‹ Où en est le traitement médical du CancerChapitre 19 sur 24 · PA TN ER · texte numérisé non relu

PA TN ER

tanément le traitement pendant 45 jours : les douleurs réapparaissent, les: mictions redeviennent pénibles, la pollakiurie s’accentue : (J = 15 —N —8).

3e Phase. — Le traitement est repris. Nous faisons trois injections à quatre jours d'intervalle, au bout desquelles le malade est de nouveau amélioré.

Après un total de 20 injections, sans aucune autre médication, la sciatique: a presque complètement disparu, le malade a pu supprimer ses béquilles, les douleurs mictionnelles ont cessé, l’état général est excellent. Le D' Busson qui nous l'avait confié, conclut : « L'amélioration de ce malade est considérable, cette influence sur les douleurs est vraiment impressionnante ».

Ce malade à, depuis, repris ses occupations. Nous le voyons tous les quatre ou six mois : il reçoit alors une série de 5 où 6 injections. Au total, il a reçu 49 injections et a repris 18 kgs. Son état général est actuellement excellent.

Une résection par voié endo-urétrale pour permettre l'évacuation totale: du cul-de-sac vésical, éviter l’infection urinaire et permettre une biopsie a été pratiquée au cours du traitement. L'examen histologique des fragments. confirmait bien le diagnostic :

« Les fragments prélevés sont tous envahis par un « nel glandu laire bn avec quelques plages atvpiques formées de cellules cylindriques à protoplasme très clair groupées en tubes ou en petits cordons. pleins (certaines images simulent d’assez près l'aspect d'un hypernéphrome). . On trouve de plus de vastes zones d'infiltration atypique tendant vers l’égayage: monocellulaire. Activité mitotique peu marquée. Stroma dense, parfois très inflammatoire. »

OBservarion No 4. — Cancer de la prostate très douloureux, très évolué.

M. Go.., âgé de 74 ans, nous est adressé par le D' Giar de la consultation d'Urologie de Necker avec le diagnostic de néoplasme primitif de La prostate, inopérable et déjà cvstostomisé. Ge malade présente des douleurs survenant par crises paroxystiques très intenses surtout la nuit, ne laissant que deux heures de sommeil. Irradiant au périnée, à l'anus, à la verge, les analgésiques habituels sont inopérants. Le toucher rectal est très douloureux. Il nous affirme que cet état est incompatible avez une vie normale et son psychisme est très altéré.

Nous entreprenons son traitement le 17 février 1943. La nuit qui suit la première injection est exempte de douleurs. Après trois injections le malade ne souffre plus qu'une fois dans la journée. Ce malade a reçu 33 injections, : il a repris une vie normale, sa famille le trouve transtormé. Le toucher recie est devenu indolore. :

Remarque. — Ge malade insistait sur la réapparition de douleurs siégeant dans la verge, à l'effort surtout et pendant la marche. Ces douleurs nettement différentes de celles du début nous conduisirent à pratiquer une radiographie: qui nous montra un calcul vésical que l’on a enlevé chirurgicalement.

OBsERVATION N0 5. — Cancer de Ia prostate très évolué et très douloureux.

M. Du..., âgé de 65 ans. nous est adressé par le Dr Giard pour néoplasme :

prostatique particulièrement douloureux. Ce malade vient le 24 mars 1948. 1 a subi en mai 1942 un forage de la prostate par voie endo-urétrale. Il présente des douleurs périnéales continuelles, très intenses surtout dans la station debout, La marche est très pénible. Les mictions sont très douloureuses, le toucher rectal détermine des douleurs très vives.

Après avoir reçu 4 injections, les douleurs deviennent beaucoup moins prononcées. Peu à peu la marche s'améliore (un mois et demi après le début. du traitement, le malade nous dit avoir pu faire une longue marche en portant une lourde charge sans ressentir la moindre douleur).

