V. (M.) elegans
(G. Galidia ).
50 CARNASSIERS; VIVERRAS.
peut-être un peu plus dissemblables et un peu plus serrées, ce qu’on peut également dire pour les deux inférieures. v. (if.) striata La Mangouste striée, type du genre Galictis , est encore, pour le système
(G. Galiclis). °
dentaire, tort voisine de la precedente, plus cependant pour les dents de la mâchoire supérieure que pour celles de l’inférieure, qui se rapprochent au contraire davantage de ce quelles sont dans la Mangouste des marais pour la proportion des arrière-molaires. v. :m.) Mun- La Mangouste Mungoz n’a aussi que cinq molaires à chaque mâchoire ;
9° mais la principale est encore plus étroite que dans la Mangouste élégante. Ce sont, du reste, assez bien les mêmes proportions. v. {u.) tetra- Enfin , dans le Surikate (JM. telradactyla ) le nombre des molaires est [C^surikata). fluel(Iuef°is réduit à quatre en haut et à cinq en bas par l’absence de la première avant-molaire aux deux mâchoires et de la dernière avanlinolaire d’en haut. Mais le plus ordinairement celle-ci existe comme dans le Mungoz. Les principales sont en outre bien plus raccourcies, au point que la supérieure ressemble presque tout à fait à la première arrière-molaire de cette mâchoire , et que l’inférieure diffère à peine des deux arrière-molaires, elles-mêmes presque semblables.
Si , après avoir ainsi poursuivi le système dentaire des Viverras, à partir de ce qu’il est dans l’espèce type, en remontant jusqu’aux espèces qui s’en éloignent davantage en avançant dans la série, nous l’étudions dans les espèces descendantes , nous allons remarquer des différences bien moins importantes ; aussi deviennent-elles absolument spécifiques. v. zibetta. Dans le Zibeth , par exemple, qui suit immédiatement la Civette , on ne peut guère signaler qu’un peu moins de grandeur pour chaque dent en particulier, puis une différence dans la proportion de la principale dont le côté externe est le plus long, comparée avec les arrière-molaires évidemment plus petites , plus étroites , aux deux mâchoires , et dont la dernière d’en bas est plus ronde et plus régulièrement à quatre cornes.
Je n’ose pas dire que j’aie pu trouver une différence certaine entre le système dentaire du Zibeth du continent et de celui de l’archipel Indien ,
ODONTOGRAPHIE. 5t
cependant il m’a semblé que la dernière arrière-molaire dans l’un est un peu plus forte que dans l’autre.
Dans les Genettesmêmes, en prenant notre exemple dans celle d’Eu- y. Genetta rope et d’Afrique, on ne peut trouver qu’un peu plus de carnivorité, les dents et leurs pointes étant en général un peu plus comprimées et plus tranchantes. C’est ce qui est surtout évident pour la première avant-molaire triangulaire et tranchante en arrière, surtout celle d’en haut, et encore plus pour la première arrière-molaire d’en bas , qui est assez semblable à son analogue dans les Canis; la pointe interne de la partie antérieure est cependant plus distincte. Ajoutons à cela que les avant-molaires et la principale inférieure ont leur talon d’arrêt antérieur et postérieur ainsi que leurs denticules bien plus marqués , et enfin que les deux arrière-molaires supérieures sont très-étroites , de forme triquètre , avec les deux côtés postérieurs subégaux dans la dernière.
Sur des crânes de Genette commune provenant de la France , d’Alger, du Sénégal , d’Abyssinie et même du Cap , je n’ai trouvé d’autre différence que de grandeur.
11 n’en a pas été de même dans la Genette de l’Inde ; j’ai pu m’assurer, y. Mica. en l’étudiant sur huit ou dix crânes , que dans cette espèce les trois dernières molaires supérieures sont un peu moins étroites ou un peu plus arrondies à leur angle interne , et surtout que la dernière est plus courte et presque ronde. A la mâchoire inférieure , les différences sont beaucoup moins grandes et ne portent guère que sur ce que les denticules des dents sont plus marqués, surtout au talon de la première arrière -molaire et au bord interne de la postérieure , ce qui la rend bicuspidée.
Enfin , dans la Fossane , dont je n’ai vu , il est vrai , qu’un seul crâne r- Fossa. incomplet , on pourra voir par l’iconographie que les différences sont encore un peu plus considérables , quoiqu’elles ne portent toujours cependant que sur les mêmes points , les deux arrière-molaires supérieures étant moins inégales et la dernière à peu près ronde.
Quoique je ne connaisse le système dentaire du V. Linsang, type y. Liusang. du genre Prionodon, que par la figure que M. Horsfield en a publiée, ^ ^0*°)°
Des Racines des Dents.
