‹ Où en est le traitement médical du CancerChapitre 24 sur 24 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Le traitement médical du cancer a fait l’objet depuis longtemps de nombreuses tentatives aussi bien localement que: par voie parentérale. Les substances employées ont été les plus diverses : métaux, métalloïdes, substances organiques, vitamines, glandes endocrines, hormones, substances toxiques, sérum, vaccin ou même association entre elles de substances de: ces diverses catégories.

Actuellement on ne peut considérer, malgré tous ces efforts, aucun de ces traitements comme ayant résolu le problème de la thérapeutique médicale du cancer.

IT. — Par contre, il serait exagéré de nier à quelques-unes de ces méthodes, résultant d’efforts méritoires de la part de leurs auteurs, une certaine valeur au moins partielle.

IT. — Dans les échecs enregistrés, il est possible qu’il faille attribuer une,certaine part au fait que l’on a dû s’adresser à des malades arrivés à la phase ultime de l’évolution cancéreuse. Les échecs peuvent être également souvent mis sur le compte de la toxicité des produits employés, la dose susceptible d’être thérapeutique étant trop voisine voire souvent superposable à la dose dangereuse (sels de plomb, par exemple).

IV. — Pour ce qui est des méthodes ‘basées sur le sérum d'animaux, sur les hormones ou les extraits de glandes, il semble que l’inconstance de certains résultats, doive être attribuée aux variations qualitatives qui coïncident avec les variations individuelles des animaux utilisés.

V. — IL semble, après une certaine pratique déjà acquise dans son application à la clinique, que la méthode chimio-thérapique iodo-iodurée acide (Botelho) sur laquelle nous avons insisté longuement dans cette thèse, présente certains avan-

dages assez bien DU par le laboratoire, puis par le traitement des malades. Ce sont :

— L'innocuité absolue du traitement.

— Une action favorable assez régulière sur la douleur des cancéreux,

— Une action sur les troubles fonctionnels qui découlent de la présence de certains cancers (prostate en particulier).

— Une certaine action inhibitrice tumorale incontestable.

VI. — Nous n’apportons pas la preuve actuellement qu’il s’agit là d'une nouvelle chimiothérapie guérissant le cancer. Il ‘s’agit cependant d’une méthode scientifiquement ‘établie par ‘une longue phase expérimentale sur le cancer des animaux de laboratoire et par certains résultats pratiques déjà constatés sur quelques formes de cancer humain. À ce titre, nous pensons que cette méthodé mérite de bénéficier d’un certain crédit.

Vu : le Président de la thèse, :

M. LOEPER.

Vu : le Doyen, ‘À. BAUDOUIN.

Vu et Permis d’imprimer :

Lé Recteur dé l’Académie de Paris,

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