Les douleurs à la miction n'existent plus. Après avoir reçu 10 injections intraveineuses, une pneumonie l’oblige à rester chez lui et à interrompre son traitement pendant vingt-quatre jours. Néanmoins l'amélioration persiste longtemps et ce n’est que dans les deux derniers jours qu'il recommence à souffrir comme auparavant.

Nous reprenons le traitement après cette interruption imprévue et dès la 2° injection tous les phénomènes douloureux disparaissent à nouveau. Cependant 11 reste affaibli à la suite de sa pneumonie et son état général déficient l'oblige à se faire hospitaliser. Nous avons alors cessé le traitement. Peu à peu il a continué à se cachectiser et est mort au bout de # mois, mais sans. qu'aucune douleur ne soit réapparue et sans qu'aucune métastase n'ait été révélée par la radiographie ou par l'autopsie.

OBSERVATION N°0 6, — Cancer de la prostate très évolué et très douloureux.

M. Me... âgé de 65 ans, nous est adressé par le Dr Gouverneur avec le diagnostic de néoplasme prostatique développé sur un adénome, opéré en 1938 et traité depuis par 26 séances de radiothérapie.

Depuis 1941, ce malade souffrait de douleurs sacrées continuelles avec pollakiurie et douleurs à la miction. La radiothérapie d’un effet antialgique assez net au début, est devenue inefficace et l’état douloureux a repris depuis. mars 4943. Les analgésiques habituels sont sans effet. Il dort peu. La pollakiurie est de : J—=3— N—6. Chez ce malade, l'amélioration a été longue à obtenir. Ce n’est qu'après la 11e injection que les douleurs de la région sacrée se sont nettement atténuées, permettant au malade de dormir 3 ou 4 heures. de suite, en diminuant, voire même en supprimant les analgésiques. Les mictions sont devenues moins douloureuses, la pollakiurie diminuée (J = 3 — N = 3. Certaines nuits même sans aucune miction).

Nous n'avons pu pratiquer que quinze injections à ce malade, car, habitant la province, il a dû rentrer chez lui pour des raisons de famille, avant d’avoir pu recevoir un traitement suffisamment prolongé.

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not pd Hu he CRM EtION No 7. Cancer de la prostate très évolué, très douloureux.

M. Cho.….., âgé de 75 ans, avant des antécédents athéromateux, nous est adressé par le D' Giard, pour adénome prostatique dégénéré, en mai 1943. I] a subi, dix mois auparavant, une résection prostatique endo-urétrale après ystostomie. La tumeur s’est propagée à à la vessie. :

Lorsque nous entreprenons son traitement, il souffre de douleurs continuelles à type de sciatique gauche, avec des irradiations dorso-lombaires empêchant le sommeil (le malade déclare ne dormir qu’une heure par nuit). Ces douleurs ne sont pas calmées ou ne sont que très faiblement atténuées ‘par les analgésiques habituels. 11 a par ailleurs des hématuries fréquentes et abondantes.

Le traitement est entrepris le 15 mai 1943. Dès la deuxième injection, le malade ressent une détente marquée par une accalmie des douleurs survenue -sept beures après, permettant un sommeil de quatre heures consécutives. Après avoir reçu 8 injections, il ne souffre pratiquement plus. Les analgésiques sont.presque totalement supprimés.

Nous lui faisons dix injections de suite à 3 ou 4 jours d'intervalle et lorsqu'il sort de l'hôpital, il nous déclare que ses douleurs ont considérablement diminué en durée et en intensité; le sommeil est revenu; certaines nuits sont absolument sans douleur. De plus, fait intéressant à noter, les hématuries semblent diminuer de fréquence. Trois semaines plus tard, le malade est mort à la suite d'une hémiplégie, vraisemblablement par ramollissement cérébral, pour lequel son passé adénomateux nous a semblé devoir être mis en cause.

OBSERVATION N° 8. — Cancer de la prostate très évolué et très douloureux.

