RD
ci montre qu'il s’agit de microbes banaux autres que le staphylocoque.
La guérison survient sans incident : le malade est ramené à la consultation le 8 mars 1923. La guérison s’est maintenue.
OBSERVATION V - (Inédite, due à l’obligeance de M. le Professeur FRŒLICH)
Jean L..., âgé de 11 ans, vient consulter le 3 janvier 1933 pour des douleurs dans la région lombaire. L’interrogatoire apprend que depuis quelques jours l’enfant se plaint d’un endolorissement de la région lombaire, à caractère sourd, et ‘d'une impossibilité de flexion complète et d’extension forcée du tronc. La douleur et la sensation de courbature empêchent le petit malade de dormir la nuit. La température axillaire ‘aurait atteint 38°8.
D'autre part, la mère explique que le pied gauche de son fils aurait été, en novembre 1932, le siège d’une poussée douloureuse, dont elle ne sait plus préciser le caractère. Examen. — Au niveau de la région lombaire, une tumé- ‘faction paravertébrale bilatérale, plus marquée à gauche, haute de quatre travers de doigt environ dans le sens vertical et qui commence nettement au-dessus des crètes iliaques. Sa consistance est pâteuse, sans fluctuation nette. La PAU tion de cette masse provoque une vive douleur.
‘Les muscles de la gouttière vertébrale sont contracturés, le malade est raide, les mouvements actifs et passifs dé la colonne vertébrale ont perdu leur souplesse normale.
Détail intéressant : au niveau des genoüx, on remarque des plaies infectées superficielles d’origine traumatique.
Enfin, ce qui frappe, c'est le bon état général du consultant, malgré la température élevée et ‘l'insomnie.
ES CRRe
On pense à une ostéomyélite d’une vertèbre lombaire. Intervention (Professeur FRŒLICH). — Incision large de la collection paravertébrale gauche sous anesthésie générale au chloroforme.
L’incision doit être approfondie à plusieurs reprises avant . qu'on ait réussi à atteindre une collection purulente de 300 centimètres cubes environ, faite d’un pus crémeux, bien lié, inodore. Au fond de la plaie, le doigt perçoit nettement la surface osseuse des vertèbres. On laisse un drain. . Les suites opératoires sont des plus simples : après quelques jours, le malade quitte l’hôpital complètement guéri. Dans le courant du mois de février, il vient régulièrement tous les deux jours pour faire panser la plaie qui se referme très bien.
OBSERVATION VI (BORCHERS, Arch. f: Klin, Chir., 1930)
Le 3 décembre, un garçon de 10 ans, après une séance de gymnastique (extension du rachis), se plaint d’une douleur de la colonne vertébrale. Le lendemain, la température monte à 40° ; les douleurs dans la région lombaire et l’albuminurie font penser à une néphrite.
Quelques jours plus tard, apparaît au-dessus de la crète iliaque droite, s'étendant jusqu’à la colonne lombaire, une grosse tuméfaction fluctuante. La cuisse droite est immobilisée en flexion sur le bassin. Ventre légèrement tendu ; absence du réflexe abdominal.
Première intervention (11 décembre). — L’incision de la collection au-dessus de la crète iliaque droite donne issue à du pus jaune ; au fond de la plaie, on trouve quelques vertèbres dénudées, de même que l’apophyse de la quatrième lombaire ; on enlève celle-ci, Drainage.