‹ Où en est le traitement médical du CancerChapitre 22 sur 24 · ACTION DU TRAITEMENT SUR L'ÉTAT GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

ACTION DU TRAITEMENT SUR L'ÉTAT GÉNÉRAL

Le traitement semble avoir une action bienfaisante sur l’état. général des malades (obs. III, X, XVIT). Aussi bien sur le poids.

qui cesse de décroître ou qui augmente, que sur Pactivité

générale du sujet, sur la formule sanguine (pas de phénomènes. hémolytiques), sur la tension artérielle qui tend à se normaliser et sur le taux de l’urée sanguine.

° Le r ENrin QUELLE EST L ACTION DU TRAITEMENT SUR L’'ÉVOLUTION TUMORALE.

Comme nous l’avons déjà dit, et nous croyons devoir insistersur ce fait, nous nous abstenons d'interpréter actuellement les effets de la méthode en temps que traitement curatif du cancer, une inhibition tumorale seule pouvant être envisagée. L'action curative sur le néoplasme est en effet bien difficile à juger, surtout chez les malades non algiques, sans lésion apparente et n'ayant aucun trouble fonctionnel (obs. X). Pour ceux-là, il faudrait un très long délai pour pouvoir certifier que l’on a obtenu un résultat et il faudrait un délai non moins long pour pouvoir affirmer qu’il ÿ a eu un arrêt quelconque de l’évolution tumorale chez les malades dont même les douleurs, la

pollakiurie, les hématuries ont été supprimées. Néanmoins: certains faits nous paraissent avoir une valeur non négligeable :

19 La possibilité d’avoir fermé la-eystostomie de deux malades atteints de cancer de la prostate, cystostomies qui avaient été: pratiquées comme devant être définitives et qui, une fois suturées, ont permis des mictions normales, cela depuis 7 mois dans un cas (obs. XIV) et 8 mois dans l’autre (obs. XV) sans que la suture se soit désunie. Il semble que dans ces deux cas. si le néoplasme avait continué à évoluer, la fermeture de la vessie aurait dû être de courte durée.

29 Le cas du malade de l’observation X, dont le début du traitement remonte à septembre 1941, commence à faire partiede ceux que l’on remarque pour leur survie, d'autant plus qu'il ne s’agissait pas d’un cancer intra-prostatique, mais déjà diffus. dans le petit bassin. Cependant cette survie est encore insuffisante pour formuler une opinion définitive sur le pouvoir inhibiteur de la méthode.

30 Le cancer du sein, pris pour un adénome, traumatisé chirurgicalement et pour lequel l’ablation totale de la glande n’a pas été pratiquée, est encore un fait remarquable, si l’on observe. que cette intervention a eu lieu en juin 1944 et que, à l’heure actuelle, aucune modification ne s’est produite, pas de récidive, pas d’adénopathie, état général excellent. Si ce cas n’est pas non plus une preuve certaine de l’action inhibitrice du traite- “ment de Botelho sur les tumeurs malignes, car on a vu de: pareilles tumeurs rester longtemps silencieuses après simple: résection, sans aucun autre traitement consécutif (20) il n’en est pas moins vrai que, d’une part, l'évolution la ‘plus probable eût été la récidive au bout de quelques mois, et que, d'autre part, cette récidive aurait permis de conclure à l’inefficacité certaine. du traitement si elle s'était produite au cours de celui-ci.

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