‹ Ouverture de la compagne électorale [microforme]Chapitre 3 sur 23 · NOS ENNEMIS · texte numérisé non relu

NOS ENNEMIS

Qui veut abolir et la langue française et les écoles séparées ? Ce sont, à Toronto et à Ottawa, les alliés des bleus de la province de Québec. ‘M. Taillon n’a jamais, que je sache, répudié M. Meredith ni M. MacCarthy : or, tous les deux s'entendent pour arriver au même but. Ce but, on le connaït--c’'est l'abolition de la lan gue française et des écoles séparées. G

Je ne crois point que M. Taillon ait ces idées, accepte ces opinions néfastes et soit prêt à consentir à leur triomphe. Non: mais il fait ce qu’il a fait en 1885 et en 1556, il se tait devant l'ennemi. Il n’ose repousser l'attaque de ceux qui en veulentà notre race et à notre religion. En 1885 et en 1886, il refusait d'intervenir contre ceux qui écrasaient nos frères du Nord-Ouest ; aujourd’hui, il est muet devant ceux qui veulent bannir la langue française et détruire les écoles séparées.

C’est toujours la même histoire, histoire néfaste, fatale—c’est la minorité, dans la personne de M. Taillon, consentant à ramper devant la majorité, dans la personne des orangistes.

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