‹ Où est Louis Riel, etc. [microforme]Chapitre 3 sur 4 · RENÉ · texte numérisé non relu

RENÉ

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Le procès des Métis est commencé, et d'après toutes les apparences on se dispose à le mener vivement.

L'Angleterre, cette vieille poseuse qui, après avoir eu beaucoup de qualités, ne se fait plus remarquer que par ses défauts, a une singulière manière de comprendre la justice, et quand je dis l'Angleterre je veux parler de ceux qui soit animés de l’esprit qui la distingue.

Tout le monde s’accorde à dire que ces pauvres Métis ont été poussés À bout et qu'ils sent bien

excusables d’avoir eu recours au fusil, quand on a commencé à leur envoyer des balles dans le ventre, mais personne ne songe à attendre la fin de l’enquête commencée au sujet de leurs réclamations. On finira par dire qu’ils avaient raison... quand on les aura pendus.

Tout cela n’est guère honorable.

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Vous parlerai-je des affaires du Nord-Ouest ?

A quoi bon ! ;

On ne sait rien, tout le monde est inquiet, et les nouvelles les plus contradictoires nous arrivent tous les jours. On ne pense plus, on ne raisonne plus—

|on attend.

L’évêque de Saint-Boniface n'a cessé en effet de renseigner les hommes d’Etat sur la situation des Métis et des Sauvages du Nord-Ouest ; il a signalé tous les nuages qui s’amoncelaient et qui viennent de crever.

Il a dit cent fois que la position faite à ces malheureux enfants de la prairie devenait de plus en plus intenable ; il a té sans cesse que la faminé régnait dans les tribus ét a rappelé que la faim est mauvaise conseillère.

Mais, bast ! qu'importe tout cela à des gens qui dinent tous les jours et se plaignent même de ne

avoir assez d’appétit ! " 3 PAujourd'hui, l'ordge éclate.

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