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INFLUENCE NÉFASTE D'OTTAWA

Ne nous faisons point illusion, les faits sont là, clairs, nombreux. Nos adversaires subissent l’influence d’Ottawa, au point qu'ils ne font rien sans l’inspiration

Feuilletez les pages de l’histoire des dernières années et que trouvez-vous ? Soumission aveug le, humiliante, néfaste des chefs du parti bleu à Québec, aux

La conférence interprovinciale de 1887, qui réunissait

tous les hommes portes d'Ontario, de Québec, de la

Nouvelle-Ecosse,

u Nouveau-Brunswick et du Mani-

| toba, poui demander justice, un octroi additionnel qui | pourrait sauver l'autonomie de chaque reinre de la En confédération, en lui assurant son ind{ pendance, n’au- >. rait-elle point dû rallier les homes publics de toutes à | | des provinces de la confédération ?

nu’; à qu’une

voix sur ce point—elle est forte, vigoureuse, emphatique et'elle proclame bien haut l’union, comme nécessité indispensable, à l'encontre des intérêts mesquins de quelques individus, égarés dans le même parti

11 »’y à qu’un moyen: de nous sauver, c’est de créer l’'uniôn ; il y a un moyen bien sûr de nous perdre, c'est de maintenir la division.

Comme de raison, nos adversaires, inspirés par’ cer taïues personnes, cherchent à détourner les électeurs de la véritable situation. Pour eux, le pays n’est pas en danger sur la question de l'autonomie, mais il l'est uniquement sur celle des finances. Nous ne sommes point menacés, disent-ils, par Ottawa ; nous le sommes par nous. Il ne s’agit point de savoir, suivant eux, si l’autononfe des provinces sera sauvegardée, mais bien si nous économiserons quelques piastres au détriment des écoles du soir, de la colonisation, des chemins de fer ou autres causes d’intérêt public,

Examinons en peu de mots cette prétention de nos adversaires et voyons ce qu'il y a de vrai dans leur accusation,

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