DS RER
tement, l'état général est HétEmens amélioré, l'appétit est revenu, il ne souffre ohne plus et reste à ou ïe heures consécutives sans uriner. Le teint est devenu meilleur.
Ce malade a recu actuellement 34 injections au total depuis août 1944. Son amélioralion persiste e tous points de vue : il ne souffre pas, dort bien, n’est réveillé que par 3 ou 4 mictions nocturnes. La prostate n’est plus douloureuse au toucher rectal, il semble que sa consistance soit moins dure.
Ce malade à repris une vie normale. Il habite la banlieue et vient de temps en temps se faire faire une série d'injections purement par précaution.
Commentaires des observations citées.
L'action du présent traitement chimiothérapique sur la douleur est certainement celle qui est la plus nette. Il ne s’agit pas d’une action sédative passagère, comme pour les analgésiques habituels, mais d’une analgésie relativement lente à apparaître, : apparaissant d’ailleurs au bout d’un temps variable selon les malades, dès le premier jour du traitement (obs. IT, IV, V, XI, XV, XVII), ou à la suite des 3 ou 4 premières injections (obs. I, II, V, VII, IX, XIV). Dans certains cas, l'amélioration ne se produit que plus tardivement (obs. VI, VII). La méthode agit donc d’une façon progressive sur les douleurs jusqu’à la cessation du traitement. Une fois installée, la disparition des douleurs persiste. Dans certains cas une rechute peut se produire, cas dans lesquels en général le traitement a été interrompu trop tôt volontairement (à titre de test) ou non : le traitement repris, les douleurs disparaissent à nouveau (obs. I, III, IX).
Le fait que certains malades, dont le traitement a été commencé en 1942 ou 1943, ne souffrent plus actuellement sans avoir reçu d'injection depuis plusieurs mois (obs. Il, IX, XIV, XVI) est un argument puissant en faveur de cette action antialgique vraiment spéciale,
L'étude «algigraphique » faite sur les cadrans, nous a permis d’objectiver de la façon la plus précise possible ce résultat obteau sur les douleurs.
Le toucher rectal a pu, dans plusieurs cas, être également un test précieux pour juger de l'effet antialgique du traitement, lorsque, après un certain nombre d’injections, cet examen très douloureux auparavant, pouvait être pratiqué sans provoquer aucune plainte de la part du malade (obs. 1, IV, V).
Ft — 47 —
Bien entendu à cessation des douleurspar le traitement coïn-
cide avec la possibilité de supprimer progressivement les anal-
-gésiques classiques.
Et même, les malades dont l’état très avancé dans l’ intoxication cancéreuse ne permettait pas d’ espérer une longue survie, ont pu arriver jusqu'à la phase terminale sans que les douleurs reparaissent (obs. II, V, XII), même après cessation du traitement depuis un certain temps et tout analgésique étant supprimé.
Nous avons constaté également une action favorable sur les troubles fonctionnels des prostatiques (dysurie). La pollakiurie, le résidu vésical, les douleurs à la miction, autant de symptômes dont l'amélioration plaide en faveur de l’action décompressive du traitement sur la tumeur et qui se manifestent de façon constante.
Certaines observations permettent également de penser comme les expériences de laboratoire l'avaient fait prévoir à M. Botelho {diminution appréciable du temps de coagulation chez le lapin ayant reçu l'injection) que la médication a une action bienfai- - sante sur les hémorragies : sur trois cancers de la vessie, les hématuries ont été fortement améliorées (obs. VIT) et même ont disparu dans le cas où elles avaient résisté au traitement par les fulgurations vésicales (obs. XI).
Mais si l’action sur les éléments : douleur, symptômes fonctionnels, hémorragie est intéressante, il ne faut pas qu’elle fasse perdre de vue que ces propriétés ne sont que des effets secondaires de la méthode et inhérents à celle-ci, dont le but principal ainsi que toute l’expérimentation sur l'animal, qui en découle, vise à l’arrêt de l’évolution tumorale elle-même ; inhibition incontestable dans certains cas pris au début, sur laquelle il n'y a pas lieu d'’insister dans ce travail puisque son appréciation est fonction surtout d’un certain recul du temps, comme nous
l'avons déjà dit.