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Le volume de ces pyramides est proportionnel au nombre d'étoiles de chaque grandeur,
de la première à la treizième.
n'ont pas montré un plus grand nombre d'étoiles faibles.
A partir d'une certaine durée d'exposition, les plaques sensibles n'enregistrent plus rien. Nous sommes donc assurés que
dans certaines parties du ciel, au moins, nous atteignons les limites mêmes de notre Univers.
En d'autres régions, surtout dans les parties les plus denses de la Voie lactée,
là OÙ les étoiles se projeuent les unes derrière les autres, il est bien difficile de savoir jusqu'où pénètre notre rayon visuel, mais évidemment, quelle que soit la grandeur du cercle galactique, il a une limite définie. En certains points même, nous
avons de bonnes raisons de croire que les dernières étoiles ne dépassent pas la distance de 3 000 années de lumière.
La lumière mettraitJoncenviron ôocoannéesdans cette hypothèse pour traverser de part en part notre
univers, qui n'au-
Le D' Isaac Roberts [182g- . , % •♦
I go4),astronotneanglais ^^*^ "^ cetait que
célèbre parsestravsiuxde 60 quatrillions de
photographie stellaire. ktlomètresd'éten-
due. C'est déjà inimaginable, mais c'est une quantité finie.
Miss Clerke, qui a résumé en de remarquables ouvrages la conclusion delà science moderne à ce sujet, s'exprime ainsi :
« Le monde sidéral, selon toute apparence, nous présente un système fini. Il est à peu près certain que l'espace semé d'étoiles est de dimensions mesurables : car si l'on suppose que les étoiles sont innombrables, il en résulterait une somme de radiations sans limites, par laquelle l'obscurité serait bannie des cieux; l'interespace rendu lumineux par les rayons mélangés d^ soleils sans distinction individuelle possible, éblouirait nos taibles sens d'une monotone splendeur, à moins que la lumière ne subît quelque affaiblissement dans l'espace... »
Or, rien jusqu'à présent ne prouve que celte cause d'affaiblissement existe; Newcomb, l'un des premiers mathématiciens et astronomes du monde, avait envisagé longuement celte hypothèse, et sa conclusion était que toutes les raisons militent en faveur d'une transparence absolue de l'espace céleste. Seule, la présence de notre
atmosphère pourra diminuer l'éclat des plus faibles étoiles.
« La collection d'étoiles que nous appelons rUnivers, dit-il, est d'une étendue limitée. Les plus petites étoiles que nous pouvons voir à l'aide des plus puissants télescopes ne sont pas, pour la plupart, plus distantes que celles qui sont plus brillantes; ce sont surtout des étoiles ayant moins d'éclat et situées dans les mêmes régions. »
« Si le système stellaire, ajoutc-t-il plus loin, s'étendait indéfiniment, les cieux entiers seraient remplis d'une lumière aussi brillante que le Soleil, tandis que toutes les étoiles réunies ne donnent au grand maximum que la six*milIionième partie de la lumière solaire. »
Nous pouvons nous demander maintenant si, au delà de ces millions de soleils, de ces millions de nébuleuses, il existe d'autres mondes, d'autres Univers; si, après avoir parcouru des espaces inima-
5. Neu'comb, né au Canûiij :r. i835, mort en iQog, fut l'un des plus grands mathématiciens modernes.
ginables, nos regards étonnés ne rencontreraient pas d'autres agglon crations de Voies lactées nouvelles.
Ces questions, nous pouvons nous les poser évidemment; elles n'ont rien d'absurde en elles-mêmes; tout ce que nous pouvons dire cependant, c'est que rien
l'univers est-il infini?
jusqu'ici ne nous autorise à concevoir de semblables hypothèses; ce sont des fantaisies à peme scientifiques, et rien autre. Je sais bien que notre imagination toujours en éveil n'est jamais satisfaite. Au delà des dernières étoiles, nous essayons
terait pas si la matière était anéantie. Arrêtons ici ces questions d'ordre métaphysique, elles nous entraîneraient beaucoup trop loin ; au reste, le champ que nous avons à explorer est immense, et, puisque nos sciences modernes ont réussi à péné-
L'oculaire de la grande lunette de l'observatoire Yerkes. (Le châssis photographique est mis en place pour une pose stellaire.)
•de concevoir des espaces sans fin, rêves chimériques provenant de ce que nous nous faisons généralement une idée fausse de l'étendue.
L'espace n'est rien en dehors de la substance matérielle, et de même que le temps ne saurait se concevoir sans quelque chose qui dure, de même l'espace n'exis-
trer plus avant les grandes énigmes de la nature, sachons en profiter pour continuer nos conquêtes et admirerrœuvre du Divin Architecte.
Dieu infini de la Terre où j'étais, je n'avais pas compris le chant de David : « Les cieux racontent la gloire de Dieu, et
le firmament publie la magnificence^ de ses œuvres. » Mon esprit peut errer à travers les espaces, voler de monde en monde, frôler des soleils monstrueux, fournaises titanesques semblables au Chaos, se perdre au sein des nébuleuses phosphorescentes, assister à l'agonie des systèmes vieillis; des millions et des millions d'années ne lui suffiraient pas pour visiter ces splendeurs; mon âme extasiée ne se lasserait
pas d'admirer cette profusion et cette variété de richesses, parce que c'est Toi qu'elle retrouverait partout et toujours.
Je suis est ton nom; cette création est ton oeuvre, peut-être n'est-elle pas la seul< mais toutes, présentes, passées ou future* ne sont rien en face de ton Etre; devant Toi, toutes sont comparables au néanti à peine est-ce un voile léger derrière lequel brille la lumièrede tes infinies perfections..,
Région nébulaire dans le Licorne, (Cliché du D' Isaac Roberts.)
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