‹ Où est la disgrace? [microforme]Chapitre 29 sur 36 · Enneuns DE Farrs · texte numérisé non relu

Enneuns DE Farrs

Elles sont nombreuses ; le juge-

ment en est saturé, sursaturé !

Nous pouvons les classer en deux

| de l'enquête; par exemple,

groupes distincts. IL y a des faits |

qu’on a dénaturés, il y en d’autres que l’on a inventés !

L'erreur les enveloppe également dans son atmosphère empoisonnée, ils poussent côte-à-côte sur le parterre du mensonge. Extirpons-les, un par un, et nous les jetterons à la face

de ceux qui ont provoqué leur crois- | sance dans un moment de haine et

de délire politiques.

A. Fails erronés contenus motivés du jugement.

lo. «Je regrette, dit le juge Pla- « mondon, je regrette beaucoup de «n'avoir py arriver à la mème con-

dans Les

« clusion que mon collägue, l'Hono- « rable Président de la Cour, Je le «regrette d'autant plus que j'ai à «différer sur une simple question de « fuils. »

C'est une erreur !

IL y à aussi divergence d'opinions sur des questions dé droit.

D'abord, toutes vos erreurs de droit que nous avons signalées ue sont point partagées par l Honorable Président de la Cour, Donc vous ditférez !

Ensuite pour ne citer que deux exemples, vous annulez lélection sur un fait, celui de supposition de personne, le cas de Thomas Four.

uier, que Son Honneur le juge Routhier déclare être insoutenable en droit ; en second lieu, vous me dis-

| qualifiez parceque j'ai promis de

travailler pour mon comté, promesse que vous taxez de corruption en gros et que le Président de la Cour déclare être un devoir que j'étais tenu d'accomplir.

2%, « D'un autre côté, dit plus loin

«le juge Plamondon, malgré leur «gravilé, ces questions, pour leur

«solution dans le cas actuel, ne nous «<entrainent pas au-delà de l'appré:

«ciation de la preuve produite. »

Erreur encore, puisque vous avez considéré comme preuves des faits dont il n’a jamais eté question lors lorsque vous aflirmez que les électeurs de Ste. Catherine ont voté pour moi !!

ou encore, que le père Labonté était à l'ile d'Orléans, avec sa famille ! !

Savant juge, le père Labonté peut bien avoir de la famille, mais nulle part dans la preuve il n ’est fait mention de cette progéniture que vons lui trouvez......dans votre jugement.

30. « Le Dr. Desjardins, agent du «Défendeur, donna, dit le Juge Do «rion, $2.00 à Balzeine Bernier poux «aller chercher Labonté. »

irreur! Le Dr. Desjardins prèta mais ne donna point.

4o. « Au lieu de Famener «maison il le

à Sa conduisit chez M.

«Beaubien,continue le Juge Dorion, «la veille de la votation et il ÿ resta «jusqu’au surlendemain, »

que, l'Honojour, Je le , que j'ai à question de

‘e d'opiuions

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signalées ue

: l'Honorable Donc vous

er que deux ez l'élection ipposition de homas Four:

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vous me disai promis de mnté, promesse uption en grus » la Cour déue j'étais tenu

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que vous avez uves des faits question lors emple, lorsque s électeurs de té pour moi ! !

e Lubonté était » sa famille ! !

e Labonté peut le, mais nulle L n’est fait menture que vons votre jugement.

dins, agent du dit le Juge Do ne Bernier poux onté. »

Desjardins prèta

l'amener à Sa uisit chez M.

le Juge Dorion, ion et il y resta nain, »

Hyaici presqu'autant d'erreurs que de mots.

D'abord, Bernierne conduisit pas le père Labonté chez le Notaire Beaubien. C'est une erreur, la quatrième, que de faire une telle assertion.

5o. Une cinquième erreur c’est de fixer un temps déterminé à la visite du père Labonté chez M. le notaire Beaubien. Le juge dit que Labonté est allé chez M. Beaubien la veille de la votation et qu'il y resta jusqu'au lendemain.

l'erreur. Le juge a confondu ce temps avec celui qu'a duré le séjour du père Labonté au Cap St. Ignace.

Il a été prouvé que le père Labonté a logé et a eu à manger chez M. le notaire Beaubien pendant les trois Qbe qu'il a passés au Cap, mais

it c’est là où est |

equel de ces jours n’a jamais été |

prouvé.

Si l'hon. juge Dorion, qui sait si bien aller chercher dans le Temps des précédents français, voulait se donner aussi la peine d'étudier la signification des mots franreis, il pourrait saisir la différence qui existe entre pendant et durant etcomprendre, que

pendant que l'on passe trois jours au |

Cap, on peut avoir logé chez M. le notaire Beaubien, sans que l’on doive conclure qu'on y à logé durant trois jours !

60. « Le père Labonté admet qu'il «n'avait pas l'habitude de se retirer « chez M. Beaubien, » dit encore le Juge Dorion.

Voici ceque dit le témoin :

« À part cela je n'avais pas coutume “de prendre ma pension chez lui, «avant ma demeure tout pres. »

Ce n’est pas la peine de prèter au témoin des expressions différentes si on veut lui faire dire la même chose, Mais, comme Son Honneur, on voit de suite tout l'avantage que l’on peut tirer en substituant une expression de sa fabrique à celle dont s'est servi le témoin.

70. « Les 85.00 prêtées ou avancées, «dit le Juge Plamondon, ont été «remboursées après l'élection par « un billet pour le môme montant.

« Ce billet n'est pas payé !!! »

Voilà qui est renversant.

C'est une erreur, Mons. le Juge !

« M. Desjardins, dit le témoin Bernier, m'avait prêté cinq piastres, à ma demande, et je les lui ai rendues trois semaines après l'élection. »

80 « Qui à amené le père Labonté «de l'Ile, se demande le Juge Pla- « mondon, et pourquoi ? Qui a payé «les dépenses de l'émissaire et du « b'ansport ? »

Et le savant juge de s'administrer

| consciencieusernent la réponse sui-

vante :

« Dans tout cela on voit la main de « l'agent du défendeur. Et c'est là «une manœuvre frauduleuse aux «termes des sections 248 et suivantes « du Statut, »

Le juge Plamondon déclare donc que les dépenses du transport ont été payées par mon agent.

Erreur !

« En venant au Cap, dit le témoin « Bernier, nous avons payé chacun «nos dépenses de voyage......Je n'ai « pas prèté d'argent à Joseph Labonté « pendant le voyage »

Jo. «Le 7e cas, proclame le Juge « Dorion, est celui d'Olivier Ouel!et «qui à traité des électeurs à une « assemblée. »

Le tribunal rejette cette accusation parce que l'agence de Ouellet n’est pas prouvée,

Tel qu'il est relaté par le Juge Dorion, ce fait contient une erreur grave. ,

Ouellet est accusé par les pétitionnaires d’avoir traité quelques électeurs à la cachette, dans une grange, pendant une assemblée d’électeurs tenue à la maison par le Défendeur.

Or le juge Dorion prétend que Ouellet a traité des électeurs & une assemblée.

Ce n’est pas tout-à-fait la même chose. Que le savant juge tâche de connaître la signification des mots qu'il emploie, lui qui lit et cite les iournaux français, et il verra que pendant et à sont deux prépositious qui n’expriment pas les mêmes rapports, surtout dans la circonstance actuelle.

Avec un peñ d'étude on peut éviter bien des erreurs.

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