grandeur près; on peut cependant noter plus de gracilité, et même plus de longueur, dans les secondes phalanges, par exemple.

On trouve la même ressemblance pour les membres postérieurs. Le bassin, et surtout l’iléon, est cependant un peu plus étroit; le trou sous-pubien plus petit et plus arrondi , moins triangulaire ; le fémur un tant soit peu plus arqué , au contraire du tibia et du péroné , qui est aussi moins grêle. Quant au pied, il est encore de la longueur du tibia; ses os métatarsiens sont fort serrés et fort grêles; et comme à la main, les phalanges sont peut-être un peu plus longues proportionnellement que dans la Civette.

A ce squelette de la Genette de l’Inde, j’ai pu comparer deux squelettes de la Genette commune, l’un des Pyrénées, l’autre du Sénégal, et comme ils provenaient d’individus femelles, les différences principales que j’ai pu observer portaient essentiellement sur la taille et sur la gracilité des os.

J’ai pu aussi comparer la tête osseuse d’une Genette du Cap (i), et je n’ai pu y remarquer que des dimensions un peu plus fortes, un peu plus robustes , un peu plus raccourcies, ce qui indique un individu vigoureux du sexe mâle.

(1) M. Cuvier, Ossements fossiles, III , page 277, n’a pu non plus distinguer cette Genette du Cap de la Genette commune.

Une tête de Genette du Sennaar, rapportée par M. P.-E. Botta, dusennaar. quoique pourvue de toutes ses dents nouvellement sorties , était d’un tiers plus petite que les autres , et cependant elle ne m’a offert aucune autre différence appréciable. C’était sans doute la tête d’un assez jeune animal du sexe femelle. Mais un crâne d’adulte envoyé du même pays par MM. Petit et Dillon m’a donné lieu de faire la même observation.

La tête de la Genette de l’Inde , à laquelle je rapporte la V. Raase la g. Raase. d’Horsfield , ne diffère de celle de la Genette commune que par un peu plus d’étroitesse proportionnelle, et surtout parce que le canal naso-palatin est plus étroit, plus prolongé en arrière au delà de la dernière dent molaire; que l’arcade zygomatique est un peu plus large, et enfin que l’apophyse angulaire de la mandibule est plus triquètre et plus courte. J’ai rapporté à cette espèce un crâne venant de la Cochinchine , envoyé par M. Diard ; un autre , bien plus petit et plus grêle, venant de Manille, et rapporté par le capitaine Philibert; et enfin quatre autres inscrits sous le nom de Y. Raase , provenant de Java.

Enfin la dernière espèce que nous rapportions aux Viverras est la Fossane , espèce signalée pour la première fois par Buffon , et dont la Fossane nous ne possédons encore dans nos collections ostéologiques que la l.) portion de tête sur laquelle Daubenton avait observé les dents. En examinant cette tête, à laquelle manque l’occipital tout entier, il est évident quelle a plus de rapports par la forme de la partie postérieure du palais avec celle de la Genette commune, qu’avec celle de l’Inde, et même aussi pour la terminaison des os du nez. Toutefois, l’arcade zygomatique est peut-être un peu plus grêle , moins arquée , et le chanfrein nasal plus canaliculé; mais ajoutons que ces caractères distinctifs ne portant que sur l’examen d’un seul crâne provenant probablement d’un individu femelle , ne peuvent être regardés que comme provisoires , ou du moins comme n etant pas suffisamment hors de doute.

CARNASSIERS; VI FERRAS.

DES OS SÉSAMOÏDES.

Ce genre d’os ne diffère presque en rien , dans les Viverras , de ce que nous l’avons vu dans les Mustelas.

Aux membres antérieurs, je n’ai trouvé constamment que celui que j ai regardé comme développé dans le tendon du muscle long abducteur du pouce; mais qui appartient aussi un peu à la racine interne du ligament annulaire du carpe. Comme de coutume, il est fortement serré dans 1 intervalle du scaphoïde de la première rangée et du trapèze de la seconde.

Je l’ai trouvé extrêmement petit et lentilliforme dans la Civette et dans la Mangouste d’Égypte; bien plus gros et prolongé en dessous IePtype°X ^ans Paradoxure type; médiocre, triquètre et arrondi dans leCyno- L Hémigale, gale , et nul dans l’Hémigale , où il semble remplacé par une saillie du scaphoïde. 11 me semble également ne pas exister dans le Surikate aussi I/Eupière. bien que dans le Cynictis. Dans l’Euplère , il est au contraire presque aussi fort que le triquètre.