En général.
En particulier.
Aux Incisives.
Canines.
Avant-
Molaires.
Principale.
52 CARNASSIERS; Fl FERRAS.
je crois cependant pouvoir assurer qu’il est absolument semblable à celui des Genettes , en supposant cependant , ce qui est indubitable pour moi , qu’il y a une erreur dans le dessin cité. En effet , d’après la lig. D de ce dessin , on pourrait croire qu’il n'y aurait que cinq molaires à la mâchoire supérieure , mais c’est que le dessinateur, ou peut-être même le graveur, a confondu en une seule dent les deux arrière-molaires , d’où il est résulté que cette dent montre quatre denticules en dehors (i). Quant aux dents de la mâchoire inférieure , la ressemblance est presque complète avec celles des Genettes , quoique le talon de la première arrièremolaire soit un peu moindre, ce qui la rend plus carnassière.
Les racines des dents chez les Viverras sont , comme à l’ordinaire , en rapport de grosseur , de forme et de position avec les particularités de la couronne ; c’est-à-dire que lorsque celle-ci est simple , celle-là l’est aussi , et au contraire , lorsqu’elle est compliquée. D’après cela , on voit comment les incisives , les canines , et même souvent la première avant-molaire en haut , comme en bas , n’ont qu’une seule racine plus ou moins allongée et plus ou moins droite et conique.
La première avant-molaire quelquefois , mais constamment les seconde et troisième d’en bas , en ont deux , souvent assez serrées , dont la postérieure un peu plus forte , et cela aux deux mâchoires ; mais au delà , les dents supérieures et inférieures cessent de se ressembler aussi bien pour le nombre que pour la forme. Ainsi supérieurement, la troisième avant-molaire a trois racines comme la principale , et la première arrière-molaire , deux en dehors et une en dedans ; mais la dernière n’en a que deux en travers. Les dents d’en bas n’en ont également que deux , mais l’une après l’autre , la plus forte en arrière ; la dernière seule n’en a qu’une.
(1) M. Horsfield, dans la caractéristique de son G. Prionodon, lui donne cinq molaires en haut et six en bas ; mais sans doute parce que son dessinateur n’ayant pas eu la tête osseuse de cet animal à la main , mais bien contenue dans la peau montée la gueule ouverte , n a pu dessiner les deux arrière-molaires autrement qu’en perspective. Aussi dans la description qu il donne de sa cinquième dent supérieure , se borne-t-il à ces mots : quintus tuberculatus , trilorius.
ODOiNTOGRAPHlE.
11 n’est pas besoin d’ajouter que ces racines sont proportionnelles aux lobes ou saillies de la couronne et à sa grandeur.
Les alvéoles, dont est creusé le bord libre des mâchoires, traduisent, comme de coutume, fort exactement le nombre, la forme et la disposition des racines dont les dents sont pourvues. A la mâchoire supérieure, d’abord , on voit en dehors un rang fort serré de quinze trous , trois en avant de celui de la canine le plus grand, et douze en arrière, puis en dedans une rangée de quatre seulement , commençant entre le huitième et le neuvième extérieurs, les trois premiers intermédiaires à deux externes, et le quatrième vis-à-vis le dernier de ceux-ci. A la mâchoire inférieure , les alvéoles ne forment toujours qu’une seule série de quatorze trous, en général fort serrés, trois avant celui de la canine, et onze après; ces derniers groupés deux à deux, sauf le premier et le dernier, et tous croissant assez régulièrement d’avant en arrière.
Il serait à peu près inutile de faire observer que , suivant le nombre des dents et suivant leurs proportions et celles de leurs racines , on pourra trouver quelques différences dans le nombre, la succession et la proportion des alvéoles , ce qu’au reste un simple coup d’œil sur nos planches démontrera mieux et plus vite que le discours.
L’âge apporte au système dentaire des Viverras les mêmes changements que chez la plupart des autres carnassiers.
Le système dentaire de lait est toujours composé de trois paires d’incisives en haut comme en bas , d’une paire de canines et de trois paires de molaires, une avant et une après la principale.
Je n’ai pas observé ce premier degré dans notre espèce type, mais seulement dans une Genette, dont le système dentaire de lait m’a paru avoir les plus grands rapports avec celui d’adulte. La principale supérieure est cependant toujours plus carnassière par moins de développement et d’avance du talon interne , au contraire de celui de l’arrièremolaire qui est plus large , formant à lui seul presque toute la dent. A la mâchoire inférieure , les trois molaires sont en général beaucoup plus larges et moins hautes ; la principale a trois lobes tranchants et un petit
Des Alvéoles.
En particulier.
Inférieurement.
Des différence* par l’âge.
1er degré.
De lait.
Genette commune V. Genetta.