‹ Ostéomyélite de la colonne vertébrale à staphylocoquesChapitre 13 sur 15 · ERA TETE · texte numérisé non relu

ERA TETE

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rare

Plus ou moins vives au début, elles augmentent progressivement et deviennent continues avec des paroxymes, elles peuvent être intolérables, arrachant des cris aux malades (observation personnelle).

Elles sont localisées à la région de la colonne verté-

brale où siège l’inflammation avec des irradiations

en. “ceinture, -vers le bassin, les hanches, les aines, les

cuisses, leur donnant le caractère de douleurs radicu-

laires. Elles ne sont pas calmées par le repos dans la

position couchée. | Les troubles nerveux méningo-radiculaires sont variables ep «| n'y a pas de troubles de la motricité; la

sensibilité objective est souvent altérée, on peut cons-

tater soit de l’anesthésie, soit de la paresthésie, soit

de l’hyperesthésie localisées. Les réflexes sont variables,

normaux ou exagérés.

Dans les formes aiguës, nous avons vu que les signes

d’irritation méningée peuvent être très accusés et

tenir la première place.

29 Contraciure musculaire

C’ est une contracture de défense, pour immobiliser les vertèbres atteintes. On constate à l'inspection une saillie formée par les masses musculaires contracturées et, 1 la palpation, une dureté particulière.

30 Déviations de“la colonne vertébrale

Elles sont généralement liées à la contracture mus-

culaire, très rarement aux lésions vertébrales, La co-

LS

te PR

lonne est immobilisée, donnant au malade une attitude soudée qui l’oblige, pour se baisser par exemple, à mettre les HS sur ses genoux.

Les déviations scoliotique ou cyphotique sont. ne

rares mais peuvent s’observer.

Nous avons vu,en étudiant l'anatomie pathologique,

que les abcès étaient la complication habituelle de

l'ostéomyélite vertébrale quand” ils n’en constituaient

pas le symptôme prédominant. Ce sont éux aussi qui

créent les complications, dont la plus fréquente est la méningite. : .

De a lecture des observations que nous avons citées, il ressort, à notre avis, que l'ostéomyélite de lacolonne vertébrale, affection assez rare, se présente se

ment sous des formes variées qui rendent, de ce fait,

le diagnostic difficile : ou bien il s’agit d’un malade

dont l’état général est très grave (cas de Chipault,

cas de Lecène et Lipmann), ou bien d’un sujet qui

se présente avec une collection purulente localisée en

un Dont de la colonne vertébrale (cas d’Eichel, de

Labeyrie) ou bien encore on se trouve en présence

d'un malade qui se plaint de douleurs extrêmement violentes (cas de Morian,auto-observation de Labeyrie,

observation persannelle),ou qui est atteint d’un syn-

drome méningé grave (cas de Pulvirensti, de Dupérié, Rocher et Auriat).

Le diagnostic de l’ostéomyélite vertébrale aiguë. est

très difficile étant donnée la prédominance des phéno-

mènes généraux.

Dans la forme subaiguë il faudra rechercher soigneu-.

hu

‘ sement l'existence d’un panaris, d’une piqûre septiqué, d’une plaie infectée, d'une poussée de furonculose, Il faudra tenir compte aussi des poussées fébriles et de la marche générale de la maladie; il ne s’agit pas, en effet d’une affection chronique mais d’une affection à marche lente, ce qui n’est pas pareil.

Si le tableau clinique est dominé par des phénomènes Sénéraux, on pensera à la typhoïde, 4 la pneumonie, à la méningite et la mort surviendra souvent avant qu’ on ait pu porter le diagnostic d'ostéomyélite aiguë ‘de la colonne vertébrale.

Dans la forme subaiguë, il faudra éliminer :

- Le rhumatisme articulaire avec localisation vertébrale; il existe généralement d’autres fluxions articulaires, les douleurs qui les accompagnent ne sont pas irradiées et elles cèdent au traitement salicylé. Les sciatiques et. radiculites : elles sont souvent symptomatiques d’une inflammation ou d’une compression siégeant au niveau du rachis ou dans le canal

rachidien : méningite localisée, tumeur des vertèbres,

‘ tumeur de la moelle, mal de Pott.

Le mal de Pott surtout. Nous avons vu au début de ce travail, que l’ostéomyélite vertébrale avait été - longtemps confondue avec le mal de Pott; actuellement, nos connaissances nous permettent de différencier ces deux affections, mais le diagnostic différentiel n’en reste pas moins toujours difficile. Il faudra rechercher soigneusement les antécédents héréditaires ou person- nels pouvant faire penser à une lésion tuberculeuse.

La marche générale d’un mal de Pott, depuis les lé-

gères douleurs du début jusqu’à l'apparition de syÿmp- e

‘tômes nets, est beaucoup plus lente que celle de l’ostéo-

myélite subaiguë. D'autre part, les déformations rachidiennes sont beaucoup plus fréquentes, et les abcès

qui ont toujours tendance à fuser en avant ou en bas,

apparaissent très rarement en arrière de la colonne vertébrale alors qu’au contraire, : dans l'ostéomyélite

vertébrale, ils y° siègent fréquemment. Enfin, quant

. aux lésions mêmes des vertèbres, nous avons vu que le siège de l’abcès se trouve, dans l’ostéomyélite, soit

sous le périoste, soit dans les tissus qui entourent le

périoste; dans le mal de Pott, au contraire,la lésion

siège surtout dans le corps même des vertèbres, ayant pour conséquence un tassement de celles-ci. Il faudra pratiquer, chaque fois que ce sera possible, des examens radiographiques et bactériologiques ; ce sont eux, bien

souvent, qui lèveront les doutes. | ps

-L’ostéomyélite vertébrale est une ‘affection grave AS en elle-même, et aussi par les complications qu'elle. entraîne. La forme aiguë est presque toujours mortelle. La forme subaiguë, heureusement la plus fréquente, “a est grave mais susceptible de guérison, surtout à l'heure actuelle grâce aux auto-vaccins. La restitution ad 7 integrum de tous les mouvements de: la colonne verté- à

brale s’observe (cas de notre malade) mais il reste | 5

souvent des raideurs et des douleurs passagères.

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