APTITUDE A L’AVIATION
(Circulaire du 1 er avril 1916.)
« Acuité auditive normale avec état d’intégrité de l’oreille moyenne et interne et en particulier de l’appareil d’équilibration. »
[Point n’est besoin d’insister sur la nécessité d’éliminer tout homme porteur d’une altération de l’appareil tubo-tympanique, catarrhe tubaire, atrophie du tympan, en raison des énormes variations de pression barométrique auxquelles les aviateurs sont soumis.
Les épreuves de la montre, de la voix haute et chuchotée suffiront pour apprécier une acuité auditive qui doit être normale.
Les épreuves de Romberg et Babinski-Weil ne demandent pas d’instrumentation spéciale. Faute de fauteuil ou d’escarpolette, le vertige ou mieux l’entrainement post-rotatoire sera étudié en taisant tourner le malade sur lui-même. Il suffit d’un bock et d’eau à 27° pour provoquer le nystagmus calorique, mais ces deux dernières épreuves ne nous paraissent même pas indispensables, si toutes les investigations précédentes ont montré des oreilles normales; et s’il en était autrement on aurait déjà abouti à une conclusion négative.]