partie externe de la fesse gauche; on constate alors à ce ni
veau une tuméfaction rouge et chaude où une fluctuation net-
te est bientôt perçue.
Le 27 juin, une intervention sous anesthésie générale est
pratiquée par le Dr Le Nouëne : après incision large sur une
longueur de dix centimètres environ, on ouvre un. volumi-
neux abcès d’où s ‘échappe un flot de pus épais, ‘inodore, Pne
bien lié; les doigts introduits dans la cavité de l’abcès pes É
nètrent dans le bassin mais ne peuvent parvenir à déceler. un foyer d’origine de cet abcès. Deux gros drains ‘en canon de. fusil sont introduits profondément dans la poche. Cette in-
Ve
Hs
é . ï tervention est suivie d’une amélioration immédiate. Le pus “ recueilli avec toutes les précautionsrequises est mis en culÿ ture et examiné au laboratoire de la clinique : il contenait du staphylocoque doré à l’état de pureté absolue. Devant la netteté de ce résultat il n’a pas été jugé utile de faire une inoculation au cobaye. Un etes est préparé mais il est refusé par la malade. *
On pense alors à l'origine de cette suppuration au niveau di un segment osseux lombaire et on envisage de nouveau ; une radiographie, mais, devant cette amélioration RE et d’ailleurs persistante, et surtout pour ne pas effrayer une . malade extrêmement perspicace, cet examen est momenta- nément remis. # a ; Le à
La plaie chirurgicale est en bonne voie de guérison quand la malade quitte la clinique le 2? juillet 1925 et à A fin de ; Re mois la cicatrisation est obtenue. ; | Mais, l’état général reste mauvais, la malade, toujours ot est faible et ne s Salimente pas. Les douleurs persistent “bien que moins violentes ; un traitement radiothérapique est institué sans résultat. s 6: Au mois d'août, avec d’infinies précautions, la ln de soutenue et s aidant d’une canne peut faire quelques pas.
Quelques jours après, subitement, la malade est prise d’un
+ grand frisson qui dure quelques rue mais ne se renou- \ velle pas; on ne note aucun autre symptôme général.
Fi Au mois de septembre, de nouveau, un grand frisson, = d’ autre part les douleurs augmentent, bilatérales mais, con- trairement à ace: qui avait eu lieu au début de l'affection, pré-
5 dominant surtout à droite.
Bientôt, apparition à droite d’ une tuméfaction identique à | celle qui existait trois mois avant au côté gauche. Avant d'intervenir, on fait les examens FRE ARpENRES ‘suivants : | ANT ETES \
Planche n° I. — Cliché pris obliquement.
Le diagnostic radiologique esl difficile; on conslale la disparilion de l’espace interverlébral séparant L4 et L5; celle der-.
nière est invisible, ses contours ne peuvent être définies.
Planche + ll : cliché DE de face.
La lecture de ce cliché de A nn plus précis. Ce qui frappe immédiatement c'est non seulement la dispar ilion du disque intervertsbral séparant Let L5 mais surlout la présence d’une ombre formant coque, entourant totalement L4 et L5 el pouvant en. imposer pour un mal de Poit si les renseignements cliniques el re antérieurs à cel examen n'avaient infirmé ce diagnostic.
L'intervention est ensuite pratiquée; le pus fceueill ei mis en culture contenait du staphylocoque doré purs
Trois jours après, on fait une nouvelle radiographie :
+ Planche p0 DE à à Disparition de la coque qui entourait Ls et + 5 . Les Ne flous de ces deux verièbres, de L 5 en particulier, montrent. qu il exisle encore une “inflammation des verlèbres et des dissus avoi-
sinants s’élendant surlout: du côté gauche.
: Un nouvel auto-vaccin ct préparé qui est aussitôt institué. Comme la première fois, Une grande amélioration suivit cette nouvelle intervention; les douleurs diminuent au point que la malade ne se plaint plus. Sa plaie chirurgicale se draine par: faitement et se rétrécit de plus en plus, mais, devant la persistance d’une suppuration légère et d’un petit trajet fistuleux on institue un traitement de rayons ultra-violets: à la troisième séance, la guérison est obtenue. On continue néan-
ENNEMI AUVRKAY