Sur les Jaïnas, ci-dessous
18. — Hymnes philosophiques du Rigveda, voir Deussen,. Allgemeine Geschichte der Philosophie, vol. i, 1894.
19. — Articles Asceticism (T. C. Hall), Hindu asceticism (A. S. Geden), Buddhist Asceticism (Mrs. Rhys Davids) dans Encyclopœdia of religion and ethics de Hastings, t. n, 1909.
Sur la dikshâ, Oldenberg, Religion du Véda, p. 339, 366, etBARTH, Journal des Savants, 1896, p. 41 du tiré à part.
L'oubli dans lequel est tombée de bonne heure la sorcellerie védisante de l'Atharva s'explique par le développement du « Yogisme ». Le pénitent ou anachorète, en effet, est « une magie vivante, » « à travers toute la littérature classique le seul thaumaturge en vue.» (Barth, Journal des Savants, juin, 1900, p. 30 du tiréàpart.) — Les dieux hindous sont souvent des pénitents : Çiva, de tous, est le plus austère; on le nomme: Seigneur de l'ascétisme, Seigneur des ascètes ou des sorciers. — Les bouddhistes ont adoré le Bouddha émacié. — Sur les pénitents ou forestiers bouddhistes, voir notre Bouddhisme, Opinions, p. 357, (La comparaison avec Duchesne, Histoire ancienne de V Église, t. ni, p. 31, est piquante.)
20. — Littérairement les Upanishads sortent des Brâhmanas et les achèvent. Mais leur esprit n'est pas ritualiste : frères puinés des spéculatifs de la liturgie, les spéculatifs du Brahman, être absolu, deviennent presque leurs frères ennemis. D'ailleurs ils n'appartiennent pas tous à la caste brahmanique ; la tradition, digne de foi assure que des « princes » prirent une part active au mouvement philosophique et anti-ritualiste.
Les Upanishads ont été connues d'abord par la version latine d'Anquetil Duperron faite sur une version persane, Oupnek? hatr id est secretum tegendum..., 1801 ; les plus anciennes et les plus importantes ont été traduites par Max Mueller, Sacred books,t. i et xv; voir aussi Deussen, Sechzig Upanishad's des Veda, 2e éd., 1905 ; P. Regnaud, Matériaux pour servir à Vhist. de la philosophie de VInde, Bibl. des Hautes Études, t. xxvm et xxxiv. — Pour la doctrine, Gough, Phil. of the Upanishads, 1902 ; — Deussen, même titre, trad. Geden, 1905. — L. D. Barnett, Brahma- Knowledge, 1907. —
Sens du mot Upanishad, E. Senart, Florilegium Melchior de Vogue,
Les Upanishads sont très confuses ; les écoles, jalouses d'orthodoxie, les interprètent librement, et on distingue deux systèmes qui portent le nom de Vedânta (= fin ou but du Veda , Veda = Upanishads). Le mieux connu (monisme absolu) a pour manuel le commentaire de Çamkara (vme siècle) aux Vedântasûtras (règles, principes du Vedânta), trad. par Thibaut, Sacred books, t. xxiv et xxxvin ; voir Deussen, System des Vedânta, 1883 ; Col. Jacob, Manual of Pantheism. Sur le second, voir bibliographie § 28 (théologies à demi-monistes). Les relations historiques des deux systèmes sont loin d'être éclaircies.
21. — Voir R. Garbe, Die S âmkhy a- Philosophie, Eine Darstellung des indischen Rationalismus , 1894. Ouvrage définitif en ce qui concerne l'exposé du système classique. Mais l'histoire du système est loin d'être faite. — Voir aussi du même Sâmkhya und Yago, 1896; A. Barth, Journal des Savants, juillet 1900. — Les relations historiques du Sâmkhya et du Bouddhisme sont au moins obscures ; MM. Garbe, Jacobi, Pischel sont trop affirmatifs.
Sur les divers systèmes dans l'Épopée, Hopkins, Great Epie, p. 85. — Sur les six systèmes orthodoxes (reconnaissant l'autorité du Véda), Max Mueller, Six Systems.
22. — N'oublions pas que le « matérialisme » est ancien dans l'Inde ; il consiste essentiellement dans la négation de la survie et de la renaissance. Voir notamment Dalhmann, Sâmkhya- Philosophie, p. 180, 1902 ; Hopkins, Great Epie, p. 86. — A. M. Pizzagalli, Nâstika ( = mécréant) Cârvâka e Lokâyatika, 1907, et diverses publications de L. Suali dans le Muséon et le Journal asiatique italien.
23. — Sur les deux vérités dans les philosophies brahmaniques et bouddhiques, voir nos études sur la Doctrine de Vacte, Journal asiatique, 1902, t. il, et 1903, t. n etnotre Bouddhisme, Opinions,1909, p. 188.
24. — Pour « réaliser » la mentalité brahmanique, où le monisme et la piété se combinent si curieusement, lire la Bhagavadgîtâ ; traductions nombreuses, depuis 1785, (premier ouvrage sanscrit mis en anglais). — Emile Burnouf, Le chant du Bienheureux, 1861, {peu estimable). — R. Garbe, Die Bhagavadgîtâ, mit einer Einleitung..., 1905. — L. D. Barnett, The Lord" s Song, 1905. — Doctrines : Colinet, Doctrines philosophiques et religieuses de la Bhag. 1884; et remarques de A. Barth, Bulletin dans Rev. deVhist. des Relig., 1885, p. 23 du tiré à part. — Oldenberg, Lit. des alten Indiens, p. 172. — Lire, l'un après l'autre, les deux petits chefs-d'œuvre, de L. O. Barnett, Brahma- Knowledge et Heart of India, collection Wisdom of the East, 1907 et 1908.
25. — Voir Barth, Journal des Savants, 1896, article sur la Religion du Véda, d'Oldenberg, qu'on lira, p. 181, 420, 285. — Il me semble que le Rudra du Rigveda est un Rudra de convention, et que M. Oldenberg a vu juste sur ce point. — Rudra, disons-nous, n'est pas un dieu « védique », un dieu de la tradition du culte du Soma;