M. Ob..., âgé de 65 ans, nous est adressé par le D' Gouverneur avec le diagnostic de néoplasme prostatique. Opéré en 1940, puis irradié ; une récidive s'est produite avec propagation vésicale ayant nécessité une cystostomie.

Ce malade souffre de douleurs à type de sciatique gauche survenant par intermitience. :

L'effet antialgique ayant été difficile à obtenir et le volygme de la prostate ne permettant pas d'envisager un mécanisme de compression dans la genèse -de la douleur, la sciatique unilatérale gauche fut reconnue d'origine non néoplasique et fut soumise à un traitement habituel des sciatiques.

Ce malade à reçu 2% injections puis, habitant dans le département desla Meuse, et à cause des difficultés de transport et de la fatigue que lui occasionnaient les voyages pour venir se faire soigner à Paris, il a abandonné le traitement.

Néanmoins le toucher rectal, oioué par M. Gouverneur, le 25 novembre 1943, juste avant son départ et huit mois après le début du traitement, ne montrait aucune augmentation du volume de la tumeur prostatique.

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‘OBs&RvaTION N° IX. — Cancer de la prostate douloureux | avec bon état général.

M. Deb..., âgé de 64 ans, nous est adressé par le Service d'Urologie de

l'Hôpital Franco-Musulman, le 8 octobre 1943, avec le diagnostic d’épithélioma de la prostate très induré et propagé surtout à la corne gauche. Ce malade souffrait d'une sciatique bilatérale et de douleurs périnéales sourdes continuelles, apparaissant depuis août 1943, surtout en position assise. La poilakiurie est de J = 5 —N = 3; il a des mictions impérieuses et difficiles nécessitant des efforts pénibles.

Dès les premières injections, ce malade a été fortement amélioré au point de vue de ses douleurs ; le sommeil redevient normal ; les douleurs de sciatique disparaissent ; la marche devient plus aisée. Nous lui faisons 19 injections à raison de deux, puis une par semaine, puis tous les 45 jours seulement. En mars 1944, l’état du malade étant tout à fait satisfaisant, nous arrêtons le traitement. Une nouvelle série de quatre injections est pratiquée deux mois plus tard ; nous arrêtons de nouveau et ce n'est que quatre mois plus tard, en octobre 1944, que nous le revoyons. 11 se plaint alors de quelques pesanteurs périnéales : nous refaisons une série de cinq injections qui le remettent en excellent état. Nous le revoyonsen avril 1945, toujours en bon état, mais souffrant un peu : nous reprenons le traitement qui l'améliore ‘Æncore une fois très rapidement.

Il à reçu en tout en un an et demi 33 injections. II mène une vie absolument normale, son état général est très bon.

Le toucher rectal, pratiqué le 23 novembre 1944 par le Dr Gouverneur, a montré que la tumeur n'avait pas progressé.

OBsERvATION No X, — Carcinose prostato-pelvienne non douloureuse chez un vieillard.

M. Se... âgé de 85 ans, ayant de longue date une défaillance cardiaque {bruit de galop à l’auscultation), est vu pour la première fois en septembre 1941. Il présente à ce moment un cancer de la prostate, diffus, envahissant le petit bassin, les mictions très difficiles depuis longtemps sont devenues impossibles et le malade se sonde régulièrement plusieurs fois par Jour. {1 ne souffre pas et l'intervention chirurgicale ne pouvant être tentée, le traitement est entrepris en septembre 1941 dans le seul but de tenter la stabiliation de sa tumeur. |

Au cours de ces quatre années bientôt écoulées, ce malade a reçu par séries espacées d’intervalles de repos, 54 injections intraveineuses. Le médicament a été très bien toléré. Comme on l’a vu plus haut, p. 31, l'examen à deux ans d'écart de sa formule sanguine, de son azotémie, n'ont montré que des avantages possibles du traitement. Actuellement le malade est en très bon élat général ; il n’a pas fait de métastases, la sonde qu'il utilise plusieurs fois par jour pour évacuer sa vessie passe toujours sans difficulté. Enfin le toucher

P. Pichon 4

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rectal ne révèle aucune augmentation de sa tumeur prostato-pelvienne.… Ajoutons que sa défaillance cardiaque ne s’est nullement aggravée.

