‹ Où en est l'histoire des religions? (volume 2)Chapitre 112 sur 239 · GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS

1. A une époque peut-être antérieure au deuxième millénaire avant J.-C, des tribus de race blanche, parlant une langue indo-européenne, adorant les « célestes » (deçà = deus) parmi lesquels le « Ciel-Père » (dyâus pitâ, Zeuç xqcttqp), franchirent les passes qui séparent la Bactriane du bassin de l'Indus (vallée de Caboul). Peu à peu - — une partie notable de la littérature sacrée remonte au temps où l'invasion n'avait pas dépassé le Penjab — elles occupèrent ou colonisèrent toute la partie septentrionale de la péninsule, l'Hindoustan proprement dit (« pays des Hindous », plaines de l'Indus et du Gange, présidence de Bombay en partie), dont les langues sont aujourd'hui des dialectes indo-européens, dont la population, à des degrés divers de métissage, est plutôt de race indo-européenne. — Les autochtones, dravidiens, uraons, kolariens, furent en effet, dans le nord, ou expulsés, ou conquis et assimilés : quelques-uns étaient peut-être des « civilisés»; dans l'ensemble, ils étaient sans doute inférieurs aux immigrés. Mais, dans toute la partie méridionale de la péninsule, c'est-à-dire dans le Dekkan (= pays du sud) ou pays dravidien, quoique soumis depuis plusieurs siècles avant notre ère à l'action politique, morale, linguistique des conquérants de l'Hindoustan, ils continuèrent à parler leurs langues natives (dialectes dravidiens, tamoul, etc.) et restèrent ethniquement purs. — Au nord comme au sud, il reste encore des îlots de « primitifs », étrangers à la civilisation indo-européenne ou dravi-

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