I. — Considérations étiologiques
L'agent pathogène est le plus souvent le staphylo- : coque doré, parfois le staphylocoque blanc; ils est mis
facilement en évidence: par l'examen direct, mieux.
encore par des cultures sur des milieux variés, il pousse en effet très facilement (gélose, bouillon, gélatine, eau peptonée, sérum coagulé, pomme de terre).
La porte d’entrée du. microbe peut passer inaperçue; nous n'avons pu la déceler chez notre malade; souvent,
ce sont des lésions cutanées, plaies infectées (cas de
Labeyrie), engelures infectées (cas de Kirmisson),.
| DE s f panaris (cas personnel de Labeyrie), furoncles (cas de Pulvirenti, cas de Dupérié, Rocher et Auñiat) qui permettent au microbe de pénétrer dans l'organisme.
Les traumatismes répétés, les fatigues physiques,
l’équitation (cas du Dr Labeyrie qui fit une période militaire dans un régiment de cavalerie avant de tomber
malade), une chute (cas de Lecène et Lipmann, obser- :
vation de Ch. Mathieu) sont des causes qui favorisent, la localisation des lésions au niveau du rachis.
Re nee Considéralions A .
L'inflammation paraît se localiser surtout à la ré-
gion lombaire : sur les onze observations que nous ci-
LS A 67 L'NETROEREN,
tons, neuf fois, c’est la région lombaire qui est atteinte, 3 deux fois seulement la région cervicale; il peut évidemment s'agir en certains cas d’une lésion de voisinage (cas de Labeyrie) et non pas de la localisation à un endroit donné d’une infection générale, néanmoins le colonne lombaire située à la partie inférieure de la colonne vertébrale, par conséquent soumise à l’action de deux forces contraires, paraît constituer un point de: moindre résistance où l'infection se I à plus facilement. <
Les régions dorsale et sacrée peuvent être. également atteintes, mais moins fréquemment.
+ infection peut toucher séparément l'arc postérieur ‘et le corps vertébral, mais aussi le périoste, donnant … lieu soit à la périostite phlegmoneuse avec abcès sous- : périostique, soit à la périostite externe avec abcès | situé entre le périoste et les muscles.
- . Dé ces lésions résultent rarement des déformations | siens contrairement à ce qu'on observe dans le mal de Pott; cela s'explique par ce fait que le corps vertébral n ‘est pas souvent atteint. 4 L’inflammation des vertèbres donne fréquemment lieu à la formation d’un abcès qui va, ou bien se faire : “jour en arrière, à la peau, en avant, dans le canal rachidien et les méninges, Pate même dans la plèvre u bien fuser à distance, soit vers le petit bassin ou
| l'arcade de Fallope en suivant le. psoas soit vers la fesse par l'échancrure sciatique.
À la radiographie, on constate généralement la dis-
parition de l’espace clair séparant normalement deux
vertèbres; ces vertèbres rapprochées ont un contour flou et forment une masse opaque due à l’ostéite. Les tissus périvertébraux sont également envahis par l’inflammation formant autour des vertèbres ‘une véri- 2
table coque.
HI. — Considérations cliniques.
Après la lecture des ibÉtratoe nous. avons.
citées, nous voyons qu'il existe deux formes d'ostéo- se myélite : S | ÉRNRe
Une forme aiguë où les phénomènes. généraux tiennent k la première place; ce sont des Signes d’ infection grave, température élevée, frissons, sudation, aspect typhique, . fuliginosités de la langue et des lèvres. La mort. ete . la terminaison habituelle de cette forme très grave : de l’ostéomyélite vertébrale (cas de Lecène et Lipmann). a.
Une forme subaiguë qui présente un tableau us plus net. Trois symptômes sont surtout évidents et. doivent être principalement recherchés ee
19 Les douleurs et les troubles méningo-radiculaires. 2
29 La contracture musculaire. Les “3
3è Les déviations de la colonne vertébrale.
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1° Douleurs el troubles nerveux méningu-radiculaires S
Les douleurs Cons hitaené ur symptôme très. impor tant“bien qu’elles puissent faire totalement défaut ; nous avons Vu, en effet, des malades qui se. présentaient pour la première fois au médecin avec une collection purulente de la région cervicale par exemple sans avoir jamais accusé de douleurs,