OgservarTion N° XI. — Cancer de la vessie, très douloureux, très avancé dans son évolution.

Mme Mou.…., âgée de 65 ans, nous est adressée par le Professeur Chevassu, avec le diagnostic de néoplasme vésical inopérable, déterminant des.

douleurs très pénibles et accompagné d’hématuries presque continuelles.

Nous voyons cette malade, à l'état général très touché, le 22 mars 1944 pour la première fois. Elle a des douleurs intenses depuis cinq mois, doulears à type de faux besoin d’aller à la selle, irradiant dans tout l'abdomen, en particulier à droite. Les mictions exaCerbent ces douleurs. Ÿ

Cette malade a été traitée par de nombreuses séances de fulguration dela vessie et ne peut se passer aucun jour des analgésiques habituels qui l'apaisent momentanément. L'après-midi quia suivi la première injection a. été déjà marquée par une grosse amélioration.

La douleur a complètement cessé ; contrairement à ses habitudes, ellen'a pris aucun analgésique ; elle n'a pas eu d’hématurie et ce n’est que le: surlendemain de cette première injection que la douleur devait reparaître. Cette malade n’a reçu en tout que trois injections, car elle a présenté un. malaise à type de spasme artériolaire-cérébral avec troubles dyspeptiques et mentaux, qui semble avoir été en rapport avec une hypertension artérielle: (21-19) datant de plusieurs années.

Les douleurs périnéales ne devaient plus reparaître après la 3e injection intraveineuse, non plus que les hématuries, mais l'état général a décliné peu à peu : pâleur progressive du teint, amaigrissement, anorexie, asthénie et évolution fatale trois semaines après, sans qu'aucune douleur ait reparu.

Cette malade n'avait été entreprise que pour l’effet antialgique du traite-

ment, étant donné son état d'intoxication très avancé.

OBsERvATION N° XII. — Cancer de Ia langue, incurable, très douloureux.

M. Mou.….. nous est adressé le 11 mai 1944 pour épithélioma de la langue, traité par le radium et présentant une radio-nécrose du maxillaire inférieur. Il souffre de douleurs aiguës. avec otalgie bilatérale et persistant 24 h. sur- 24 s'il ne prend pas d’opiacés : ceux-ci lui donnent un repos de quelques heures. La déglutition est douloureuse et ne permet qu’une alimentation: presque exclusivement liquide. L’élocution est très difficile, l'ouverture de la bouche presque impossible. Il existe une sialorrhée abondante ét les parties sphacélées de la langue sont infectées et saignent au moindre contact. Le: traitement chimiothérapique est institué le 13 mai 1944. Au bout de cinq jours, l’otalgie a entièrement disparu, la douleur à la déglutition également, permettant une alimentation plus consistante ; l’élocution devient plus facile ; les arcades dentaires s'écartent davantage ; la sialorrhée est moins abon--

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dante, la langue apparaît plus propre, n'est plus hémorragique et le DEEE supprime totalement les injections d opiacés.

On pratique six injections intraveineuses à ce. malade : dix jours après l'arrêt du traitement, l'effet antialgique persiste toujours.

Etant donné l’état de grande faiblesse du malade, on décide de lui administrer du calcium (eg RS, par la voie veineuse. La première injection se fait sans incident, mais à la suite de la seconde, quelques minules après, un frisson intense se produit durant 1/4 d'heure, suivi d'une élévation thermique à 400, puis le lendemain, une hypothermie à 350, Après une oscillation hermique de trois jours, le malade .suecombe le 10 juin 4944. Le D' Jacquelin, appelé à l'occasion des premiers troubles, affirma l’origine médicamenteuse (gluconate de calcium) de cet accident, auquel serait peutêtre associée une embolie septique de coïncidence.

