‹ Ouverture de la compagne électorale [microforme]Chapitre 17 sur 23 · QUE RESTE-T-IL · texte numérisé non relu

QUE RESTE-T-IL

C’est là tout. Mais, au moins, dans ce programme, ‘y a-t1l quelque chose concernant les ques questions

du jour£ Voyons, Messieurs, vous l’avez lu ce programme; vous savez tous qu’il ya un grand mouvement social dans le monde entier; vous savez qu’en Europe, en Amérique, partout aujourd’hui, la question du travail, la question des ouvriers est devenue la question la plus importante, après la question de religion, qui puisse se présenter à la discussion des peuples. (app)

Un mouvement extraordinaire se fait partout. Vous voyez les ouvriers se réunir en association, se prorener, bien mis, drapeau en tête, montrant le respect de l’ordre et des lois, mais, en même temps, revendiquant leurs droits. Vous les voyez affirmer leur position partout, demander des reformes qui s'imposent dans les circonstances, je ne dis pas toutes, mais un bon nombre, et puis demander l'instruction et des écoles pour leur permettre de se rendre plus utiles à leur pays et leur aider à découvrir les véritables moyens d'assurer leur bien-être et celui de leurs familles.

Le gouvernemetit a accédé à cesjustes demandes, il a répondu äux tie aspirations des ouvriers en établissant les écoles. du soir, | |

JLASSE OUVHISRE

Mais la classo ouvrière a aussi bien d'autres sujets de gratitude envers le gouvernement national. N’avons-nous pas nommé des inspecteurs chargés de visiter toutes les manufactures de la provincé pour protéger santé, la vie des travailleurs ? N’ævons-nous pas mêm envoyé un spécialiste distingué au congrès d'hygièné de Boston, pour étudier les améliorations que l’on pourrait, sous ce rapport, introduire dans nos manufactures Ÿ

N'avons-rous pas fait adopter des lois pour mieux régulariser le travail auquel les enfants étaient assujettis dans lés manufactures ? N’avons-nous pas protégé le salaire de l’ouvrier contre la saïsie des créan-. ciers parfois trop impitoyables ? Ne sommesnous pas intervenus pour la première fois entre les entrepreneurs des grands travaux publics et les ouvriers pour rayer à ceux-ci leurs gages, qu’ils auraient infailliblement perdus pas suite de la malhonnèteté pu de la Lanqueroute de leurs patrons ? C’est ainsi que nous &vons payé $40,000 aux ouvriers de Hereford, #48,000 aux ouvriers de la Baie des Chaleurs, $112,000 aux ouvriers et fournisseurs du chemin de fer de Montréal et Sorel ? Voici donc au delà de deux cent mille piastres qui sont tombées dans le gousset des ouvriers et qu'ils auraient infailliblement perdues sans l’intervention bienfaisante du gouvernement. Que nos adversaires citent un seul cas où ils en ont fait autant, Ouvriers, vous êtes des hommes de cœur et nous avons droit de compter sur votre reconnaissance, Et c’est au moment où le gouvernement que je préside établit des écoles du soir et dépense des cinquante mille piastres pour vous donner l'instruction gratuite

our vous permettre d'acquérir chaque jour le pain de Matetlipencs comme celui du corps, que M. Taillon lance son programme, qu’il ne dit pas un mot du mouvement ouvrier, qui se produit, pas un mot des associations de travail pas un mot des écoles du soir ! (app)

Donc, s’il revenait au pouvoir, les associations ouvrières seraient le dernier de ses soucis, les écoles du soir disparaitraient : il n’a pas même un encouragement à

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donner aux ouvriers, sur ces deux grandes questions si vitales pour eux; turdis quenous, nousavons l2:fauts, des actes, des œuvres ; nos écoles sont ouvertes et ont fonctionné à merveille tout l'hiver. (appl.)

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