‹ Ostéopathies complexes chez l'enfantChapitre 17 sur 20 · SO RE · texte numérisé non relu

SO RE

On doit être guidé var la gravité du processus. Plus le processus est grave, plus la tolérance de l’organisme à la vitamine D paraît grande. Cependant, ces traitements ne doivent pas être entrepris sans une surveillance étroite du sujet, car il peut se produire des accidents toxiques avec de trop grosses doses de vitamine : D; ils se manifestent au début par de l’anorexie, de la pâleur, de la lassitude, de la calciurie. En règle, la vitamine D n’est pas toxique aussi longtemps que Ca et P sont à des taux normaux. L’élévation de la calcémie audessus de 12 mgr. constitue pour PARK un signe

d’alarme.

Chez le nourrisson, il est préférable de faire un contrôle sanguin chaque semaine, s’il reçoit des doses supérieures à 30.000 unités. Le contrôle radiologique hebdomadaire est également à conseiller. Il permet d’apprécier l’apparition et l’évolution des signes de guérison — et par là même, il permet de juger si la dose de vitamine ordonnée est suffisante ou doit être augmentée. En règle, si une amélioration radiologique n’est pas notable après trois semaines de traitement,

on peut augmenter la dose.

Dans les cas sévères, on doit assurer un apport phosphocalcique suffisant, traiter les troubles digestifs s’il y'en a — et souvent donner des préparations cal-

ciques à titre d’adjuvant.

La dose unique de vitamine D trouve là encore de

nombreuses indications.

Dans une des observations relatées, un craniotabès s’est ossifié en cinq jours.

Le taux du P se relève dans un temps beaucoup plus court qu’avec la méthode de traitement par doses filées. |

La calcémie atteint ou dépasse les valeurs normales en deux à quatre jours. Les taux exagérément élevés s’abaissent généralement cn deux à quatre semaines après le traitement, Les examens radiographiques montrent des signes de calcification beaucoup plus pré-

coces qu'avec l’autre méthode.

Ses indications peuvent être ainsi résumées:

Tétanie infantile, Rachitisme sévère. ARE CEE Pneumonie associée à un rachitisme en évolution. Infections chroniques associées au rachitisme. Enfants de consultation hospitalière mal suivis par

leurs parents.

Dans les cas de rachitisme réfractaire, elle n’est pas suffisante. Les cas qui ont été relatés plus haut ont nécessité des doses totales beaucoup plus grandes

pour leur guérison,

3°) Formes associées.

Il est d'observation assez fréquente que le rachitisme se trouve associé à d’autres processus pathologiques. Plusieurs cas ont été rapportés ici.

Dans l’un, le rachitisme se trouvait associé au scorbut. Les deux affections ont été traitées aussitôt. Les symptômes de scorbut ont rapidement cédé à l’administration de jus de citron. Le rachitisme a été plus long à guérir. Dans une autre observation, un rachitisme est survenu chez une enfant hérédo-syphilitique. La guérison du rachitisme a été facilement obtenue, mais le processus syphilitique a exigé un traitement spécifique intense et prolongé. Chacune des affections doit être traitée avec le traitement qui lui convient, il n’y a aucun inconvénient à associer plusieurs traite-

ments à la fois.

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