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ait sembler devoir être mise sur le compte de la présence d’iode et d’iodures dans la solution, l’action sédative de ces médicaments étant classique, mais à la faveur d’un plus grand nombre de malades traités et par la coïncidence de l’amélioration de l’état algique avec l'amélioration tumorale, il semble bien que le mode d'action analgésiant soit lié à une action directe de la solution sur la tumeur (décompression ?). D'autre part, étant donné que parfois l’action antialgique du complexe se manifeste dans.des cas où les malades ne trouvent plus de soulagement par l'emploi d’analgésiques et de stupéfiants de l’arsenal classique, il nous a semblé qu’il ne sérait pas exagéré de considérer cette action au delà des possibilités de simples solutions iodo-iodurées. Il semble également ici, que les proportions du complexe jouent encore un rôle, car si l’on augmente la dose d’iode, les malades souffrent davantage (formative possible d’acide iodhydrique), si au contraire on réduit la quantité d’iode en faveur des autres éléments du complexe, l’action sédative semble plus marquée cependant que les propriétés freinatrices sur la tumeur maligne sont diminuées.
Les observations qui suivent concernent pour la plupart des malades grands algiques, chez lesquels la disparition ou l’atténuation persistante des douleurs, même après l’arrêt du traitement, constitue un résultat déjà digne d'intérêt ; le recul du temps n’est pas encore suffisant pour pouvoir affirmer d’une facon définitive que les tumeurs de ces malades sont « stabilisées », néanmoins un certain nombre d'arguments plaident en faveur de cette hypothèse. Et le problème est le même pour les malades non algiques chez lesquels le test : suppression de la douleur w’existe évidemment pas.
En tout cas, nous n’avons Jamais assisté au cours du traitement ni à la formation de métastases même pour les cancers ostéophiles comme ceux de la prostate ni à un « coup de fouet » dans le développement des tumeurs comme on pourra le voir dans les quelques observations que l’on va lire maiïntenant.
Nous croyons utile d'ajouter et M. Botelho insiste sur ce
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point, que ce traitement chimiothérapique est destiné au traitement du cancer en général et c’est à ce titre que nous donnons quelques observations que nous avons glanées parmi nos malades actuellement en traitement, concernant des cas d’épithéliomas (nous n’avons pas encore entrepris détraiter des sarcomes), autres que ceux de la prostate. Il semble malgré tout,
5 , À , 2 ’ D que si l’on prend des malades avec un bon état général et à
une période pas trop avancée de la maladie (cf. obs. HI, XIII et XIV) l’on obtienne un résultat équivalent à un état de guérison apparente (bien entendu chez ces malades l'examen histologique a été fait).
OBsERvATION N° 1. — Grand algique. é
M. Tr..., âgé de 65 ans, chauffeur de machine à vapeur dans une usine, nous est adressé en février 1943, par le Service du Dr Moulonguet de Tenon, avec le diagnostic de : volumineux adénome dégénéré de la prostate, impossible à délimiter. L’ablation chirurgicale en avait été impossible étant donnée l'étendue de la région infiltrée. Une cystostomie a été pratiquée en 1942. Ce malade présente à ce moment des douleurs-par compression à type de sciatique bilatérale, extrêmement intenses, au point d'empêcher totalement la marche à certains moments. Les douleurs irradient dans la région sacrée et dans tout le petit bassin. 11 nous affirme que ces douleurs sont intolérables ; les différentes médications qu'il a essayées se sont montrées inefficaces. Il à, par ailleurs, de violentes douleurs à la miction (car, bien que -cystostomisé, il conserve la possibilité d'uriner un peu par la verge).
Dès le début du traitement, après la seconde injection, les douleurs de -sciatique diminuent nettement d'intensité. Après avoir reçu sept injections, la marche est aisée, les douleurs de compression ont complètement disparu, de malade a repris une vie normale et très active. Puis, ayant repris son travail, il néglige de continuer le traitement. Au bout de huit jours il est repris .de vives douleurs, redevient absolument impotent comme avant le début du traitement. Nous allons à son domicile reprendre le traitement ; dès la 2e injection 1l peut se lever, les douleurs s'apaisent, et il revient ensuite régulièrement à l'hôpital. [l reprend son travail de chauffeur de machine. Seules quelques douleurs à la miction persistent encore ; il urine d’ailleurs un peu mieux par la verge, et le toucher rectal très douloureux auparavant, est devenu indolore. Ce malade a reçu 44 injections sans aucun inconvénient; il ne devait jamais plus se plaindre de sa prostate. Un an plus lard, il est décédé au cours d’un œdème aigu du poumon. Le malade avait arrêté le traitement depuis huit mois sans que les douleurs aient jamais repris.
Comme pour les autres malades algiques, nous avons étudié l'évolution de la douleur sous l'influence du traitement au moyen des cadrans algigra-
phiques (cf. p. 33).
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: 94 LL. ALRÈS LA
PREMIERE INGECTION