OBsERvATION N0 XIII. — Cancer du sein chez une femme jeune.

Mme Da..…., âgée de 42 ans, opérée le 15 juin 1944, d’un adénome du sein droit, pour lequel on a pratiqué une simple excision du nodule. Mais l’examen histologique de la pièce opératoire, pratiqué par mesure de prudence, révèle un épithélioma : tubuleux et atypique, avec nombreuses mitoses, stroma irrégulier avec assez abondaute infiltration lymphoïde diffuse, et infiltration libre du tissu adipeux à la périphérie (examen pratiqué au Centre anticancéreux de Necker). La malade refuse alors l'opération qui lui est alors froposée, soit l'ablation du sein droit et le curage ganglionnaire. Ellé refuse également la radiothérapie.

Elle nous est alors confiée le 3 juillet 1944. L'examen du sein droit révèle deux noyaux indurés (fibreux) à l'endroit de la résection, et dans l’aisselle deux petits ganglions non douloureux, mobiles et un peu durs. Le sein gauche est normal. L'état général est excellent, elle a un peu maigri (6 kgs en 4 an 1/2). La radiographie a montré l'intégrité complète du squelette.

Le traitement a été entrepris le 3 août 1944. Dès la deuxième injection intraveineuse, la malade a ressenti un léger picottement dans le sein droit (réaction focale) et une sensation de grande fatigabilité; 8 jours après le début du traitement, il semble que les deux petits ganglions axillaires du côté droit ont nettement diminué de volume.

Cette malade a reçu 33 injections. Localement, la cicatrice de l'intervention de juin 1944 est toujours souple ; les adénopathies axillaires droites ont régressé. Le sein gauche est normal, l’état général est excellent.

Voici maintenant deux observations très intéressantes, de cancers de la prostate ayant nécessité une cystostomie qui était considérée comme définitive par le chirurgien et qui a pu être refermée après le traitement chimiothérapique. |

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OgservarTioN No XIV. — Cancer de la prostate, douloureux, cystostomisée.

M. Mar.…., âgé de T4 ans, présente un épithélioma diffus de la prostate, ayant nécessité une cystostomie en octobre 1943 (opéré par le Dr Bergeret).

Il nous est envoyé en mai 1944. Son état général est bon, sa sonde vésicale fonctionne bien, il n’a aucune métastase. Il ressent une douleur sourde à type de pesanteur périnéale profonde, accentuée surtout en position debout. Les mictions sont très douloureuses (car bien que cystostomisé, il urine un peu par la verge).

À partir de la 3 injection, le malade se sent soulagé de cette sensation de pesanteur périnéale, Peu à peu, l’état s'améliore encore: Nous pratiquons une série de 34 injections intraveineuses. En septembre 1944, à la suite d’une cystoscopie n'ayant pas montré de propagation à la vessie, mais quelques bourgeoñs saignants qui ôccasionnent des hématuries, on procède à une électro-coagulation de ceux-ci et l'on a la possibilité de faire une biopsie. L'examen histologique montre : «épithélioma tubuleux et atypiqué infiltré. Nombreuses mitoses, stroma dense ». \

Le toucher rectal est absolument indolore. Nous continuons encore les ‘injections intraveineuses et à la 388, en novembre 1944, soit sept mois après lé début du traitement, on pratique la fermeture chirurgicale de sa cystostomi. F he s

Dépuis nous avons fait de nouvelles séries d’injections : il en à reçu 53 en tout. IT urine parfaitement par les voies naturelles et sa cicatrice de cystostomie ne s’est pas réouverte. Son état général est excellent, aucune métastase n’est apparue. La fermeture de cette cystostomie tient donc depuis 7 mois.

O8BservaTION N°0 XV. — Carcinose prostato-pelvienne, très douloureuse, inopérable. À

M. Rou..., âgé de 71 ans, présente un épithélioma de la prostate traité pa 62 séances de rayons X. Il est cystostomisé depuis mai 1944.

