‹ Osteographie, ou, Description iconographique comparee du squelette et du systeme dentaire des mammiferes recents et fossiles pour servir de base a la zoologie et a la geologieChapitre 85 sur 171 · V. (M.) albicauda · texte numérisé non relu

V. (M.) albicauda

48 CARNASSIERS ; F IV ERRAS (Mangusta).

talon et deux seulement en avant , la première des trois antérieures de

la précédente étant obsolète ( i ).

Les espèces de Mangouste sont assez bien, sous Je rapport du système dentaire , ce que nous avons vu être les espèces de Paradoxures, c’est-àdire que presque toutes offrent quelques nuances différentielles, surtout dans la proportion des arrière-molaires et dans l’élévation de leur partie insectivore; mais, comme ici les variations portent aussi quelquefois sur le nombre total des molaires, on voit comment les zoologistes récents ont pu être conduits à l’établissement d’un assez bon nombre de genres un peu plus admissibles , lorsque , surtout , ces différences concordent avec celles tirées du nombre des doigts. Nous allons les suivre dans la dégradation de nombre.

Parmi les espèces où il est le même que dans la Mangouste d’Égypte , on ne peut guère apercevoir de différences un peu exprimables que dans la proportion et dans la forme de la seconde et dernière arrière-molaire.

Ainsi , dans le M. vitticollis , dont je dois encore un beau dessin à la générosité de la Société zoologique de Londres , je ne vois de différences qu’en ce que les arrière-molaires sont proportionnellement plus épaisses et un peu plus arrondies à leurs angles ; mais je dois faire observer que la figure a été faite d’après le crâne d’un individu fort âgé, et dont les dents étaient extrêmement usées (2).

On peut aussi s’assurer , en jetant un coup d’œil sur la planche consacrée au système dentaire des Viv erras, que, dans la M. albicauda , les différences portent encore principalement sur les arrière-molaires, dont la dernière est bien moins dissemblable de grandeur et même de forme, comparée à la première.

(1) M. F. Cuvier, Ossem. foss., V, p. 250, dit donc à tort, suivant moi , que cette dent a la même forme que celle qui la précède , et qu’elle est rudimentaire

(2) Il en est résulté que la couronne de la première arrière-molaire d’en bas ayant entièrement disparu , il n’est resté que les deux chicots de sa racine bien séparés , ce qui a fait croire que cette espèce avait sept molaires à la mâchoire inférieure , ce qui n’est certainement pas.

ODONTOGRAPHIE.

Un très-vieil individu du M. galera , type du genre Athilax , ne m’a offert de particularités différentielles , dans son système dentaire , que plus d’épaisseur, plus de force dans chacune des dents qui le constituent , de manière à ressembler beaucoup à ce que nous allons décrire dans la Mangouste des marais ; seulement , dans le Vansire , il y a encore une très-petite avant-molaire à chaque mâchoire.

Dans la M. penicillata, type du genre Gyniclis, et dont les mâchoires sont fortement raccourcies , on trouve encore le système dentaire de la Mangouste d’Égypte , et même avec une grande ressemblance de forme et de proportion ; toutefois , la partie antérieure de la première arrière-molaire d’en bas est bien plus soulevée et plus insectivore.

Un certain nombre d’espèces de Mangoustes paraissent n’avoir jamais que cinq molaires à chaque côté des deux mâchoires , par absence de la première avant-molaire. Mais chacune de celles qui restent sont comme dans la Mangouste type , avec des nuances différentielles de même étendue que dans les espèces qui se groupent autour de celle-ci.

Dans un crâne fort adulte , il est vrai , de la Mangouste des marais , M. urinatrix ou paludinosa , toutes les dents sont en général fort épaisses , très-robustes ; les avant-molaires supérieures sont plus triquètres au collet de la couronne; la principale est moins ailée ou moins longue dans la partie postérieure de son bord externe, et les deux arrière-molaires plus arrondies à leur angle interne ; la postérieure est proportionnellement plus épaisse. C’est ce qu’on peut presque répéter pour chaque dent de la mâchoire inférieure.

La Mangue {M. obscura) , type du genre Crossarchus , est tout à fait dans le même cas que la Mangouste des marais pour le nombre, la forme et la proportion des molaires.

La Mangouste élégante , type du genre Galidia , a encore le même nombre de dents molaires que les deux précédentes, mais leur forme et leurs proportions rappellent davantage ce qui existe dans la Mangouste d’Égypte. Les deux arrière-molaires supérieures sont cependant

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