Quant aux sésamoïdes doubles de l’articulation métacarpo-phalangienne, ils tendent aussi toujours à exister, mais d’autant plus prononcés , d autant plus osseux , que le Viverra est de taille plus forte et plus adulte.

Aux membres postérieurs , je n’ai également observé que les sésamoïdes ordinaires.

La rotule. Larotule, de force médiocre, un peu plus étroite et plus épaisse dans la Civette que dans les autres espèces; du reste, dans toutes celles où j ai pu 1 observer, la différence ne porte guère que sur la proportion des deux diamètres , ce qui la rend un peu plus ou un peu moins ronde ou ovale , ou même épaisse.

Le sésamoïde externe du tarse appartenant au tendon du muscle long péronier, au point de sa réflexion sur le bord externe du pied, existe sans doute dans toutes les espèces de Viverras ; mais il n’a pas été

En géné

Chez

la Civette.

OS PENIEN.

conservé dans tous nos squelettes. Dans la Civette il est triangulaire; quant aux sésamoïdes de l’articulation métatarso-phalangienne , ils ne sont pas plus marqués qu’à la main.

DE l’os PÉNIEN.

Cet os, qui jusqu’ici nous a offert tant de particularités distinctives En générai, des espèces, est peut-être encore plus remarquable dans ce groupe de Carnassiers que dans tout autre; il n’est cependant jamais aussi développé que dans les Mustelas.

Quoique nos collections ne m’aient pas offert la facilité d’observer cet En particulier, os dans toutes les espèces , j’ai pu cependant en voir un assez grand nombre pour assurer qu’il est réellement différent pour chacune d’elles.

Mais comme ces différences ne peuvent guère être exprimées par le discours, nous renverrons à la planche de l’iconographie qui les représente sous deux faces, et nous nous bornerons à faire les observations

suivantes :

Dans la Civette, l’ospénien, assez court et assez gros, ressemble à une petite phalange obtuse et comme fendue transversalement à l’extrémité postérieure, élargie et bicorne à l’autre.

En remontant dans la série, je me suis assuré qu’il n’y en a aucune trace ni dans le Cynogale de Bennett , ni dans le Paradoxure type.

Mais il n’en est pas de même dans les Mangoustes; il y est même assez développé et notablement différent dans chaque espèce où j’ai pu l’observer.

Dans la Mangouste de Malacca, il ressemble assez à un sabot à enrayer les voitures, étroit, comprimé et un peu relevé en arrière, dilaté en gouttière avec une pointe en dessous en avant.

Dans la Mangouste du Cap (M. Cafra ) , cet os est encore assez bien en sabot , mais le manche plus court est canaliculé comme la partie dilatée, et il n’y a pas de pointe sous celle-ci.

C’est le contraire dans la M. paludinosa; c’est-à-dire que le manche

Chez

la Civette.

Le Cynogale.

Le Paradoxure type.

La Mangouste de Malacca.

Du Cap.

Des Marais.

Le Vansire.

La Mangue

La Mangouste d’Égypte.

LeZibeth.

Les Genettes.

L'Euplère.

Du système dentaire.

40 CARNASSIERS; VlVERRAS.

est long, grêle et courbé, avec la partie dilatée creusée en gouttière et courte, de manière qu’il ressemble à une sorte de cuiller.

L os pénien du Vansire ressemble assez à ce dernier, mais il est plus court dans son manche et plus long dans sa cuiller, ce qui rend ces deux parties subégales.

Dans la Mangue, M. obscurci, il est assez comme dans le V. Cafra, mais le manche est encore plus court par rapport à la cuiller qui est également pourvue en dessous d’une petite pointe.

Enfin, dans la Mangouste d’Égypte, l’os pénien ressemble beaucoup à celui de la M. de Malacca; seulement le manche est un peu plus long, et la cuiller plus courte est plus large , plus auriculée , mais toujours avec un rebord inférieur.

En descendant l’ordre des espèces, j’ai encore trouvé un os pénien dans le Zibeth , où il ressemble beaucoup à celui de la Civette , mais son extrémité antérieure est trilobée.

Mais dans les deux espèces de Genettes que j’ai pu examiner sous ce rapport, c’est-à-dire, dans le V. genetta et dans le V. indica , il a été impossible d’apercevoir aucune trace d’os pénien.

Je ne puis malheureusement rien dire de l’Euplère dont nous ne connaissons encore que deux peaux bourrées; la forme de cet os aurait suffi pour assurer la place de cet animal dans la série.

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