Ce malade se plaint de douleurscontinuelles, très intenses dans le périnée ét dans les membres inférieurs apparues depuis dix-huit mois. Le toucher

rectal est très douloureux.

Nous entreprenons son traitement le 44 séptembre 1944. À Ia suite de la première injection, le malade ressent une amélioration considérable dés douleurs pendant trois heures. Après la 3e injection, l'amélioration a persisté 36 heures, puis les douleurs sont revenues ; elles ont été atténuées par les injections suivantes, mais elles ont réapparu de temps en temps au cours du traitement.

Après la 11° injection, l'état général du malade est satisfaisant ; ses douleurs sont très atténuées ; le toucher rectal est absolument NT IOreS Examiné par le Dr Gouverneur, il est décidé de fermer chirurgicalement sa cystostomie : cétte opération est pratiquée le 41 octobre. Nous continuons ensuite le traitement. Le malade garde d'abord une sonde à demeure pen-

dant quelques jours puis on la lui enlève et il urine d’une façon normale ; les mictions ne sont pas douloureuses. Nous avons fait en tout 21 injections. Le malade est rentré chez lui ; sa cicatrice de cystostomie ne s’est pas réouverte ; il a repris une vie normale. Les douleurs n'ont pas repris et les miclions par les voies naturelles sont toujours normales.

OBsERvaTION No XVI. — Cancer de la prostate, non douloureux,

inopérable. -

M. Mei..., âgé de 77 ans, nous est adressé par le D' Giard (Consultation d'Urologie de Necker) pour un épithélioma prostatique inopérable. Ce malade ne souffre pas ; il est venu consuller à cause d’une pollakiurie importanté : (—12— N = 6) apparue progressivement depuis février 1943. Son état général est bon quoiqu'il ait maigri de 10 kgr. en un an.

A l'examen, on trouve une grosse prostate très dure, la masse indurée dépasse largement les limites de la loge prostatique. Le canal urétral est normal ; il n’y a pas de résidu vésical. De temps à autre il éprouve une légère douleur à la miction. ;

Le traitement a été entrepris en septembre 1943. Nous lui avons fait d'abord une série de 15 injections de 5 cc. chacune à raison de deux par semaine, suivie d’un arrêt de 15 jours. Reprise du traitement à raison d'une injection par semaine pendant 4 mois. Le traitement est alors interrompu pendant un mois puis repris en faisant encore une injection par semaine.

Actuellement, ce malade a reçu 42 injections. Son état général est excelent; son poids n'a pas varié, son appétit est normal ; il n’a aucune douleur. Au toucher rectal, la masse prostatique n'a pas augmenté de volume (examen du D' Gouverneur). Le malade n'avait pas de résidu vésical quand: nous avons entrepris son traitement : 1l n’en a toujours pas.

OgservaTiIon N° XVII: — Cancer de la prostate, douloureux avec bon état général.

M. Vay.., âgé de 63 ans, nous est adressé en août 4944 avec diagnostic d’épithélioma de la prostate dont le début clinique remonte à septembre

Ce malade se plaint de douleurs à la miction très pénibles et d'une sensation de pesanteur douloureuse périnéale continuelle. La pollakiurie qui est très marquée (35 à 45 mictions par 24 heures) est extrêmement pénible puisque chaque miction s'accompagne de douleurs insupportables. L'état général est déjà altéré, teint jaune et amaigrissement. RE à

Le traitement est entrepris le 11 août 1944. À la suite de la 1" injection, il y a une nette amélioration de la douleur. Gette amélioration persiste trois jours ; le 4e jour la douleur reprend. Après avoir reçu à injections les mictions sont devenues moins pénibles et moins fréquentes ; entre les mictions, le malade n’accuse plus aucune douleur. Ses nuits sont bien meilleures. Après la 48e injection, en novembre, soit 3 mois 1/2 après le début du trai-

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