ÉD ES
«croyons intéressant de faire allusion à une explication possible sur le mode d’action du traitement qui fait l’objet de plusieurs hypothèses émises par Botelho, chacune d’elles étant étayée par certains faits expérimentaux :
1° Cytolyse partielle du protoplasme de la cellule cancéreuse par la solution iodo-iodurée acide, qui a donné origine à la méthode.
20 Modification chimique du milieu cancérigène par changement de la structure chimique d’un élément cancérigène X cir- -culant dans le sérum cancéreux.
30 Transformation du caractère embryonnaire des cellules tumorales par évolution vers le type adulte, ce qui a été admis à un certain moment en cancérologie comme un moyen d’action ‘possible dans le retardement de l’évolution tumorale.
Il faudra certainement de nouvelles et patientes recherches expérimentales pour dire quelle est celle de ces hypothèses qui doit prévaloir ou si chacune n’entre pas pour une certaine part dans la vérité. Mais au cours de ce travail, nous nous sommes astreints formellement à ne citer que les faits facilement constatables et auxquels nous avons pu assister au cours du traitement ; aussi Croyons-nous pouvoir dire que, sauf pour les petites tumeurs ou pour les petites métastases, il ne faut pas s’attendre à une disparition macroscopique du néoplasme : celui-ci persiste la plupart du temps, le malade vivant en symbiose avec lui et avec Le traitement (Obs. X, XVIL, IT) continué par sécurité. ; C’est ainsi que chez certains malades, en traitement depuis un certain temps, si l’on pratique une biopsie (résection endoscopique de l'observation IIT), on constate peu de variation au point de vue histologique, contrastant d’une façon frappante avec l'excellent état général du malade et l’arrêt de l’évolution tumorale contrôlée périodiquement par le toucher rectal chez les prostatiques. 1
Lorsque l’action sur la douleur est rapide et que les phénomènes de décompression tumorale semblent précoces par rapport au soulagement, il ne faudrait peut-être pas exclure à priori la possibilité de la neutralisation par cette chimiothérapie,
Bertin
d'une toxine cancéreuse de nature X, entrant pour une part dans le déclanchement de la douleur de certains cancéreux ? Ceci expliquerait le fait incontestable et quelquefois paraissant difficile à interpréter : l'amélioration souvent définitive de certains malades dès les premières injections du médicament, cas. dans lesquels la décompression n’est pas encore en cause, alors qu'il n’y a aucun sédatif dans le produit injecté. Ce fait peut être rattaché à la constatation que nous avons eu souvent l’occasion de faire et à laquelle nous attachons une assez grande importance, à savoir que chez les prostatiques algiques lorsque leurs douleurs ont cessé se superpose également ün toucher rectal indolore qui ne l’était pas auparavant. .. Cependant il ne faut pas rejeter non plus l’hypothèse d’une cessation définitive des douleurs par une décompression por- 4ant sur la régression de l’inflammation péritumorale.