DÉFICITS ET SURPLUS
Dass le but de détourner l’attention du peuple des questions qui doivent lui être soumises, nos adversaires crient aux dépenses, à l’extravagance et afirment que nous conduisons le pays à la ruine, ‘“ Chas- “sez, Gisent-ils, les ministres actuels:du pouvoir, si “ vous voulez éviter lu taxe directe.”
Les hommes qui parlent ainsi ont gouverné de 1567 à 1887, indent vingt ans, moins Îles quelques mois de l'administration de M. Joly, et ils ont créé une dette de vingt millions, changé des surplus en déficits, dont ils ont accumulé pour plus de deux millions de 1875 à 1587.
Ev pourtant, depuis que nous sommes au pouvoir nous avons changé les déficits en surplus et amélior considérablement la situation, sous ce rapport, comme sous d’autres. .« ù
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Quand nos adversaires étaient au pouvoir, ils niaient l'existence des déficits, qui sont constatés maintenant de la maniêre la plus certaine possible par les documenis officiels, préparés sous leur direction et par les employés nommés par eux.
Depuis que nous sommes au pouvoir, ils nient qu’il y ait des surplus, quand ces surplus sont constatés avec
autant de certitude officielle que leurs déficits l’étaient.
Leurs déclarations sous ce Sa tri étaieut donc mensongères et elles sont officiellement contredites
par leurs piopres documents.
Les déclarations qu’ils font aujourd'hui sous ce rap-
port sont contredites, et par les docaments oïliciels et par un bomme comme l'honorable monsieur Shehyn, Tout le monde connaît le trésorier actuel ; tout le monde admet que c’est un négociant honorable, dont la signature vaut de l'or, dont la parole est respectée. : Il s’estélevé graduellement, mais sûremert, aans l'opinion publique il a acquis la position qu'il occupe maintenant, grâce à un travail constant et à une conduite irréprochable,
Est-il raisonnable de croire, est-il juste de dire que cet homme trompe sciemment le pays ? Evidemment non, et c’est non seulement notre droit, mais même notre devoir de croire à sa parole.