‹ Où est la disgrace? [microforme]Chapitre 20 sur 36 · IT · texte numérisé non relu

IT

ratuité par L. A hu Défendeuwur, à peur.

re À. Beaubien

blie. :

int c'est la faute

st un électeur du bsf, un vieux r'enqui vit seul avec maison voisine ht et demi de la ke Beaubien.

s le mois de juin, bnait sa maison ques semaines à rléans. L'année

RE

dernière, lorsqu'arriva l'élection, le père Labonté était rendu à l'Ile d'Orléans, avec sa femme. Il fut a erti que la votation avait lieu tel

jour et il descendit en conséquence.

Il paya de son argent toutes ses dépenses de voyage. Comme il ne descendait que pour voter, il fit seul le voyage, sa femme restant à l'Ile d'Orléans. Arrivé au Cap il trouva su maison fermée.

Le père Labonté avait 75 ans, sa maison était fermée, sa femme était absente ; il n'y avait point d'hôtel au Cap. Que faire À

Il alla chez son voisin et lui demanda l'hospitalité.

Chez M, le notaire Beaubien ou recut le septuagénaire, on lui accorda l'hospitalité qu'il demandait, et parce qu'on n'a paseu la mesquinerie

d'exiger le payement d’un repas,

parce qu'on n'a pas fait payer au

vieillard le lit sur lequel il a reposé !

une nuit, c'en élait assez, c'en était

trop pour qu'un pareil méfait demeurt impuni.

Lafontaine avait dit auparavant :

“ Sa peccadille fut jugée un cas pendable

Manger l'herbe d'autrui! quelle crime

[abominable.]

Rien que la mort n'était capable D'expier son forfait.’ (Fagses, Liv. VIT 1.) Ecoutons le juge Dorion :

« L'objet pour lequel Labonté à été « logé et nourri était d'avoir son vote.

«fl n'aurait pas eu la même poli-

allé auparavant avertir cet électeur jusqu’à l'ile d'Orléans ?

On aurait dù présumer qu'une telle démarche n'a lieu que lorsque l'on s'adresse à des partisans reconnus.

Aller demander au père Labonté, à l'Ile d'Orléans, de descendre voter tel jour,au CapSt. Ignace,c'était plus qu'une présomption, c'était une preuve que le père Lahonté était un de nos partisans déclarés ; on ne va pas ainsi chercher ou avertir des adversaires.

Et puisque le père Labonté était un partisan déclaré et reconnu comme tel, pourquoi le juge Dorion et son digne collègue ont-ils déclaré que l’objet pour lequel Labonté a été logé et nourri était d'avoir son vote.

Je n'hésite pas à le dire, il faut être aveuglé par l'esprit de parti ou naturellement fou pour croire à un tel motif et surtout pour le prèter à d'autres.

A la demande d’un ami un homme fait vingt lieues pour venir voter, s'absente trois jours de sa demeure, quitte sa femme, paye de son argent toutes ses dépenses de voyage el parcequ'il n’a pas déboursé un écu de

| plus pour payer un voisin, nn ami,

« tesse en d'autre temps. (qui vous l'a |

« dit, Mons. le Juge ?) Ce n’ést pas le « cas (C'est-à-dire que c’est précisement u le cas) d’un électeur qui s’en va vo- «ter dans un comté étranger et qui «se retire chez ses parents on amis «chez qui ilse retirerait dans les

« temps ordinaires. Alors il n’y au- |

« rait pas de présomptions d'intention «corruptrice. Jei c'est tout le con- «{raire.»

C'est donc sur une présomption (!!) d'intention corruptrice qu'on annule mon élection! On présume qu'un vieillard de 75 ans a été nourri chez un voisin où 1l est allé de lui-méme frapper et demander l'hospitalité, dans le seul but d’avoir son vote !

A:t-on déjà si vite oublié qu’on est

sous le toit duquel ila reçu l'hospita.

lité,on trouve un tribunal qui décrète qu'un tel homme à été influencé,que son vote a été obtenu par le don d’un repas, que du moins l’intention (!) du voisin était, en donnant tel repas, d'obtenir le vote de tel électeur.

Et l'élection est annulée !

Et l’on transmet à l’Orateur de la

| chambre le nom de M. le Notaire

Beaubien ; c’est un homme, dit on, qui s’estrendu coupable d’une manœuvre frauduleuse !

O justice humaine ! comme tu t'égares dans tes coups, lorsque tu n'as pas pour t'éclairer le Inmineux flambeau de la vérité,

Le notaire Beaubien n'était pas môme chez lui lorsque le grand crime a été commis. Iln'a eu aucune connaissance du repas donné à Labonté, il n'a pas vu Labonté ; il u'y a rien dans la preuve qui élablisse ce fait. Mais pour certains juges qu'importe qu'un fait existe ou non,qu'importe une preuve, lors-

arr or

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