LES TA
jardins, un franc conservateur je
jar dela votation, Ce fut M. Bal-
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que l’on sait si lestements'en” barrasser pour suivre ses penchants et tendre la voile au souflle des passions politiques, à tout vent de doctrine,
Le juge Dorion ne déclare-til pas que Labonté a été mené chez le notaire Beaubien par un nommé Balzeine Bernier, précisément l’homme qui était allé notifier Labonté de descendre voter ?
Et cependant c’est une fausseté.
«Je suis allé de moi-même chez | «M. Reaubien, dit le témoin... Si «je m'avais pas élé reçu chez M.
: Beaubien, je serais allé ailleurs. Je «allais pas chez moi parceque ma «maison était fermée. »
Le juge Marc-Aurèle Plamondon ne déclare-til pas que les dépenses ‘le transport de Labonté ontétépavées par un agent quelconque du défendeur ?
Et cependant c'est une fausseté !
« En venant au Cap, dit le témoin « Bernier quiétat allé avertir le père « Labonté de descendre, nous avons «payé chacun nos propres dépenses | «de voyage. Je n'ai pas prèlé d’ar- | «gent à Joseph Labonté pendant le | (CVOYASe. »
Que d’autres faussetés ! Nous les signalerons dans la quatrième partie | de ce travail.
On sait maintenant comment il se | peut faire qu’on ail trouvé moyen d'inculper le notaire Beaubien dans !
le jugement de la contestation de mon élection,
Mais ce n'ost pas la seule victime ; il y au Cap un autre de mes partisans qu'il importait de signaler à l’attention du public, à la Vindicte du parti libéral; je veux parler du Dr, Des-
vous lassure, un homme que ses fermes convictions et dont le travail incessant rendaient, qu'on me passe l'expression, digne d’être atteint par le bras de......la loi, mais’ de la loi telle que la comprennent leurs Honneur les ju,;es Plamondon et Dorion.
Le père Labonté, on se le rappelle, avait été notifé, à l'Ile d'Orléans nôme, de descendre au Cap pour le
z'ine Bernier qui alla ainsi l'aver-
tir. Bernier, en partant du Cap St.
Ignace, emprunte du Dr. Desjardins la somme de cinq piastres, qu'il remil an Dr, trois semaines après l'élection.
«M. Losjardins, dit le témoin, «nravait prélé cinq piastres, à ma de- «mande, et je les lui ai rendues trois «semaines après l’élection. Je n'ai «jamais été indemnisé par personne «ni de quelque manière que ce soit
| «pour mes dépenses de voyage, pour
«mon trouble, pour perte de temps «et je n'ai pas l'espérance d’être in- « demnisé à l'avenir; dans le temps «de l'élection on ne regarde pas à «cela... Les cinq piastres que je lui «ai rendues, je les lui ai rendues «tout d’une fois, par un billet de «einq piastres. Ces cinq piastres il ne «me les a pas prètées de nouveau. »
Rien de plus clair; les cinq pias-
|tres empruntées ont été remises, le
témoin le déclare catégoriquement. Le témoin les a remises tout d’une lois en donnant un cinq piastres un bulet (de banque) de cinq piastres, et «ces cinq piastres, ajoute le témoin, il (le Dr. Desjardins) ne me les à pas prètées de nouveau.»
Qu'on lise le jugement maintenant,
Le juge Plamondon à la parole.
«Les $5 prètées ou avancées ont cété rembcursées après l'élection «par un billet pour le méme montant.