‹ Où en est le traitement médical du CancerChapitre 16 sur 24 · CONDUITE DU TRAITEM ENT · texte numérisé non relu

CONDUITE DU TRAITEM ENT

Le traitement consiste à injecter par la voie intraveineuse de: 5 à ro cc. de la solution iodo-iodurée acide et de la façon suivante : |

1° Chez les individus présentant un assez bon état général, .deux injéctions par semaine de 5 cc. chacune .la première semaine et de 10 cc. les semaines suivantes pendant un mois. . Ce traitement d’attaque est d’une importance capitale : il a été prouvé, en effet, depuis ces cinq dernières années, que de lui dépend l'inhibition sur la tumeur. Ce fait avait été largement prouvé auparavant dans l’adénocarcinome spontané de la souris ;

2° Le mois suivant de une à deux injections par semaine et finalement, une injection par semaine le troisième mois. Le malade reste ensuite en repos et en observation.

.. Le traitement ne produit ni choc, niaccoutumance, niinaccoutumance. À part les médications hydrargyriques concomittantes qui doivent être rigoureusement proscrites, il n’y a pas d’incompatibilité thérapeutique avec d’autres médications, occasionnellement adjuvantes, toniques ou hématopoiétiques. Mais notre'expérience a prouvé qu'il y a grand avantage à se maintenir strictement au traitement chimiothérapique de la méthode, tonique par lui-même par la présence d’iode et d’iodures. Nous. n'avons jamais remarqué depuis ces dernières années que nous collaborons au traitement des malades, d'accident d’iodisme ou autre. Le traitement est très bien toléré même localement et malgré la teneur en iode, nous avons pu pratiquer jusqu’à 70 injections et plus chez un même malade sans que l’on observe de: sclérose des veines. :

INNOCUITÉ Du TRAITEMENT.

L'innocuité du traitement a été étudié très sérieusement par Botelho sur les animaux de laboratoire et principalement chez

le poulet, en injections intraveineuse. Le fait essentiel auqueŸ Botelho conclut c’est que le danger en temps que toxicité des produits employés : iode, iodures et acide, sont de loin, comme nous l’ayons vu, en deçà d'une dose toxique. Le danger du traitement intraveineux, qui a fait l’objet d’une longue étude. expérimentale avant les premières tentativès chez l’homme et longtemps fatal pour le lapin, ce n’est pas un danger d'ordre. chimique, mais un danger physico-chimique. Lorsque les solutions iodo-iodurées acides ‘sont en contact avec le sérum à la suite de l'injection intraveineuse, il se produit tout comme in vitro, une précipitation de l’albumine du sérum, précipité qui, aux doses du complexe employées, se trouve toujours. soluble dans un excès du sérum circulant.

Nous avons observé minutieusement les malades après les injections intraveineuses de la solution, leur demandant de. nous dire chaque fois exactement ce qu'ils avaient pu ressentir dans les heures ou dans les jours suivants.

Nous n'avons en aucun cas constaté d’accident d’aucune. sorte. Par contre, des constatations bien intéressantes ont pu être relevées : parmi celles-ci, l’effet antialgique semble devoir être mis au premier plan, autant à cause de l'intérêt qu’il présente pour le malade qui souffre, que pour les modalités bien particulières qui le caractérisent. Cette propriété antialgique est inhérente à la méthode et se manifeste au cours de l’action antihumorale du traitement.

Pour essayer de préciser l'effet antialgique du traitement et éviter les variations dans l'évaluation de l'intensité de la douleur, pour être certains d’être en accord complet avec les malades. et leur entourage sur les améliorations ressenties, nous. avons établi un test graphique sous forme de cadrans horaires. Ceux-ci représentent pour 24 heures les variations de la douleur, les phases de soulagement complet et les phaseg de souffrance. Ce qui nous a permis en même temps d'établir une sorte d’index des douleurs, à savoir‘ un premier index témoin (heures de douleur par 24 heures) et la variation de celui-ci au cours du traitement, jusqu’à disparition totale des algies quand il y a lieu. Les principaux cadrans de l’observation du malade. n° 1 ont été reproduits à titre d'exemple (cf. p. 36).

Il est utile de remarquer que cette action antialgique pour-

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