‹ Où en est l'histoire des religions? (volume 2)Chapitre 145 sur 239 · II. Le Shinto · texte numérisé non relu

II. Le Shinto

Origines (1). — Seconde période (2). — Troisième période (3).

LE CONFUCIANISME

1° Confucius. — 1. Le Chinois possède une tendance à donner une forme particulière, en quelque sorte visible, à ses spéculations philosophiques ; avec les philosophes de la dynastie des Soung, de Tchou-hi en particulier, il a tiré de la morale de Confucius le Jou-kiao, ou Religion des Lettrés ; le spiritualisme et les profondes méditations de Lao-tseu ont été dégradés par le Tao-kiao ou Taoïsme.

Le Jou-kiao et le Tao-kiao forment avec le Fo-kiao^

1 i Comme il a été question déjà du bouddhisme chinois (voir le chapitre v, Reli gions de V Inde,%%l) et que le taoïsme, si grossièrement mélangé de bouddhisme et de magie ou de fétichisme, n'a rien qui puisse intéresser la plupart des lecteurs, on ne traitera ici que du Confucianisme et du Shinto.

Hist. Rel. — I. — 19

religion de Bouddha, d'importation étrangère, les San-kiao ou Trois Religions d'État de la Chine.

Il est nécessaire, avant d'étudier le confucianisme, de connaître la vie de celui qui a donné les préceptes de morale dont le culte dérive.

2. Confucius n'est que le nom latinisé par les missionnaires de K'oung Fou-tseu (Maître Koung) ou K'oung-tseu, né en 551 à Tseou, dans le royaume de Lou (province actuelle du Ghan-toung); il appartenait à une famille remontant au troisième des Cinq empereurs, le célèbre Houang-ti, qui, du pays de Soung, vint s'établir au royaume de Lou; le père du Sage, K'oung-chou Liang-he, n'ayant que des filles d'un premier mariage, épousa en secondes noces une jeune fille de la famille Yen dont il eut un fils qui reçut le nom de Kieou à cause d'une protubérance qu'il avait sur la tète, et le surnom de Tchoung-ni; c'est notre philosophe. K'oung- Kieou perdit son père à l'âge de trois ans, et sa mère Tcheng-tsai quitta le district de Tchangping pour aller s'établir dans celui de K'iu-feou. Élevé d'abord par sa mère, le jeune Kieou fut, à l'âge de sept ans, envoyé dans une école tenue par un lettré distingué, nommé Ping-tchoung ; il ne tarda pas à se faire remarquer non seulement par son amour du travail, mais encore par sa gravité précoce, et son maître le choisit pour faire répéter leurs. leçons à ses condisciples moins bien doués que lui. A dix-sept ans, il accepta un poste de fonctionnaire inspecteur de la vente et de la distribution des grains ; à dix-neuf ans, K'oung épousa Ki Kouan-che qui appartenait à la famille Ki, du royaume de Soung ; il en eut l'année suivante un fils qu'il appela Pe-yu. A vingt-et-un ans, sa réputation étant devenue grande, il fut nommé inspecteur général des campagnes et des troupeaux, avec mission de réprimer les abus. Pendant quatre ans, il remplit ses fonctions avec un zèle qui lui permettait d'aspirer à de hautes dignités, lorsque la mort de sa mère, à peine âgée de quarante ans, lui fit prendre une retraite de trois ans, renouvelant ainsi une coutume qui est encore aujourd'hui en usage en Chine. Confucius continua à se perfectionner dans l'étude de la philosophie ; il fit une visite à la ville de Lo, près de la ville actuelle de Ho-nan-fou, où l'on

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