‹ Oswald CrolliusMoine, Médecin, PhilosopheChapitre 24 sur 25 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

La médecine moderne tend à se rapprocher des conceptions de la Médecine de la Renaissance.

En effet, il semble que dans la littérature médicale contemporaine, on attache une importance de plus en plus grande à l’observation de l’homme dans toutes ses réactions.

L’homme est un être qui pense, agit, souffre, aime; et, son étude ne doit pas se cantonner à la table de dissection. Comme le disait CROLLIUS, « L’Anatomie des maladies du corps doit être tirée des astres internes ou des impressions causantes, étant plus utile au médecin

que la locale des cadavres. »

Il y a aussi une notion qui s'affirme, c’est la prédominance du malade sur la maladie, non seulement par égard pour le malade, être vivant, mais surtout du point de vue thérapeutique. M. le Professeur BE- ZANCÇON n’a-t-il pas dit au XXIT Congrès de Médecine tenu à Paris il y a déjà 10 ans : « L’avenir en thérapeutique est de plus en plus dans la connaissance précise, plus que de l’étiologie spécifique, du mécanisme

physio-pathologique des symptômes et de la pathogé-

nie générale de la maladie, et ainsi dans l'application thérapeutique, non d’une médication spécifique pour chaque maladie, mais de médications variées contre les modalités réactionnelles présentées par le malade, aux divers stades de la maladie. » |

Quant à la détermination même des remèdes, il s’ébauche un mouvement recherchant, entre les signes cliniques observés et les signes médicamenteux, un parallélisme ou une symétrie comme le dit M. le Professeur LOEPER dans « L’étude clinique des Médicamenis » (Presse Médidale du 10 et 13 décembre 1941) où il parle du malade « dont les réactions morbides ont avec les réactions du médicament une frappante symétrie L'observation de l’expérimentateur et l’observation du clinicien sont symétriques vraiment : les effets cellulaires, humoraux, vasculaires de l’une sont superposables, quelquefois opposables, en tout cas comparables aux effets de l’autre et le symptôme a souvent, n’en doutons pas, sa caractéristique chimique comme le médicament a sa caractéristique thérapeu-

tique. »

Serait-ce un retour vers les conceptions de CRoL- LIUS qui avait écrit : « L’anatomie de la maladie et l’anatomie du remède sont semblables. » à

Mais de symétrie à analogie, d’analogie à similitude, n’y a-t-il peut-être qu’un pas à franchir; et ce Retour à la Tradition qui apparaît dans la Médecine moderne ne la rapprocherait-il pas non seulement de CROLLIUS, mais encore des autres apôtres de la loi de Similitude depuis HiPPOCRATE dans l’Antiquité, PA-

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RACELSE à la Renaissance, KiIRCHER au xvi' siècle jus-

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